Oh toujours vivre et toujours mourir!
O ce qui est enterré de moi-même dans le passé et le
présent,
O ce moi, tandis qu’à grands pas je m’avance, matériel,
visible, impérieux, autant que jamais;
O ce moi, ce que je fus durant des années, aujourd’hui
mort, (je ne me lamente pas, je suis satisfait);
Oh me débarrasser de ces cadavres de moi-même, qu’en
me retournant je considère, là-bas où je les ai
jetés,
Continuer mon chemin (Oh vivre! vivre toujours!) et
laisser derrière moi les cadavres.