«Gratz, 29 juin 1809.
«Sire, je suis coupable puisque Votre Majesté me condamne; mais, si de
faux calculs m'ont trompé, je n'ai pas un seul moment été distrait de
mon devoir, et mon ardeur n'a pas été un instant ralentie. Je puis
assurer Votre Majesté que nous n'avons jamais marché moins de dix à
douze heures par jour.
«Sire, Votre Majesté, en m'adressant ses reproches, pénètre en même
temps mon coeur de reconnaissance pour la bonté avec laquelle ils sont
exprimés. Ils ajoutent, s'il est possible, aux regrets que j'éprouve
d'avoir eu le malheur de lui déplaire. Je payerai volontiers au prix de
tout mon sang le bonheur de vous satisfaire à l'avenir.»