C’est _à l’obligeance de l’éminent érudit D. Pedro de Madrazo que nous
devons nos renseignements sur la_ Relacion Verdadera _et la_ Segunda
Relacion _imprimées à Madrid par Bernardino de Guzman en 1624 et 1625,
et sur les manuscrits de_ La Vida y sucesos de la Monja Alferez, _dont
l’un appartient à D. Sancho Rayon et l’autre à la Bibliothèque de
la Royale Académie de l’Histoire. Ce dernier provient de Muñoz et a
servi à M. de Ferrer pour établir le texte de l’_Historia _imprimée
en 1829 par Jules Didot. L’année suivante, Bossange édita une très
médiocre version française qui est aujourd’hui peut-être plus rare
encore que l’original. Nous avons eu sous les yeux une autre édition de
l’_Historia _(Barcelona, imprenta de José Tauló. 1838) qui n’est qu’une
reproduction du texte de Ferrer_.
_Nous devons mentionner encore, dans le Musée des Familles de 1838-39,
un article où, en quelques pages, la duchesse d’Abrantès a fort
agréablement résumé la vie de notre héroïne. Enfin, M. Alexis de Valon_
(Nouvelles et Chroniques. _Dentu, 1851_), _dans un récit intitulé_
Catalina de Erauso, _a fâcheusement dénaturé cette figure singulière
de la Monja Alferez, dont les Mémoires si caractéristiques nous ont
paru dignes d’être fidèlement traduits en français._