sur le _tri_ que M. de Montausier dut opérer, avant que de livrer
sa _Guirlande_ au célèbre calligraphe Jarry.
LA FLEVR D'ORANGE
_Si pour vous couronner on me croit inutile,
Souffrez qu'en pleurs ie me distile,
Mes larmes vous plairont; et peut estre vos yeux,
En auront par pitié, qui plairont beaucoup mieux:
Ainsy nous ferons un meslange,
De l'eau de Nasse et de l'eau d'Ange._
L'OEILLET
_Divin object tousjours vainqueur,
Il faut que ie t'approche, il faut que ie te cueilles:
Deusse-ie ressentir plus de pointes au cœur
Qu'on n'en voit à mes feuilles._
[Illustration]
[Illustration]
NOTES ET VARIANTES
SUR LES
FLEURS DE LA GUIRLANDE DE JULIE
1.--Dans l'original, tous les vers, de quelque nombre de syllabes qu'ils
soient, commencent à égale distance de la marge.--Nous ne poussons pas
le scrupule jusqu'à reproduire dans notre édition cet arrangement
disgracieux, tout au plus admissible dans un manuscrit.
_Zéphire à Julie_ est le seul madrigal du marquis de Montausier qui ne
soit pas signé dans l'original.
2.--La _Couronne Impériale_, de Chapelain, fut regardée, à l'hôtel
de Rambouillet, comme l'un des plus beaux madrigaux de la
_Guirlande_.--Julie professait la plus grande admiration pour le roi de
Suède, Gustave-Adolphe, tué à la bataille de Lutzen, qu'il gagna;
Chapelain suppose que ce héros ayant voulu conquérir une _couronne
impériale_ pour l'offrir à son admiratrice, fut métamorphosé en la fleur
à laquelle cet événement fit donner le nom de _Couronne Impériale_.
Voiture, dans ses Lettres, nomme Chapelain père de la _Pucelle_ et
ouvrier de la _Couronne Impériale_, et ce madrigal, alors si fameux, fut
inséré dans le _Huétiana_ (page 105, chap. XLIV) Huet, le vénérable
évêque d'Avranches, bien qu'un des plus violents défenseurs de
Chapelain, lors de l'apparition de la _Pucelle_, fait remarquer avec
justesse le contre sens des vers suivants:
«Du rivage inconnu de l'aspre Corélie,
Où la _mer sous la glace est toute ensevelie_,
Le flambeau de l'Amour _mes voiles conduisant_,
Je vins pour rendre hommage à l'auguste Julie.»
Comment, s'écrie le prélat, des vaisseaux pouvaient-ils avancer sur une
mer toute ensevelie sous la glace?
L'honnête Chapelain, pour se justifier, eût peut-être répondu que _le_
«_flambeau de l'Amour_, qui conduisait les voiles de Gustave-Adolphe,
était assez incandescent pour fondre toute la glace de _l'aspre
Corélie_!»
Le _Recueil_ de Conrart (in-f{o}, Belles-Lettres 145, bibl. de
l'Arsenal), page 1087, donne ce madrigal avec le sous-titre: _A la
Princesse Julie_. L'orthographe de ce manuscrit est de beaucoup plus
surannée que celle de l'original.
3.--Au second vers de ce madrigal, le mot _treuve_, qui est écrit ainsi
que nous le donnons, dans le texte original et dans la copie de
Maurepas, subit la variante de _trouve_ dans les éditions Nodier, Didot,
et dans les œuvres de Scudéry, qui portent:
«Je me trouve sans effroy.»
4:.--.....:
«Je n'ay plus rien de ce lustre enflammé
Que de Vénus le sang avait fait naistre.»
Quelques auteurs ont fait sortir la _Rose_ d'une piqûre de Vénus, image
gracieuse, mais fable peu consacrée.
Voiture fit également une _métamorphose en prose de la Rose_ pour _Me de
Rambouillet_.
5.--Les derniers vers de la _Rose_, de M. de Montausier, se trouvent
très-maltraités dans le recueil de Sercy, qui termine ainsi ce madrigal:
«Mais beauté que le monde adore,
«_J'estime celuy de règner dans l'empire de Flore_.
Il faut attribuer à une faute d'impression ce non-sens et ce vers faux.
6.--Le même Recueil de Sercy fait débuter ainsi la _Seconde Rose_, de M.
Colletet:
«Quoyque la fable nous raconte
Jamais la _Royne d'Amaronte_,» etc.
7.--La version manuscrite de Conrart donne ces légères variantes à ce
premier madrigal du _Narcisse_: au troisième vers, _jadis estant_ au
lieu de _estant jadis_, et au sixième vers:
Il baissoit toujours son visage,
Qu'il estimoit _plus beau que le soleil_;
au lieu de:
Qu'il estimoit plus beau que celui du soleil.
8.--Le manuscrit de Conrart, page 1105, donne cette énorme variante;
après le troisième vers, le madrigal continue ainsi:
_Je viens pour vous offrir mes vœux,
Unique beauté que j'estime,
Escoutez ce discours que ma pasleur exprime:
Vous pour qui souffrent mille amans
Un nombre infini de tourments,
Si vous me voyez le teint blesme,
Ce n'est plus moy, c'est vous que j'ayme._
9.--Le Recueil de Sercy nous fournit cette variante pour la fin du
_Narcisse_ de M. Habert:
_Et pour éviter son courroux,
Julie, aimez d'autres que vous._
A propos de _cet Habert_ auquel les éditions Didot et Nodier décernent à
tort le titre de _capitaine_, nous rectifions, ainsi que l'a fait M. Ch.
L. Livet, cette grosse erreur. Habert était _commissaire_ et non
_capitaine de l'artillerie_. Nous signons donc, ainsi que le manuscrit
original et le recueil de Maurepas, les madrigaux de cet auteur: M.
Habert, C. de l'artillerie.
NOTA. C'est par suite d'une faute de correcteur que le mot _cap_.
subsiste dans la signature de ce madrigal.
10.--Dans la copie manuscrite de Maurepas, le _Narcisse_, du commissaire
de l'artillerie est placé ainsi que nous le donnons. L'édition Nodier,
au contraire, place le _Narcisse_ de l'abbé de Cerisy auparavant.
Au sujet de celui-ci, les textes de Didot et Nodier portent cette
variante au dernier vers:
«_Chacun sçait toutefois_ comme elle m'a perdu.
11.--Jean Ogier de Combaud est auteur d'une pastorale également nommée
_Amaranthe_ (in-8, 1631). L'allusion qu'il fait dans son quatrain, à
l'immortalité de l'_amarante_, est appuyée par toute l'antiquité.
Homère nous apprend qu'aux funérailles d'Achille, les Thessaliens
étaient couronnés d'_amarantes_, et Malherbe dit, dans une ode à Henri
IV (_Sur l'heureux succès du voyage de Sedan_):
«La louange dans mes vers,
_D'amarante couronnée_,
N'aura sa fin terminée
Qu'en celle de l'Univers.»
L'amarante d'or était le prix de l'ode dans les jeux floraux.
12.--_L'Angélique_, de M. de Malleville, ne se trouve pas dans ses
madrigaux (Paris, A. Courbé, 1649). Ce fait est d'autant plus curieux
que c'est le seul madrigal de ce poëte qui manque à l'appel dans ses
poésies imprimées.
13.--Le mot _THIN_ est ainsi écrit dans le manuscrit original; nous
faisons cette remarque d'après l'abbé Rive.
14.--Ce fameux madrigal de la _Violette_ n'a jamais été attribué qu'à
Desmarest; dans l'original il est signé avec cette orthographe: _M. Des
Marestz_; dans la copie de Maurepas, signé: _De_.....
L'édition de 1729, à la suite de la vie de Montausier, du père N. Petit,
porte: «_Anonyme_», et donne cette très-intéressante variante, dont on
n'a pas encore fait mention jusqu'ici:
«_Fleur sans ambition_, je me cache sous l'herbe.»
15.--Au troisième vers du _Lys_ de M. de Montausier, la copie de
Maurepas donne, en supprimant la particule négative:
«Et je crois _si je me flatte_.»
16.--Dans les poésies de Malleville (1649), il se trouve la variante
suivante:
«Reçoy les lys que je te donne
Pour en former une couronne
_Par qui de ta beauté le lustre soit dépeint_.»
17.--Le manuscrit de Maurepas donne à ce madrigal le début suivant:
«_Que j'ay d'honneur à cette fois._»
Cette variante est intéressante, car la copie de Maurepas suit assez
fidèlement le texte original.
18.--Cette pièce est seulement signée des initiales _M. C._ dans
l'original et la copie de Maurepas; les textes imprimés de Didot et de
Nodier signent: «_Conrart_», sans motifs connus. Il est vrai que l'abbé
Goujet, dans sa _Bibliothèque Françoise_ (tome XVII, page 401, et tome
XVIII, page 444) met à l'actif de Conrart quelques-uns des madrigaux de
la _Guirlande_. Mais est-ce là une autorité suffisante? L'éditeur de
1729, plus circonspect, ne garde de _Conrart_ que le silence prudent et
signe «_M. C._» M. Taschereau, dans son _Histoire de la vie et des
ouvrages de Corneille_ (Paris, Jannet, 1855, page 318), revendique pour
l'auteur du _Cid_ les six pièces signées «_M. C._»
19.--Ce dernier madrigal sur les _Lys_ est signé _Desmaretz_ dans le
recueil manuscrit de Maurepas. L'édition de 1729 le porte _anonyme_.
20.--Dans la _Tulipe_, de _M. de Vence_, la version manuscrite de
Conrart remplace ce vers:
«Miracle de nos jours si mes yeux t'eussent vue»,
par:
«_Julie si je t'eusse vue_».
21.--La _Tulipe_ signée _M. C._, dans l'original et dans la copie de
Maurepas, est une des trois pièces attribuées à Corneille. Le Recueil de
Sercy, si avare cependant de signatures intégrales, signe ce madrigal:
«_Corneille_», et l'abbé Granet, éditeur des œuvres diverses du grand
tragique, a inséré dans son édition (_Paris_, _Gissey_, 1738, in-12) la
_Tulipe_, ainsi que la _Fleur d'Orange_ et l'_Immortelle blanche_, de
même signées «_Corneille_» dans le Recueil de Sercy.--Madame de Genlis,
dans sa _Botanique historique et littéraire_ (Paris, 1810, p. 91), donne
également à Corneille la paternité de ces trois madrigaux, et dans la
_Bibliographie Cornélienne_, qui vient de paraître (Paris, Fontaine,
1875), les éditeurs attachent une assez grande importance à ces trois
madrigaux, qu'ils attribuent à Corneille, car, page 198 et suivantes,
ils ont dressé fort consciencieusement la liste des trois manuscrits et
des différentes éditions de la _Guirlande de Julie_.
Les éditions Didot et Nodier signent: «_Conrart_».
22.--La _Jonquille_ était une fleur rarissime et très-chère en 1641. Mme
de Sévigné, en parlant d'une superbe fête, raconte, comme une chose
extraordinaire, qu'on _y avait prodigué les jonquilles_.
23.--Le Recueil de Sercy, au deuxième vers de ce madrigal, donne, au
lieu de:
«Dont l'injuste refus précipita mon sort»,
cette variante:
«_Dont mon juste repos_ précipita mon sort».
Dans l'original, la copie de Maurepas et l'édition de 1729, ce sixain
paraît signé des initiales: «de M. le M. de R.»--Les textes de Didot et
de Nodier, ennemis des initiales, signent à tort: «_M. le marquis de
Racan_.»--Le poëte des _Bergeries_ n'est aucunement l'auteur de ce
madrigal, généralement attribué, et avec raison, au marquis de
Rambouillet, père de Julie.
Tallemant est là, du reste, pour appuyer notre assertion: «Elle
remercia, dit-il (en parlant de Julie d'Angennes), tous ceux qui
avoient fait des vers pour elle. Il n'y eut pas _jusqu'à M. le
marquis de Rambouillet qui n'en fist, on y voit un madrigal de sa
façon_.»--Tallemant (historiette de _Montauzier_).
24.--Ce quatrain de l'_Hyacinthe_ est signé: «M. C.» dans l'original, le
manuscrit de Maurepas et l'édition de 1729. Les éditions Nodier et
Didot, logiques dans leurs hypothèses, portent: «_M. Conrart_.»
25.--Ce madrigal n'est pas inséré dans l'édition de 1729, mais il se
trouve dans celle de 1784.
26.--A la page 1094 de la version manuscrite de Conrart, nous
trouvons, au quatrième vers de ce huitain, cette petite variante:
Au lieu de: «Ait pris mon âme en ses appas»,
Il y a: «_Ayt pris âme_ en ses appas».
Le texte imprimé des poésies de Malleville (Courbé, 1649) donne cette
autre variante pour les deux derniers vers:
«Aymer la divine Julie
N'est-ce pas aymer le Soleil?»
27.--La _Fleur d'Orange_ est la seconde fleur de la _Guirlande_, qu'on
attribue à Corneille; Sercy la signe en toutes lettres «_Corneille_»
dans son Recueil, et l'abbé Granet l'inséra dans son édition des œuvres
diverses de ce poëte.
L'original, la copie de Maurepas et l'édition de 1729 signent de «_M.
C._». Les textes Didot et Nodier, conséquents dans leur erreur, signent:
«_M. Conrart_».
28.--Le manuscrit de Maurepas écrit ainsi le pseudonyme du marquis de
Pomponne: «_M. de Briotte_». L'édition Livet: «_M. Briote_». Nous
adoptons l'orthographe du Recueil de Maurepas.
29.--Ce madrigal, signé avec constance «_Conrart_» dans les textes de
Didot et Nodier, ne porte dans l'original et le Recueil de Sercy que les
initiales _M. C._--Au sujet de cette fleur, on avait donné cette devise
à la reine Anne d'Autriche: _Une grenade_, avec ces mots: _Mon prix
n'est pas dans ma couronne_.
30.--Dans les poésies de Malleville (1649, p. 269), ce madrigal subit
cette variante au second vers:
«_Et de voir votre nom sur la terre estimé._»
Le manuscrit de Conrart donne, page 1095, ce madrigal conforme à
l'original, et, page 1097, le même avec la variante de Malleville que
nous venons de citer.
31.--Mme de Genlis, dans sa _Botanique historique et littéraire_ (Paris,
1810, page 189), s'exprime ainsi sur ce madrigal:
«Le Perce-Neige fut encore une fleur de la guirlande de Julie;
_Benserade_ en fit les vers que voici:»
Suit le madrigal avec cette curieuse variante qu'il nous procure pour
les derniers vers:
«Mais celle de ton sein, _adorable Julie,
Me fait perdre aux yeux éblouis
La gloire désormais ternie
Que je ne cédois pas aux lys_.»
Nous laissons à Mme de Genlis la responsabilité de son affirmation, et
nous ne chercherons pas comment _Benserade_ pourrait être auteur d'un
madrigal signé «de Briotte» dans l'original.
32.--L'_Immortelle_ devient l'_Amarante_ au titre de ce madrigal, dans
les poésies de Scudéry, à la suite du _Vassal généreux_ (Paris, Courbé,
1636). Nous devions signaler cette synonymie.
33.--L'_Immortelle blanche_ est le troisième madrigal signé «M. C.» pour
lequel le Recueil de Sercy ait donné, avec sa puissante autorité, la
signature de «_Corneille_». Avec la _Tulipe_ et la _Fleur d'Orange_, il
fait partie des œuvres diverses de notre grand poëte, publiées par
l'abbé Granet.
L'original, la copie manuscrite de Maurepas et l'édition de 1729 signent
«M. C.»; _Conrart_ est la signature que donnent les éditions Didot et
Nodier.
34.--Ce madrigal, qui est le dernier du volume, occupe dans le manuscrit
original le feuillet 95. (Les feuillets ne sont paginés qu'au recto.)
[Illustration]
[Illustration]
TABLE ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS
AVEC L'INDICATION
DU PREMIER VERS DE LEURS MADRIGAUX
Pages
ANDILLY (M. d').
_Merveille de nos jours, dont les charmes vainqueurs_ 27
ANDILLY (M. d') le filz.
_Sans beauté, sans grandeur, sans éclat et sans grace_ 22
_Je suis et l'Amante et l'Image_ 52
BRIOTTE (M. de).
_J'abandonne les bois dont les feuillages sombres_ 61
_D'un pinceau lumineux l'Astre de la lumiere_ 63
_Sous un voile d'argent la terre ensevelie_ 67
CHAPELAIN (M.).
_Je suis ce Prince glorieux_ 5
COLLETET (M.).
_Si vous n'aviez banny l'ardeur démesurée_ 12
_Quoy que la Fable nous raconte_ 13
_Quoique tu sois pourveu d'un éclat nompareil_ 49
_Vous qui suivez l'Amour dont le feu vous égare_ 54
M. C. (?).
_Un divin oracle autresfois_ 34
_Bel Astre à qui je dois mon estre et ma beauté_ [Corneille] 39
_D'un éternel bonheur ma disgrâce est suivie_ 44
_Du palais d'émeraude, où la riche Nature_ [Corneille] 56
_Dans l'Empire fameux de Flore et de Pomone_ 62
_Donnez-moi vos couleurs, Tulipes, Anémones_ [Corneille] 70
CORBEVILLE (Arnaud de).
_Je suis le plus brillant ouvrage_ 38
DES MARESTZ (M.).
_Franche d'ambition, je me cache sous l'herbe_ 25
_Belle, ces Lys que je vous donne_ 35
GODEAU (M.).
_Je fus un Berger autrefois_ 36
GOMBAUD (M. de).
_Je suis la fleur d'Amour qu'Amarante on appelle_ 18
HABERT (M.), abbé de Cérisy.
_Alors que je me voy si belle et si brillante_ 9
_Quand je voy vos beaux yeux si brillans et si doux_ 17
HABERT (M.), commissaire de l'artillerie.
_Epris de l'Amour de moy-même_ 16
_Faut-il donc que la Rose ait sur moi l'avantage_ 47
_Ne pouvant vous donner ni Sceptre ni Couronne_ 48
MALLEVILLE (M. de).
_Bien que de la Rose et du Lys_ 7
_Devant ce teint d'un beau sang animé_ 10
_Quand toutes les Fleurs prennent place_ 20
_De tant de Fleurs par qui la France_ 26
_Reçois les Lys que je te donne_ 30
_Mortels, qu'on ne m'accuse pas_ 51
_Lorsque pressé de mon devoir_ 55
_Je ne croy pas que ces Guirlandes_ 59
_Si quelque soin vous tient de vous rendre immortelle_ 64
MARTIN (M.).
_Je puis mettre entre les louanges_ 32
_Que j'ay de gloire à cette fois_ 33
MONTAUSIER (M. le marquis de).
_Recevez, ô Nymphe adorable_ 3
_Assise en majesté sur un Throsne d'épines_ 11
_Je consacre, Julie, un Narcisse à ta gloire_ 14
_Je suis ce Narcisse fameux_ 15
_Recevez mon service, adorable Julie_ 19
_Bien que dans l'Empire des Fleurs_ 21
_Cause de tant de feux, source de tant de pleurs_ 23
_Je m'offre à vous, belle Julie_ 24
_Le plus ardent de tous mes vœux_ 29
_Permettez-moy, belle Julie_ 40
_Dans la Fable ni dans l'Histoire_ 41
_Depuis mon changement tout l'Univers remarque_ 43
_A ce coup les Destins ont exaucé mes vœux_ 45
_Si l'on vous donne un Lys, un OEillet, une Rose_ 46
_Je viens m'offrir à vous pour parer vos cheveux_ 58
_Parmy toutes ces autres Fleurs_ 60
MONTMOR-HABERT (M. de).
_Fille du bel Astre du jour_ 65
M. le M. de R. (marquis de Rambouillet).
_Je n'ay plus de regret à ces armes fameuses_ 42
RÉAUX-TALLEMANT (M. des).
_Devant vous je pers la victoire_ 31
SCUDÉRY (M. de).
_Quelque diversité que le parterre étale_ 8
_Jadis les rigueurs du Soleil_ 50
_Accordez-moi le privilége_ 68
_Foibles Fleurs à qui le Destin_ 69
_Je vay finir pour Julie_ 71
[Illustration]
[Illustration]
TABLE
DE LA GUIRLANDE DE JULIE
PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE DES FLEURS[117]
[117] Nous donnons cette table d'après celle dressée par l'abbé
Rive à la suite de sa Notice sur la _Guirlande_.--Pour plus de
commodité, nous avons placé en premier lieu la table par ordre
alphabétique des auteurs.
Pages
ADONIS (La Fleur d'), madrigal de M. de Malleville 64
_Si quelque soin vous tient de vous rendre immortelle._
AMARANTE (L'), madrigal de M. de Gombaud 18
_Je suis la Fleur d'Amour qu'Amarante on appelle._
ANÉMONE (L'), madrigal de M. le marquis de Montausier 24
_Je m'offre à vous, belle Julie._
ANGÉLIQUE (L'), premier madrigal de M. le marquis de Montausier 19
_Recevez mon service, adorable Julie._
Second madrigal de M. de Malleville 20
_Quand toutes les Fleurs prennent place._
ÉLIOTROPE (L'), madrigal de M. le marquis de Montausier 45
_A ce coup les Destins ont exaucé mes vœux._
FLAMBE (La), premier madrigal de M. de Malleville 59
_Je ne croy pas que ces Guirlandes._
Second madrigal de M. le marquis de Montausier 60
_Parmi toutes ces autres Fleurs._
GRENADE (La Fleur de), premier madrigal de M. C. (?) 62
_Dans l'Empire fameux de Flore et de Pomone._
Second madrigal de M. de Briotte 63
_D'un pinceau lumineux, l'Astre de la lumiere._
HYACINTHE (L'), premier madrigal de M. le marquis
de R. (de Rambouillet) 42
_Je n'ai plus de regret à ces armes fameuses._
Second madrigal de M. le marquis de Montausier 43
_Depuis mon changement, tout l'Univers remarque._
Troisième madrigal de M. C. (?) 44
_D'un éternel bonheur ma disgrâce est suivie._
IMMORTELLE (L'), madrigal par M. de Scudéry 69
_Foibles Fleurs à qui le Destin._
IMMORTELLE BLANCHE (L'), madrigal de M. C.
(Corneille) 70
_Donnez-moy vos couleurs, Tulipes, Anémones._
IMPÉRIALE (La Couronne), premier madrigal de
M. Chapelain 5
_Je suis ce Prince glorieux._
Second madrigal de M. de Malleville 7
_Bien que de la Rose et du Lys._
Troisième madrigal de M. de Scudéry 8
_Quelque diversité que le parterre étale._
JASMIN (Le), madrigal de M. le marquis de Montausier 23
_Cause de tant de feux, source de tant de pleurs._
JONQUILLE (La), madrigal de M. le marquis de Montausier 41
_Dans la Fable ni dans l'Histoire._
LYS (Les), premier madrigal de M. d'Andilly 27
_Merveille de nos jours, dont les charmes vainqueurs._
Second madrigal de M. le marquis de Montausier 29
_Le plus ardent de tous mes vœux._
Troisième madrigal de M. de Malleville 30
_Reçois les Lys que je te donne._
Quatrième madrigal de M. des Réaux-Tallemant 31
_Devant vous je pers la victoire._
Cinquième madrigal de M. Martin 32
_Je puis mettre entre les louanges._
Sixième madrigal de M. Martin 33
_Que j'ay de gloire à cette fois._
Septième madrigal de M. C. (?) 34
_Un divin oracle autresfois._
Huitième madrigal de M. Desmarestz 35
_Belle, ces Lys que je vous donne._
MÉLÉAGRE (La Fleur de), madrigal de M. de Scudéry 71
_Je vay finir pour Julie._
MUGUET (Le), madrigal de M. de Briotte 61
_J'abandonne les bois dont les feuillages sombres._
NARCISSE (Le), premier madrigal de M. le marquis
de Montausier 14
_Je consacre, Julie, un Narcisse à ta gloire._
Second madrigal du même 15
_Je suis ce Narcisse fameux._
Troisième madrigal de M. Habert, commissaire de l'artillerie 16
_Épris de l'Amour de moy-même._
Quatrième madrigal de M. Habert, abbé de Cérisy 17
_Quand je voy vos beaux yeux si brillans et si doux._
OEILLET (L'), madrigal de M. le marquis de Montausier 21
_Bien que dans l'empire des Fleurs._
ORANGE (La Fleur d'), madrigal de M. C. (Corneille). 56
_Du palais d'émeraude, où la riche Nature._
PAVOT (Le), madrigal de M. de Scudéry 68
_Accordez-moi le privilége._
PENSÉE (La), madrigal de M. Colletet 54
_Vous qui suivez l'Amour, dont le feu vous égare._
PERCE-NEIGE (La), premier madrigal de M. de
Montmor Habert 65
_Fille du bel Astre du jour._
Second madrigal de M. de Briotte 67
_Sous un voile d'argent la Terre ensevelie._
ROSE (La), premier madrigal de M. Habert, abbé de
Cérisy 9
_Alors que je me vois si belle et si brillante._
Second madrigal de M. de Malleville 10
_Devant ce teint d'un beau sang animé._
Troisième madrigal de M. le marquis de Montausier 11
_Assise en majesté sur un Throsne d'épines._
Quatrième madrigal de M. Colletet 12
_Si vous n'aviez banny l'ardeur démesurée._
Cinquième madrigal du même 13
_Quoique la Fable nous raconte._
SAFFRAN (Le), madrigal de M. le marquis de Montausier 58
_Je viens m'offrir à vous pour parer vos cheveux._
SOUCY (Le), premier madrigal de M. le marquis de
Montausier 46
_Si l'on vous donne un Lys, un OEillet, une Rose._
Second madrigal de M. Habert, commissaire de
l'artillerie 47
_Faut-il donc que la Rose ait sur moi l'avantage._
Troisième madrigal du même 48
_Ne pouvant vous donner ni Sceptre ni Couronne._
Quatrième madrigal de M. Colletet 49
_Quoyque tu sois pourveu d'un éclat nompareil._
Cinquième madrigal de M. de Scudéry 50
_Jadis les rigueurs du Soleil._
Sixième madrigal de M. de Malleville 51
_Mortels, qu'on ne m'accuse pas._
Septième madrigal de M. d'Andilly le filz 52
_Je suis et l'Amante et l'image._
Ces deux derniers madrigaux sont intitulés:
_Le Soucy sous le nom de Clytie_.
SOUCYS ET LES PENSÉES (Les), madrigal de M. de
Malleville 55
_Lorsque pressé de mon devoir._
THIN (La Fleur de), madrigal de M. d'Andilly le filz 22
_Sans beauté, sans grandeur, sans éclat et sans grace._
TULIPE (La), premier madrigal de M. Godeau 36
_Je fus un Berger autrefois._
Second madrigal de M. Arnaud de Corbeville 38
_Je suis le plus brillant ouvrage._
Troisième madrigal de M. C. (Corneille) 39
_Bel Astre à qui je dois mon estre et ma beauté._
TULIPE (La), nommée _flamboyante_, madrigal de M. le
marquis de Montausier 40
_Permettez-moy, belle Julie._
VIOLETTE (La), premier madrigal de M. Desmarestz 25
_Franche d'ambition, je me cache sous l'herbe._
Second madrigal de M. de Malleville 26
_De tant de Fleurs par qui la France._
ZÉPHIRE A JULIE, madrigal de M. le marquis de
Montausier 3
_Recevez, ô Nymphe adorable._
Ce madrigal est sur le huitième des feuillets qui sont à la
tête de ce manuscrit.
[Illustration]
TABLE GÉNÉRALE
ÉPITRE DÉDICATOIRE.
NOTICE.
MADRIGAUX DE LA GUIRLANDE DE JULIE.
MADRIGAUX DESTINÉS à _la Guirlande de Julie_:
1º _Avertissement_;
2º Madrigaux inédits du manuscrit de Conrart;
3º Pièces conservées dans les poésies de Malleville;
4º Fleurs inédites de M. de Scudéry.
NOTES ET VARIANTES.
TABLE de _la Guirlande de Julie_, par ordre alphabétique des
Auteurs, avec l'indication du premier vers de leurs
Madrigaux.
TABLE par ordre alphabétique des Fleurs.
[Illustration]
_Achevé d'imprimer_
LE DIX DÉCEMBRE MIL HUIT CENT SOIXANTE-QUINZE
Pour OCTAVE UZANNE
PAR D. JOUAUST
IMPRIMEUR BREVETÉ
338, Rue Saint-Honoré, 338
A PARIS