MARMONT À NAPOLÉON.

«Gratz, 29 juin 1809.

«Sire, je suis coupable puisque Votre Majesté me condamne; mais, si de

faux calculs m'ont trompé, je n'ai pas un seul moment été distrait de

mon devoir, et mon ardeur n'a pas été un instant ralentie. Je puis

assurer Votre Majesté que nous n'avons jamais marché moins de dix à

douze heures par jour.

«Sire, Votre Majesté, en m'adressant ses reproches, pénètre en même

temps mon coeur de reconnaissance pour la bonté avec laquelle ils sont

exprimés. Ils ajoutent, s'il est possible, aux regrets que j'éprouve

d'avoir eu le malheur de lui déplaire. Je payerai volontiers au prix de

tout mon sang le bonheur de vous satisfaire à l'avenir.»

Mémoires du maréchal Marmont, duc de Raguse (3/9) · 第 75 / 136 题