Là il me sortit d'abord d'un tiroir un cadre ovale, en bois doré, de

moyenne grandeur, et qui contenait une _Pieta_, c'est-à-dire la

Vierge-Mère tenant sur ses genoux le cadavre de son Fils descendu de

la croix. Ce tableau était suspendu à San Martino, en guise de

crucifix, à la tête du lit de l'Empereur, et c'est devant lui qu'il ne

manquait jamais, soir et matin, de s'agenouiller, dans cette vague

croyance qu'une prière profonde à ce Dieu, dont il lui semblait se

rapprocher plus qu'un autre, pouvait faire fléchir peut-être en sa

faveur les arrêts du destin. Et pourtant sa mère à lui, qu'en priant

devant ce tableau il enveloppait dans la même superstitieuse

adoration, ne devait seulement pas, comme celle du Christ, le tenir

mort sur son giron! Cette relique était venue ici directement,

décrochée du mur de San Martino, lors de la vente générale faite dans

l'île par le grand-duc de Toscane après Waterloo, et c'était un zélé

confrère qui l'avait achetée de ses deniers, pour l'offrir à son

église où l'Empereur était venu, le 29 mai 1814, entendre la messe de

San Christino.

Puis l'abbé Soldani tira d'une des armoires un paquet d'étoffes

soupoudrées de camphre et soigneusement enveloppées. C'étaient de

riches broderies de soie, ornées de guirlandes de fleurs en étoffe

rapportée, aux couleurs chatoyantes et un peu jaunies, qui avaient

pris cette infinie douceur des vieilles choses. Elles devaient

provenir de la razzia de Piombino et servaient de couvre-pieds, de

rideaux et de baldaquin au lit impérial, dans la chambre des Mulini.

Ces broderies avaient été acquises à la même vente publique, et

l'étoffe du couvre-pieds taillée, puis recousue sans que l'on touchât

au dessin, de façon à pouvoir en recouvrir le trône épiscopal de

l'évêque d'Ajaccio, lorsqu'il venait officier à Elbe.

Après quoi l'abbé m'avait demandé la permission de me conduire à son

père «qui, disait-il dans son amusant jargon français, meilleur encore

que mon italien, était aveugle, et désirait me voir». Je le suivis.

[Illustration: Éventail de Pauline Borghèse, en ivoire sculpté, envoyé

en souvenir d'elle à la signora Traditi, femme du maire de

Porto-Ferraio.]

Au premier étage d'une maison à l'escalier de pierre et dont les

fenêtres étroites donnaient sur l'admirable baie aux flots bleus et

aux tartanes vertes où je devais me rembarquer le lendemain, dans une

grande pièce nue et carrelée, il y avait en effet un vieil aveugle. Il

était assis sur un canapé de style Empire, en acajou paillé, et dans

les rosaces duquel des cygnes sculptés enchâssaient des lyres. Encore

un débris contemporain du passé, et réfugié là.

«_Signor mon padre_, monsieur mon père», me dit l'abbé.

Le vieux bonhomme n'avait pas paru nous avoir entendus, car il était

également à peu près sourd. Enveloppé dans un manteau jeté sur ses

épaules et dont les manches pendaient, il chauffait ses mains osseuses

à un petit pot de terre jaune, où quelques braises allumées se

consumaient sous la cendre, et que recouvrait un grillage de fil de

fer, afin qu'il ne s'y brûlât pas. Cette sorte de brasero, tout

primitif, était posé devant lui, sur un escabeau, et il l'enserrait de

ses jambes glacées par l'âge. Ses yeux blancs, levés, regardaient le

plafond, le ciel sans doute, car pour l'aveugle, il n'y a rien entre

soi et sa pensée.

L'abbé lui toucha l'épaule, et lui dit très fort, dans l'oreille: «_Le

Signor francese!_»

Alors je le vis se lever lentement (c'était rapidement pour sa

faiblesse) et ses bras se remuer vers moi dans le vide. J'allai vers

lui, je lui pris la main, et il demanda: «Est-ce lui?» Sur la réponse

affirmative qui lui fut faite, il m'enserra tout à coup d'une vive

étreinte, et je l'entendis qui se répétait en lui-même: «Français!

L'Empereur! Mon père! Waterloo!» Puis il se mit à parler avec

volubilité:

[Illustration: Le lit de Mme mère qu'elle s'était fait envoyer de

Paris à l'île d'Elbe.]

«Je suis le fils, Monsieur, d'un soldat de Waterloo. Napoléon! mon

père l'a connu quand il était roi de l'île d'Elbe. Vive éternellement

Napoléon! Je suis fier parce que mon père l'a connu! Il était sergent

de sa garde-mobile et il l'accompagnait partout. L'Empereur l'aimait

bien, et souvent il lui causait; il causait de même à tous, sans

orgueil. Mon père venait de se marier, et l'Empereur lui avait promis,

quand mon père aurait un fils, de le tenir dans l'église pour le

baptême. Mais je devais naître seulement plus tard, quand l'Empereur

n'était plus là. Il était parti un jour, tout à coup, et mon père

s'était embarqué avec lui sur son bateau. Mon père disait: «Je

l'aurais suivi jusqu'au bout de la terre, et ici tous les autres comme

moi, parce qu'il était le grand Empereur!» Il l'a suivi jusqu'à

Waterloo. Puis, après, il est revenu ici. Il a fallu qu'il revienne à

pied, depuis là-bas, jusqu'à Piombino, sans ressources, à travers

toute l'Allemagne, les Alpes et l'Italie. Cela fait plus de 400

lieues! Il me racontait cela quand j'étais petit, comment l'Empereur

était habillé, ce qu'il disait, puis comment il a été vaincu.

Maintenant, l'Empereur est mort, mon père aussi, et je suis vieux à

mon tour, et j'ai oublié beaucoup de ces choses. Mais si l'Empereur

revenait, je partirais avec lui, comme a fait mon père. Vive

l'Empereur!»

Le vieil aveugle s'était, en parlant, transfiguré; son enfance

semblait remonter en lui et tout le brouillard des souvenirs de

l'impériale épopée, qu'en le faisant sauter sur ses genoux, lui avait

contée son père, revenu à pied de Waterloo, tout balafré par la

mitraille de Wellington et tout noirci par la fumée des canons du mont

Saint-Jean.

Et c'était pour moi, je l'avoue, un des plus curieux sentiments qu'il

fût possible d'éprouver que de me voir mêlé là soudain à cette page

d'histoire, si connue par les livres, déjà si lointaine de nous en

idée, de me trouver en face d'elle encore vivante, de la toucher du

doigt en quelque sorte. Je me retrouvais, avec ce vieux qui s'en

illuminait tout entier, devant cette même fascination légendaire que

l'homme au petit chapeau exerçait sur tous ceux qui l'approchaient, et

qui lui ralliait tous les coeurs, en dépit d'eux. Et je comprenais par

cet exemple comment les hommes et les peuples se grisent de gloire et

de paroles, et, se livrant à ceux qui savent les prendre, se

précipitent à leur suite, comme moutons à l'abattoir, vers la folle

tuerie des batailles. Moi-même, dont toutes les idées cependant

allaient à l'encontre, j'en étais remué malgré moi.

[Illustration: Le vieil aveugle Soldani, fils d'un soldat de Waterloo,

chauffait, à un petit brasero de terre jaune, ses mains osseuses.]

Le vieil aveugle s'était rassis, comme épuisé; des larmes roulaient

dans ses yeux morts. Je m'étais rapproché de lui, et j'aurais voulu

qu'il parlât davantage, lui faire préciser quelqu'une de ses

ressouvenances. L'abbé lui transmit mon désir, et alors il se mit à

rire:

«C'était un malin l'Empereur! et il n'était pas facile de le tromper.

Il y avait dans une rue proche de la nôtre, je me souviens, car mon

père me l'a raconté bien souvent, une petite vieille nommée Battini.

Elle habitait une chambre au rez-de-chaussée, où elle travaillait

toute la journée avec son métier à tisser. On la voyait sans cesse,

par sa fenêtre, faire aller et venir le battant de bois et les fils.

L'Empereur, quand il passait dans cette rue, ne manquait jamais de la

regarder. Un jour, il s'était arrêté pour lui causer; il était très

généreux l'Empereur, et il avait toujours dans son gilet des pièces

d'or pour donner aux pauvres gens. Alors il s'était avancé avec tous

ses généraux, et il lui avait dit: «Bonne femme, combien gagnez-vous

par jour?» La petite vieille (elle se doutait bien de son dessein)

avait voulu se faire plus pauvre qu'elle n'était, afin d'avoir une

plus grosse aumône. Elle avait pris un air contrit, et lui avait

répondu: «Hélas! Majesté, quatre ou cinq sous par jour!» Elle mentait,

la Battini! car elle en gagnait bien davantage. Mais l'Empereur savait

le prix des choses! Il fronça le sourcil: «Si peu que cela, vraiment!

Voilà qui prouve que vous ne travaillez guère.» Il lui tourna le dos,

et plus jamais il ne l'avait regardée. Elle n'eut rien du tout.

C'était bien fait. Personne ne pouvait tromper l'Empereur.»

Puis le vieux s'agita à nouveau sur son siège et dit quelques mots à

l'abbé, qui alla vers un secrétaire placé au fond de la chambre, et en

rapporta un coffret qu'il lui remit.

Il l'ouvrit à tâtons et y prit d'abord une clef d'or, puis un flacon

de cristal ciselé, et un écrin dont il poussa le bouton et qui

contenait une médaille: «Ceci, me dit-il, c'est la médaille de

Sainte-Hélène. L'Empereur en a légué une, par testament, à chacun de

ses compagnons de gloire de la bataille de Waterloo. Celle-ci est

celle de mon père; son nom est gravé là, à côté de celui de

l'Empereur. Je ne peux plus le lire parce que je suis aveugle, mais je

le sens toujours avec mes doigts. La clef d'or et le flacon de

cristal, c'est l'Empereur aussi qui les lui a donnés, quand il était

à Elbe, pour qu'il les garde en souvenir de lui. Mon père les a

toujours gardés, et moi aussi; je ne voudrais pas les donner pour un

trésor! Il y avait aussi une lampe de cuivre que ma mère a conservée

pendant bien longtemps. Elle lui servait à mettre sur sa fenêtre

lorsque l'Empereur rentrait tard en ville, et qu'il faisait nuit.

Quand on entendait s'approcher dans la campagne le galopement des

chevaux, chacun, dans la rue où il devait passer pour rentrer aux

Mulini, ne manquait pas d'en allumer sur sa fenêtre une semblable,

qu'il tenait toujours prête; car la rue était très en pente, et le

sabot des chevaux glissait souvent sur les mauvaises dalles qui la

pavaient; il aurait pu arriver malheur à l'Empereur! La lampe, depuis,

s'est usée, et je ne sais pas ce qu'elle est devenue, mais ma mère me

la montrait quand j'étais jeune.»

Le vieux se tut. Je lui demandai encore s'il n'avait rien d'autre à me

dire, mais il secoua la tête, et je vis que tout recommençait à se

brouiller dans son cerveau las de la vie. Il avait remis dans leur

boîte, après les avoir embrassées, les petites reliques qu'il m'avait

confiées, et, retenant mes mains qui les lui rendaient, il les porta

aussi à ses lèvres et les baisa doucement, passionnément. Puis, avec

cette hyperbole coutumière au langage de l'Italie: «Il me charge de

vous dire, me transmit son fils, qu'avoir vu un compatriote de son

Empereur sera la joie de sa vieillesse.»

Il tenait toujours ma main serrée contre ses lèvres et s'était remis à

pleurer. Une de ses larmes y glissa, brûlante. Il semblait ne pas

vouloir me lâcher et craindre de laisser s'envoler avec moi ce passé

lointain que j'avais réveillé en lui. Presque de force je me dégageai

de son étreinte, et il rentra dans la nuit. On le réinstalla sur le

canapé d'acajou aux cygnes sculptés, il ramena sur lui son manteau et

reprit entre ses jambes le petit brasero grillagé sur lequel

s'allongèrent à nouveau ses mains grelottantes. Une dernière fois, en

sortant, je me retournai vers lui; il s'était remis à fixer le ciel.

Le lendemain je regagnai le continent, sur cette impression enfin

trouvée de sentir un peu parler l'âme des hommes, comme j'avais,

livres en main, fait parler l'âme des choses. Car si ma défiance avait

plus d'une fois percé à travers l'enthousiasme de mes cicerones

l'influence probable du bon pourboire, il ne pouvait plus y avoir ici

aucun doute sur la sincérité de ce bonhomme épique, qui semblait

descendu d'un cadre de Charlet ou de Raffet, et qui n'attendait rien

de moi que «de me baiser les mains».

Et revenu depuis à Paris, repris comme tous par le flot dévorant de

nos vies, je n'ai jamais resongé sans étonnement au vieil aveugle

elbois, qui en est toujours demeuré au temps de Béranger et qui attend

paisiblement la mort en rêvant du «Grand Empereur» alors que pour nous

les disparus d'un an sont déjà vieux, ceux de vingt ans, entrés dans

l'histoire, et ceux d'il y a un siècle à peine, presque aussi

lointains que les Césars romains et les Pharaons d'Égypte.

PAUL GRUYER.

Mars-avril 1902 et mai 1904.

[Illustration: L'entrée du goulet de Porto-Ferraio par où sortit la

flottille impériale, le 26 février 1815.]

Droits de traduction et de reproduction réservés.

TABLE DES GRAVURES ET CARTES

L'ÉTÉ AU KACHMIR

Par _Mme F. MICHEL_

En «rickshaw» sur la route du mont Abou.

(D'après une photographie.) 1

L'éléphant du touriste à Djaïpour. 1

Petit sanctuaire latéral dans l'un des temples djaïns du mont Abou.

(D'après une photographie.) 2

Pont de cordes sur le Djhilam, près de Garhi. (Dessin de Massias,

d'après une photographie.) 3

Les «Karévas» ou plateaux alluviaux formés par les érosions du

Djhilam. (D'après une photographie.) 4

«Ekkas» et «Tongas» sur la route du Kachmir: vue prise au relais

de Rampour. (D'après une photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 5

Le vieux fort Sikh et les gorges du Djhilam à Ouri. (D'après une

photographie.) 6

Shèr-Garhi ou la «Maison du Lion», palais du Maharadja à Srinagar.

(Photographie Bourne et Sheperd, à Calcutta.) 7

L'entrée du Tchinar-Bagh, ou Bois des Platanes, au-dessus de

Srinagar; au premier plan une «dounga», au fond le sommet du

Takht-i-Souleiman. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 7

Ruines du temple de Brankoutri. (D'après une photographie.) 8

Types de Pandis ou Brahmanes Kachmirs. (Photographie Jadu Kissen,

à Delhi.) 9

Le quai de la Résidence; au fond, le sommet du Takht-i-Souleiman.

(Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 10

La porte du Kachmir et la sortie du Djhilam à Baramoula.

(Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 11

Nos tentes à Lahore. (D'après une photographie.) 12

«Dounga» ou bateau de passagers au Kachmir. (Photographie Bourne

et Shepherd, à Calcutta.) 13

Vichnou porté par Garouda, idole vénérée près du temple de

Vidja-Broer (hauteur 1m 40.) 13

Enfants de bateliers jouant à cache-cache dans le creux d'un

vieux platane. (D'après une photographie.) 14

Batelières du Kachmir décortiquant du riz, près d'une rangée de

peupliers. (Photographie Bourne et Shepherd, à Calcutta.) 15

Campement près de Palhallan: tentes et doungas. (D'après une

photographie.) 16

Troisième pont de Srinagar et mosquée de Shah Hamadan; au fond,

le fort de Hari-Paryat. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 17

Le temple inondé de Pandrethan. (D'après une photographie.) 18

Femme musulmane du Kachmir. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 19

Pandit Narayan assis sur le seuil du temple de Narasthan.

(D'après une photographie.) 20

Pont et bourg de Vidjabroer. (Photographie Jadu Kissen, à

Delhi.) 21

Ziarat de Cheik Nasr-oud-Din, à Vidjabroer. (D'après une

photographie.) 22

Le temple de Panyech: à gauche, un brahmane; à droite, un

musulman. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 23

Temple hindou moderne à Vidjabroer. (D'après une photographie.) 24

Brahmanes en visite au Naga ou source sacrée de Valtongou.

(D'après une photographie.) 25

Gargouille ancienne, de style hindou, dans le mur d'une mosquée,

à Houtamourou, près de Bhavan. 25

Temple ruiné, à Khotair. (D'après une photographie.) 26

Naga ou source sacrée de Kothair. (D'après une photographie.) 27

Ver-Nag: le bungalow au-dessus de la source. (D'après une

photographie.) 28

Temple rustique de Voutanar. (D'après une photographie.) 29

Autel du temple de Voutanar et accessoires du culte. (D'après une

photographie.) 30

Noce musulmane, à Rozlou: les musiciens et le fiancé. (D'après

une photographie.) 31

Sacrifice bhramanique, à Bhavan. (D'après une photographie.) 31

Intérieur de temple de Martand: le repos des coolies employés au

déblaiement. (D'après une photographie.) 32

Ruines de Martand: façade postérieure et vue latérale du temple.

(D'après des photographies.) 33

Place du campement sous les platanes, à Bhavan. (D'après une

photographie.) 34

La Ziarat de Zaïn-oud-Din, à Eichmakam. (Photographie Bourne et

Shepherd, à Calcutta.) 35

Naga ou source sacrée de Brar, entre Bhavan et Eichmakar.

(D'après une photographie.) 36

Maisons de bois, à Palgam. (Photographie Bourne et Shepherd, à

Calcutta.) 37

Palanquin et porteurs. 37

Ganech-Bal sur le Lidar: le village hindou et la roche

miraculeuse. (D'après une photographie.) 38

Le massif du Kolahoi et la bifurcation de la vallée du Lidar

au-dessus de Palgam, vue prise de Ganeth-Bal. (Photographie

Jadu Kissen, à Delhi.) 39

Vallée d'Amarnath: vue prise de la grotte. (D'après une

photographie.) 40

Pondjtarni et le camp des pèlerins: au fond, la passe du

Mahagounas. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 41

Cascade sortant de dessous un pont de neige entre Tannin et

Zodji-Pal. (D'après une photographie.) 42

Le Koh-i-Nour et les glaciers au-dessus du lac Çecra-Nag.

(Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 43

Grotte d'Amarnath. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 43

Astan-Marg: la prairie et les bouleaux. (D'après une

photographie.) 44

Campement de Goudjars à Astan-Marg. (D'après une photographie.) 45

Le bain des pèlerins à Amarnath. (D'après une photographie.) 46

Pèlerins d'Amarnath: le Sadhou de Patiala; par derrière, des

brahmanes, et à droite, des musulmans du Kachmir. (D'après une

photographie.) 47

Mosquée de village au Kachmir. (D'après une photographie.) 48

Brodeurs Kachmiris sur toile. (Photographie Bourne et Shepherd,

à Calcutta.) 49

Mendiant musulman. (D'après une photographie.) 49

Le Brahma Sar et le camp des pèlerins au pied de l'Haramouk.

(D'après une photographie.) 50

Lac Gangabal au pied du massif de l'Haramouk. (Photographie Jadu

Kissen, à Delhi.) 51

Le Noun-Kol, au pied de l'Haramouk, et le bain des pèlerins.

(D'après une photographie.) 52

Femmes musulmanes du Kachmir avec leurs «houkas» (pipes) et leur

«hangri» (chaufferette). (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 53

Temples ruinés à Vangâth. (D'après une photographie.) 54

«Mêla» ou foire religieuse à Hazarat-Bal. (En haut, photographie

par l'auteur; en bas, photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 55

La villa de Cheik Safai-Bagh, au sud du lac de Srinagar. (D'après

une photographie.) 56

Nishat-Bagh et le bord oriental du lac de Srinagar. (Photographie

Jadu Kissen, à Delhi.) 57

Le canal de Mar à Sridagar. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 58

La mosquée de Shah Hamadan à Srinagar (rive droite). (Photographie

Jadu Kissen, à Delhi.) 59

Spécimens de l'art du Kachmir. (D'après une photographie.) 60

SOUVENIRS DE LA CÔTE D'IVOIRE

Par _le docteur LAMY_

_Médecin-major des troupes coloniales_.

La barre de Grand-Bassam nécessite un grand déploiement de force

pour la mise à l'eau d'une pirogue. (D'après une photographie.) 61

Le féminisme à Adokoï: un médecin concurrent de l'auteur.

(D'après une photographie.) 61

«Travail et Maternité» ou «Comment vivent les femmes de

Petit-Alépé». (D'après une photographie.) 62

À Motéso: soins maternels. (D'après une photographie.) 63

Installation de notre campement dans une clairière débroussaillée.

(D'après une photographie.) 64

Environs de Grand-Alépé: des hangars dans une palmeraie, et une

douzaine de grands mortiers destinés à la préparation de l'huile

de palme. (D'après une photographie.) 65

Dans le sentier étroit, montant, il faut marcher en file indienne.

(D'après une photographie.) 66

Nous utilisons le fût renversé d'un arbre pour traverser la Mé.

(D'après une photographie.) 67

La popote dans un admirable champ de bananiers. (D'après une

photographie.) 68

Indigènes coupant un acajou. (D'après une photographie.) 69

La côte d'Ivoire.--Le pays Attié. 70

Ce fut un sauve-qui-peut général quand je braquai sur les

indigènes mon appareil photographique. (Dessin de J. Lavée,

d'après une photographie.) 71

La rue principale de Grand-Alépé. (D'après une photographie.) 72

Les Trois Graces de Mopé (pays Attié). (D'après une

photographie.) 73

Femme du pays Attié portant son enfant en groupe. (D'après une

photographie.) 73

Une clairière près de Mopé. (D'après une photographie.) 74

La garnison de Mopé se porte à notre rencontre. (D'après une

photographie.) 75

Femme de Mopé fabriquant son savon à base d'huile de palme et de

cendres de peaux de bananes. (D'après une photographie.) 76

Danse exécutée aux funérailles du prince héritier de Mopé.

(D'après une photographie.) 77

Toilette et embaumement du défunt. (D'après une photographie.) 78

Jeune femme et jeune fille de Mopé. (D'après une photographie.) 79

Route, dans la forêt tropicale, de Malamalasso à Daboissué.

(D'après une photographie.) 80

Benié Coamé, roi de Bettié et autres lieux, entouré de ses femmes

et de ses hauts dignitaires. (D'après une photographie.) 81

Chute du Mala-Mala, affluent du Comoé, à Malamalasso. (D'après

une photographie.) 82

La vallée du Comoé à Malamalasso. (D'après une photographie.) 83

Tam-tam de guerre à Mopé. (D'après une photographie.) 84

Piroguiers de la côte d'Ivoire pagayant. (D'après une

photographie.) 85

Allou, le boy du docteur Lamy. (D'après une photographie.) 85

La forêt tropicale à la côte d'Ivoire. (D'après une

photographie.) 86

Le débitage des arbres. (D'après une photographie.) 87

Les lianes sur la rive du Comoé. (D'après une photographie.) 88

Les occupations les plus fréquentes au village: discussions et

farniente Attié. (D'après une photographie.) 89

Un incendie à Grand-Bassam. (D'après une photographie.) 90

La danse indigène est caractérisée par des poses et des gestes

qui rappellent une pantomime. (D'après une photographie.) 91

Une inondation à Grand-Bassam. (D'après une photographie.) 92

Un campement sanitaire à Abidjean. (D'après une photographie.) 93

Une rue de Jackville, sur le golfe de Guinée. (D'après une

photographie.) 94

Grand-Bassam: cases détruites après une épidémie de fièvre jaune.

(D'après une photographie.) 95

Grand-Bassam: le boulevard Treich-Laplène. (D'après une

photographie.) 96

L'ÎLE D'ELBE

Par _M. PAUL GRUYER_

L'île d'Elbe se découpe sur l'horizon, abrupte, montagneuse et

violâtre. 97

Une jeune fille elboise, au regard énergique, à la peau d'une

blancheur de lait et aux beaux cheveux noirs. 97

Les rues de Porto-Ferraio sont toutes un escalier (page 100). 98

Porto-Ferraio: à l'entrée du port, une vieille tour génoise,

trapue, bizarre de forme, se mire dans les flots. 99

Porto-Ferraio: la porte de terre, par laquelle sortait Napoléon

pour se rendre à sa maison de campagne de San Martino. 100

Porto-Ferraio: la porte de mer, où aborda Napoléon. 101

La «teste» de Napoléon (page 100). 102

Porto-Ferraio s'échelonne avec ses toits plats et ses façades

scintillantes de clarté (page 99). 103

Porto-Ferraio: les remparts découpent sur le ciel d'un bleu

sombre leur profil anguleux (page 99). 103

La façade extérieure du «Palais» des Mulini où habitait Napoléon

à Porto-Ferraio (page 101). 104

Le jardin impérial et la terrasse de la maison des Mulini

(page 102). 105

La Via Napoleone, qui monte au «Palais» des Mulini. 106

La salle du conseil à Porto-Ferraio, avec le portrait de la

dernière grande-duchesse de Toscane et celui de Napoléon,

d'après le tableau de Gérard. 107

La grande salle des Mulini aujourd'hui abandonnée, avec ses

volets clos et les peintures décoratives qu'y fit faire

l'empereur (page 101). 107

Une paysanne elboise avec son vaste chapeau qui la protège du

soleil. 108

Les mille mètres du Monte Capanna et de son voisin, le Monte

Giove, dévalent dans les flots de toute leur hauteur. 109

Un enfant elbois. 109

Marciana Alta et ses ruelles étroites. 110

Marciana Marina avec ses maisons rangées autour du rivage et

ses embarcations tirées sur la grève. 111

Les châtaigniers dans le brouillard, sur le faite du Monte

Giove. 112

... Et voici au-dessus de moi Marciana Alta surgir des nuées

(page 111). 113

La «Seda di Napoleone» sur le Monte Giove où l'empereur

s'asseyait pour découvrir la Corse. 114

La blanche chapelle de Monserrat au centre d'un amphithéâtre de

rochers est entourée de sveltes cyprès (page 117). 115

Voici Rio Montagne dont les maisons régulières et cubiques ont

l'air de dominos empilés... (page 118). 115

J'aperçois Poggio, un autre village perdu aussi dans les nuées. 116

Une des trois chambres de l'ermitage. 117

L'ermitage du Marciana où l'empereur reçut la visite de la

comtesse Walewska, le 3 Septembre 1814. 117

Le petit port de Porto-Longone dominé par la vieille citadelle

espagnole (page 117). 118

La maison de Madame Mère à Marciana Alta.--«Bastia, signor!»--La

chapelle de la Madone sur le Monte Giove. 119

Le coucher du soleil sur le Monte Giove. 120

Porto-Ferraio et son golfe vus des jardins de San Martino. 121

L'arrivée de Napoléon à l'île d'Elbe. (D'après une caricature du

temps.) 121

Le Tour du Monde; Île d'Elbe Journal des voyages et des voyageurs; 2. sem. 1905 · 第 5 / 8 段