I. DERNIÈRE ATTENTE.--Impression produite sur l'Empereur par les
premières réponses de la Russie.--Un mot de lui; sa pensée
dominante.--Il soupçonne que la Russie prépare un refus et se met
lui-même en mesure d'opérer son évolution vers l'Autriche.--Premier
conseil tenu aux Tuileries.--Caractère imposant de cette réunion.--But
de l'Empereur en provoquant une délibération solennelle.--Comment il
pose la question.--Rapport de Champagny.--Doutes qui subsistent sur
l'opinion émise par divers membres du conseil: discordance dans les
témoignages des contemporains.--Passions d'ordre intérieur; la droite et
la gauche du conseil.--Les révolutionnaires et la Russie.--Harangue de
Murat.--L'alliance conservatrice.--Avis prophétique de
Cambacérès.--Eugène, Talleyrand, le cardinal Fesch, Fontanes.--Dans
quelle mesure l'Empereur se mêle à la discussion.--Il lève la séance et
laisse le débat sans conclusion.--La controverse se transporte et se
poursuit dans tous les milieux.--L'alliance russe devant l'opinion.--Les
Jacobins, le faubourg Saint-Germain, les _Constitutionnels_.--Situation
mondaine des deux ambassades.--Mémoire de Pellenc.--Renseignements sur
Marie-Louise.--L'alliance autrichienne et les gens d'affaires.--Napoléon
cherche à provoquer un mouvement d'opinion en faveur de l'archiduchesse,
mais réserve sa décision jusqu'à ce qu'il ait reçu des renseignements
plus probants sur les dispositions de la Russie.
II. LES JOURNÉES DES 6 ET 7 FÉVRIER 1810.--Nouveau courrier du duc de
Vicence.--État de la négociation au 20 janvier.--Pourparlers avec
l'Impératrice mère: objections intimes et étranges.--Alexandre affecte
de s'irriter contre sa mère.--Portrait qu'il trace de Napoléon.--Les
échos de Pétersbourg et de Gatchina.--L'Impératrice paraît disposée à
consentir, sans s'y résoudre encore.--Prolongation des
délais.--Déchiffrement des deux dépêches dans la nuit du 5 au 6
février.--Au vu de ces pièces, Napoléon se sent confirmé dans son
jugement sur les intentions évasives de la Russie et décide de conclure
avec l'Autriche en vingt-quatre heures.--Journées des 6 et 7 février;
emploi des différentes heures.--L'après-midi du 6; Eugène emporte le
consentement de Schwartzenberg.--Joie exubérante de Napoléon.--Conseil
nocturne.--Délibération fictive.--La nouvelle se répand.--Napoléon après
le conseil.--Plan qu'il se trace pour l'avenir: son désir d'éviter une
rupture politique avec la Russie; sa manière de prendre congé.--La
matinée du 7.--Signature du contrat.--Le prince Kourakine à la porte du
ministre des relations extérieures.--Napoléon prend instantanément
toutes ses mesures pour régler la remise, le voyage et le mariage de
l'archiduchesse.--Comment il annonce son choix à la Russie.--Langage
prescrit à Caulaincourt; mécontentement intime contre l'empereur
Alexandre.--Motif déterminant du mariage autrichien.
III. LE REFUS DE LA RUSSIE.--Suite et fin de la négociation.--Jeu souple
et fuyant d'Alexandre.--Il promet une réponse définitive de sa
mère.--L'Impératrice exprime un refus sous forme d'ajournement à deux
ans.--Efforts de Caulaincourt pour que le Tsar fasse revenir
l'Impératrice sur sa détermination.--Scènes vives et
curieuses.--Alexandre coupe court aux instances de notre
ambassadeur.--Napoléon et Alexandre se trouvent s'être donné
respectivement congé à deux jours d'intervalle.--Parti
forcé.--Renseignements de police; lettre lue sur le bureau du prince
Kourakine.--Attitude respective du fils et de la mère.--Véritables
causes du refus de la Russie.
IV. LE REJET DE LA CONVENTION.--Alexandre eût-il consenti au mariage si
Napoléon avait ratifié la convention contre la Pologne?--Calcul probable
du Tsar.--Pourquoi Napoléon a réservé sa signature.--Sa révolte contre
l'article premier.--Le 6 février, il se décide définitivement à ne point
ratifier la convention telle qu'elle lui est soumise et à en envoyer une
autre toute ratifiée.--Comment il veut que le texte nouveau soit
formulé.--Les décorations polonaises.--Post-scriptum
significatif.--Assurances hyperboliques et torts réciproques.--Les
journées des 6 et 7 février 1810 dans leurs rapports avec
l'avenir.--Crise de l'alliance: le mariage et la convention eussent
rénové l'entente; l'échec simultané de l'un et l'autre projet détermine
une rupture morale entre les deux Empereurs et prépare inévitablement
leur brouille.
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