«Paris, le 26 septembre 1808.
«Général, j'ai mis sous les yeux de Sa Majesté les détails qui m'ont été
adressés par Votre Excellence relativement à l'emploi des fonds qui
avaient été tirés de la caisse du payeur des troupes italiennes pour
acquitter les dépenses du génie et de l'artillerie de l'armée que vous
commandez.
«Sa Majesté a reconnu que les travaux relatifs au service du génie
résultaient des ordres qu'elle a effectivement donnés à Votre
Excellence, et qu'ils avaient été commandés par les besoins impérieux de
l'armée. Elle a également reconnu que les dépenses que ces travaux ont
occasionnées concernaient le royaume d'Italie. En conséquence, elle a
ordonné que les dépenses dont il s'agit resteraient à la charge de
l'Italie.
«J'ai fait part des intentions de l'Empereur à Son Altesse Impériale le
vice-roi, et tout paraît réglé à l'égard de ces dernières dépenses.
«Il ne reste plus, en ce qui a rapport à mon ministère, que les avances
pour les dépenses extraordinaires qui ont déjà été faites et les fonds
particuliers que Votre Excellence a réclamés pour les dépenses qui
pourront être nécessaires à l'avenir.
«L'Empereur, auquel j'en ai rendu compte, ne m'a point encore fait
connaître ses intentions.
«Aussitôt que j'aurai reçu la décision de Sa Majesté, je m'empresserai
de la communiquer à Votre Excellence.»