III

Cependant, au bord de la route,

Adossé contre le talus,

Un cloarec pensif écoute

Tinter les derniers angélus.

Ses livres, dans l’herbe froissée,

Gisent, et les feuillets déteints,

Aux caresses de la rosée,

Sentent frémir leurs chants latins.

Tel, le cœur du séminariste

Tressaille, et son ancien amour

Se reprend à fredonner triste

L’air qu’il croyait mort sans retour.

Et c’est le chant, le chant profane,

(Le clerc rougit en y songeant),

C’est le doux air que chantait Jeanne,

Jeanne Lezveur, de Kerprigent.

La chanson de la Bretagne · 第 52 / 95 题