«14 août 1809.
«Monseigneur, j'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de
m'écrire le 11 août.
«Je n'ai point eu l'intention de changer les dispositions ordonnées par
l'Empereur; mais bien, au contraire, d'exécuter, fidèlement et
ponctuellement, ce qui a été prescrit par l'ordre du jour dont j'ai
l'honneur de vous envoyer copie.
«Il est accordé aux soldats, dans les cantonnements, seize onces de
viande, vingt-quatre onces de pain de munition, quatre onces de pain de
soupe, une bouteille de vin, et une ration d'eau-de-vie.»
Et, comme il n'est pas possible que l'intention de Sa Majesté soit que
les troupes campées soient moins bien traitées que les troupes
cantonnées, mais que, au contraire, il me paraît clair que sa volonté
est qu'elles reçoivent cet accroissement de nourriture pendant tout le
temps qu'elles seront nourries par le pays, j'ai cru devoir ordonner
l'application au camp de l'ordre relatif aux cantonnements. J'ajouterai
que les troupes de mon corps d'armée sont arriérées de trois mois de
solde, et que, si elles ne recevaient pas un accroissement de
nourriture, elles souffriraient beaucoup et seraient loin de se refaire,
ne pouvant rien acheter pour mettre à l'ordinaire tant qu'il ne sera pas
possible de leur faire le prêt régulièrement.
«Ces considérations et le texte de l'ordre de Sa Majesté m'ont décidé à
vous adresser ces représentations et à vous demander de me faire
connaître les ordres de l'Empereur.»