«Paris, le 11 décembre 1809.
«Monsieur le maréchal, j'ai reçu la lettre que Votre Excellence m'a
adressée de Laybach le 25 de novembre, et je me suis empressé de la
mettre sous les yeux de Sa Majesté.
«Par cette lettre, monsieur le maréchal, vous demandiez des ordres
prompts pour la réorganisation des régiments croates, que Votre
Excellence présumait avec raison devoir être conservés au service de
l'Empereur.
«Sa Majesté veut, en effet, que les troupes croates soient immédiatement
réorganisées; mais elle m'ordonne de vous faire connaître que, pour
effectuer cette organisation, Votre Excellence n'a besoin de recevoir
aucun ordre de sa part, et que vous devez, de suite, donner tous ceux
qui seront nécessaires pour remplir cet objet.
«Sa Majesté vous autorise spécialement, monsieur le maréchal, à faire
donner des armes aux soldats croates et à nommer leurs officiers. Elle
entend toutefois qu'avant de les armer Votre Excellence se soit assurée
qu'on peut le faire avec confiance.»