[1] Homère, _Iliade_, II, 362. Varron, _De ling. lat._, V, 89. Isée, II,
42.
[2] Aulu-Gelle, XV, 27.
[3] Démosthènes, _in Eubul._ Isée, VII, IX. Lycurgue, I, 76. Schol., _in
Demosth._, p. 438. Pollux, VIII, 105. Stobée, _De republ._
[4] [Grec: Katagene], Plutarque, Thésée, 24; _ibid._, 13.
[5] Pausanias, I, 15; I, 31; I, 37; II, 18.
[6] Plutarque, _Thésée_, 18.
[7] Id., _ibid._, 14. Pollux, VI, 105. Étienne de Byzance, [Grec:
echelidai].
[8] Philochore cité par Strabon, IX. Thucydide, II, 16. Pollux, VIII, 111.
[9] Pausanias, I, 38.
[10] Thucydide, II, 15. Plutarque, _Thésée_, 24. Pausanias, I, 26; VIII,
2.
[11] Plutarque et Thucydide disent que Thésée détruisit les prytanées
locaux et abolit les magistratures des bourgades. S'il essaya de le faire,
il est certain qu'il n'y réussit pas; car longtemps après lui nous
trouvons
encore les cultes locaux, les assemblées, les _rois de tribus_. Boeckh,
_Corp, inscr._, 82, 85. Démosthènes, _in Theocrinem_. Pollux, VIII, III.
-- Nous laissons de côté la légende d'Ion, à laquelle plusieurs historiens
modernes nous semblent avoir donné trop d'importance en la présentant
comme
le symptôme d'une invasion étrangère dans l'Attique. Cette invasion n'est
indiquée par aucune tradition. Si l'Attique eût été conquise par ces
Ioniens du Péloponèse, il n'est pas probable que les Athéniens eussent
conservé si religieusement leurs noms de Cécropides, d'Érechthéides, et
qu'ils eussent, au contraire, considéré comme une injure le nom d'Ioniens
(Hérodote, I, 143). A ceux qui croient à cette invasion des Ioniens et qui
ajoutent que la noblesse des Eupatrides vient de là, on peut encore
répondre que la plupart des grandes familles d'Athènes remontent à une
époque bien antérieure à celle où l'on place l'arrivée d'Ion dans
l'Attique. Est-ce à dire que les Athéniens ne soient pas des Ioniens, pour
la plupart? Ils appartiennent assurément à cette branche de la race
hellénique; Strabon nous dit que dans les temps les plus reculés l'Attique
s'appelait _Ionia_ et _Ias_. Mais on a tort de faire du fils de Xuthos, du
héros légendaire d'Euripide, la tige de ces Ioniens; ils sont infiniment
antérieurs à Ion, et leur nom est peut-être beaucoup plus ancien que celui
d'Hellènes. On a tort de faire descendre de cet Ion tous les Eupatrides et
de présenter cette classe d'hommes comme une population conquérante qui
eût
opprimé par la force une population vaincue. Cette opinion ne s'appuie sur
aucun témoignage ancien.
[12] Hérodote, IV, 161. Cf. Platon, _Lois_, V, 738; VI, 771.