ADRESSÉE A MESSIEURS LES FLAGELLANTS

«Tous les acheteurs des _Conférences_ qui seraient curieux de juger par

eux-mêmes de l'effet qu'elles produisent quand elles sont bien

développées, peuvent être adressés à une dame très accomplie au point de

vue physique comme au point de vue de l'intellect, et qui, si on sait

lui faire un compliment approprié[25], est prête à développer n'importe

laquelle de ces conférences avec toute l'énergie et l'éloquence de son

talent oratoire et son action, heureusement en corrélation.

[25] Un bel euphémisme!

«Cette dame a une maison à elle et sa salle de conférence est meublée de

verges, de chats à neuf queues, et de quelques-uns des meilleurs

ouvrages sur la flagellation. La dame a également dans sa maison une

femme robuste, capable de prendre un homme sur ses épaules, quand il lui

prend l'envie d'être traité comme un écolier; et en outre, elle, aussi

bien que sa bonne, sont prêtes de jouer un rôle passif dans l'usage des

verges, quand de temps à autre on le lui demandera. Prix de la première

conférence: un louis,--chaque lecture suivante un demi-louis et 2 fr. 50

pour la bonne si elle sert de chevalet dans la circonstance.

«N. B. Les messieurs seuls, qui éprouvent du plaisir à jouer le rôle

d'écoliers, seront servis par la maîtresse et la servante, à toute

heure, avant qu'ils se lèvent, le matin, dans leurs propres domiciles,

où se jouera admirablement bien le délicieux divertissement d'être sorti

du lit, bousculé, puis fouetté, pour n'avoir pas voulu se rendre à

l'école.»

=La Danse de Mme Birchini=, une histoire moderne, considérablement

augmentée avec des anecdotes originales recueillies dans les cercles

fashionables. Publié maintenant pour la première fois par Lady Termagant

Flaybum.

«_De tomber aux pieds d'une maîtresse impérieuse, d'obéir à ses

ordres, d'avoir à lui demander pardon, furent pour moi les plus doux

plaisirs._»

(_Les confessions de J.-J. Rousseau_, vol. I.)

«_C'est un excitateur aussi puissant que les cantharides ou que le jus

de vipère, parce que cela irrite le sang et redonne une vigueur

nouvelle aux esprits assoupis._»

(_Le Jésuite lascif_; un opéra.)

Neuvième édition, avec de belles planches. Londres. Imprimé pour Georges

Peacock, et vendu Drury Lane, nº 66[26].

[26] =Madame Birchini's Dance.= A Modern Tale. With Considerable

additions, and Original Anecdotes collected in the Fashionable

Circles. Now first published by Lady Termagant Flaybum.

The Ninth Edition, with beautiful Prints. London: Printed for George

Peacock, and sold at nº 66 Drury Lane.

C'est un livre éminemment curieux. La première édition originale a dû

être publiée contemporainement avec les _Révélations de Lady

Bumtickler_. Ces anecdotes originales sont en prose et ne diffèrent pas

grandement de ce qui nous a été présenté dans l'_exposition de

flagellants femelles_ mais la _Danse de Mme Birchini_ est en vers,

parfois bien terre à terre, mais empreints, en certains endroits, d'une

belle vigueur et d'une ardeur remarquable.

C'est, en somme, l'histoire d'un jeune noble qui, devenu impotent à la

suite d'excès de tout genre, se livre aux soins habiles de Mme Birchini

qui réussit, grâce à ses procédés spéciaux, à lui rendre son ancienne

vigueur et à le mettre à même de remplir ses devoirs conjugaux après

l'accomplissement desquels sa jeune épouse soupirait désespérément.

=Le joyeux ordre de Sainte-Brigitte.= Souvenirs personnels de l'usage de

la verge par Marguerite Anson York.

Imprimé pour les amis de l'auteur, MDCCCLVII[27].

[27] =The Merry Order of St Bridget=, Personal Recollections of the

Use of the Rod by Margaret Anson; York: Printed for the Author's

Friends, MDCCCLVII.

On attribue ce livre au même auteur qui a écrit pour Hotten _The History

of the Rod_ (l'Histoire de la verge). Il se compose de douze épîtres

écrites par miss Anson à une de ses amies; la première lettre est datée

de 1868, tandis que sur l'ouvrage le frontispice porte la date erronée

de 1857.

Un certain nombre de dames, assemblées dans un château en France,

pendant le second Empire, créent, pour passe-temps, _le Joyeux Ordre de

Sainte-Brigitte_, une société ayant pour but l'application mutuelle des

verges, une pratique à laquelle elles sont toutes adonnées.

Marguerite Anson est la soubrette de l'une de ces dames et elle est

admise à faire partie de la société en qualité d'aide. La description de

sa propre installation donnera une idée des rites de l'ordre.

Mais laissons-la avant tout admirer son costume: «Une chemise de toile

fine, garnie de Valenciennes avec des entre-deux de rubans. Un jupon

moelleux en flanelle blanche garnie de soie en bordure dans le bas; un

autre en cachemire blanc, très fin avec un ruché dans le bas, garni de

velours bleu de ciel. J'avais en fait de corset l'un de ceux de ma

maîtresse, tout brodé; et par-dessus le tout, un magnifique peignoir

bleu, avec des ruchés blancs; pas de jupes ni de pantalons et rien aux

pieds, qu'une paire de mules bleues garnies de rosettes blanches très

mignonnes.»

Ainsi accoutrée, Marguerite est placée dans une petite chambre contiguë

à la grande salle où le _Joyeux Ordre_ tenait ses assises: elle a les

yeux bandés.

«Il me semble que j'attendis longtemps, mais je crois que ce ne fut que

quelques minutes au bout desquelles quelqu'un entra dans la chambre:

--Enlevez votre manteau! me dit une voix que je reconnus pour celle de

Mistress D..., une dame anglaise, belle, grosse et grasse, de quarante

ans environ, pleine de vie et de malice, qui avait été une des

promotrices de l'affaire.

--Maintenant, suivez-moi!

La porte de la salle fut ouverte et l'on m'introduisit. Puis la porte se

referma et fut verrouillée et j'entendis autour de moi des rires

étouffés.

Alors une voix partant du fond de la salle s'exclama: «Silence,

mesdames, s'il vous plaît!»

Trois coups secs furent frappés sur une table et la même voix demanda:

--Qui vient ici?...

J'avais été stylée par Mistress B... et je répondis, conformément à ses

instructions:

--Une candidate pour une place dans le _Joyeux Ordre de

Sainte-Brigitte_.

--Êtes-vous prête à servir l'ordre du mieux que vous pourrez et d'aider,

comme le demande votre maîtresse, dans l'accomplissement des cérémonies

de l'ordre?

--Je le suis!

--Est-ce que vous vous engagez à ne jamais souffler mot de ce que vous

verrez, entendrez ou ferez dans cette chambre, sous peine de perdre

votre place sans certificat?

--Oui! Je m'y engage!

--Connaissez-vous le but du _Joyeux Ordre_?

--Oui!

--Dites-le nous!

Selon mes instructions je répondis.

--La salutaire et agréable discipline au moyen de verges appliquées

réciproquement par ses membres au cours de ses séances.

--Avez-vous jamais été fouettée?

--Oui!

--Promettez-vous de vous soumettre à telle flagellation que le _Joyeux

Ordre_ vous imposera, sans vous rebeller ou sans murmurer?

--Oui!

--Préparez-la!

«J'entendis de nouveau des rires étouffés dès que cet ordre fut donné et

je pus me rendre compte que mistress D... était secouée d'un rire

intérieur, tandis qu'elle exécutait sa consigne, et qu'elle m'enleva mon

peignoir. Elle épingla mes jupons et ma chemise sur mes épaules et

alors, ma chère, je savais ce qui allait venir. Quelqu'un d'autre se

saisit de l'une de mes mains tandis que mistress D... me tenait l'autre

en attendant un nouveau commandement.

--Avancez!

«Ils me firent faire quelques pas en avant et au même instant un

formidable coup de verge tomba sur ma hanche, puis sur l'autre et ainsi

de suite jusqu'à ce que j'eus atteint le bout de la salle. Je pleurai et

me débattis; mais tout fut en vain; mes guides me maintenaient

solidement et, lorsqu'elles me lâchèrent, je ne pouvais plus que

sangloter et haleter.

Alors un nouveau commandement se fit entendre:

--A genoux!

Je m'agenouillai devant l'ottomane du centre de la pièce. Les dames

maintinrent mes bras par-dessus ce meuble et lady C... quitta son

fauteuil, s'avança vers moi et me fouetta jusqu'à ce que je ne sus plus

guère où je me trouvais. Alors elles m'aidèrent à me lever et la dame

dit:

--Mesdames de l'_Ordre de Sainte-Brigitte_, recevez-vous Marguerite

Anson en qualité de membre et de servante jurée, pour faire tout ce que

vous demanderez?

--Oui! répondirent en choeur celles qui ne riaient pas.

--Laissez-la voir! fut le commandement qui retentit alors et, à ces

mots, l'une des dames fit retomber mes vêtements et une autre m'enleva

mon bandeau des yeux. J'étais tellement secouée et abrutie par la

flagellation que pendant un certain temps, je pus à peine y voir.

Mistress D... me prit par le bras et me ramena à l'extrémité de la

pièce. Je me remis peu à peu et alors, en regardant autour de moi, je

fus témoin d'un spectacle que n'aurait certainement jamais rêvé ce

journaliste dont je mentionnais l'entrefilet dans ma dernière lettre.

«Chacune des dames tenait en main un faisceau de verges souples et

solides et nouées avec des rubans correspondant à la couleur de leurs

vêtements.

Sur l'ottomane où j'avais subi ma dernière fustigation étaient déposées

deux autres verges.

--Marguerite Anson! Approchez! me dit Mme C... de nouveau. J'avançai

timidement, appréhendant une nouvelle fessée...

--Agenouillez-vous!

Je m'agenouillai et elle me fit cadeau d'une verge en m'informant que

j'étais maintenant une servante du _Joyeux Ordre de Sainte-Brigitte_,

que j'étais autorisée à prendre part à leurs cérémonies et que j'étais

tenue de faire tout ce que l'on me demanderait.

Puis on m'enjoignit d'aller me placer à l'extrémité de la salle, et de

m'apprêter à faire à celle dont le tour était venu, absolument la même

chose qui m'avait été faite à moi.

Il saute aux yeux qu'une répétition d'une flagellation de ce genre entre

femmes ne peut que devenir insipide à la longue, car elles ne varient

que fort peu. Pour faire diversion, l'auteur intercale dans son récit

des réminiscences évoquées par les dames présentes, au cours desquelles

l'élément masculin est mis en scène.

Une anecdote surtout est impayable: c'est l'histoire d'un monsieur qui,

se faisant passer pour un inspecteur scolaire du gouvernement, fait une

tournée d'inspection dans tous les pensionnats de jeunes filles où les

plus belles d'entre les élèves sont fouettées en sa présence.

L'auteur adopte la thèse, d'après laquelle une certaine délicatesse et

du _savoir-faire_ sont des qualités essentiellement requises en

flagellation.

«Il y a, dit-il, une grande différence entre les différents modes

d'administrer les verges. Il n'y a aucune jouissance à puiser dans le

maniement des verges ou dans la réception des coups, quand la chose est

pratiquée de la même manière qu'emploierait une femme vulgaire dans un

accès de colère. Mais, quand la verge est maniée par une dame du monde,

élégante, avec dignité et grâce dans le maintien et dans l'attitude, le

fait de pratiquer la flagellation et de la subir deviennent également

une source de réel plaisir[28].»

[28] Cette phrase est incontestablement plagiée. Elle se trouve dans

«_L'Exposition des Flagellants Féminins_».

L'extrait suivant de _History of the Rod_ (l'histoire de la verge) a

quelque analogie avec le récit de Marguerite Anson, qui précède.

C'est pour cela que nous croyons utile de le reproduire ici, à titre de

document bibliographique.

«Une vieille nouvelle française, que nous avons parcourue en passant, le

long des quais de la Seine à Paris, donnait une description très vivante

d'une espèce de club romantique de flagellation qui existait à Paris peu

de temps avant la Terreur. Les dames qui faisaient partie de cette

association se fouettaient réciproquement avec une élégance pleine de

charmes! Une sorte de procès précédait chaque correction et, quand une

dame était reconnue coupable elle était immédiatement déshabillée et

fouettée par ses compagnes. S'il faut en croire les affirmations

contenues dans ce livre qui avait pour titre le _Château de Tours_, un

grand nombre de dames du plus grand monde étaient affiliées à cette

société et recevaient de leurs compagnes des châtiments personnels.

Ces nobles dames étaient également décrites dans ce livre comme

instigatrices et créatrices des nouvelles modes; elles donnaient le ton.

A en juger par les descriptions de ces modes, faites dans le livre en

question, quelques-unes ne devaient pas différer beaucoup de celles

adoptées jadis par notre bonne aïeule, la mère Ève!»

=Les Mystères de la flagellation=[29] ou un _Récit des Cérémonies

secrètes de la Société des flagellants_. La sainte pratique des Verges.

Saint-François flagellé par le Diable. Comment on domine ses passions

par l'art de la flagellation. Avec beaucoup d'Anecdotes curieuses sur la

Prédominance de ce Passe-temps particulier chez toutes les nations et à

toutes les époques, soit sauvages ou civilisées (_sic_).

[29] =Mysteries of Flagellation= or A History of the Secret Ceremonies

of the Society of Flagellants. The Saintly Practice of the Birch.

Saint Francis whipped by the Devil. How to subdue the Passions by

the art of Flogging! With many Curious Anecdotes of the Prevalence

of this Peculiar Pastime in all Nations and Epochs, whether Savage

or Civilized. Printed by C. Brown, 44 Wych Street, Strand. Price 2d.

Imprimé par C. Brown, 44 Wych Street, Strand. Prix: 2d.[30].

[30] 2d. vingt centimes. Sur la couverture, en tête se trouve répétée,

en toute lettrée cette fois, la mention: «Price Two pence».

Cette publication--8 pages--qui date de 1863, avait été provoquée par

l'arrestation d'une dame Potter, pour avoir fouetté une jeune fille

contre sa volonté.

En comparaison avec son genre, cette brochure n'est pas mal écrite. Elle

nous donne un aperçu de ce qu'étaient certains établissements de Londres

et notamment le _White House_ (maison Blanche), la _Den of Mother

Cummings_ (Repaire de la Mère Cummings), l'_Élysée de Brydges Street_,

etc.

Voici d'ailleurs le résumé de l'affaire Potier. Elle est intéressante:

«A cette époque (en juillet 1863), sur la demande de la _Société de

Protection des Femmes_, une perquisition fut opérée dans l'_Académie_,

alors très en vogue, de Sarah Potter, alias Stewart, dans la Wardour

Street[31] et une rare collection d'accessoires et d'instruments de

flagellation fut saisie et transportée au palais de justice de

Westminster. C'est alors seulement que le grand public apprit que des

jeunes filles étaient débauchées dans l'_École de flagellation_ de la

femme Stewart, pour être soumises à la fustigation de la part de jeunes

et de vieux amateurs de ce sport particulier, au grand profit de cette

honnête dame. Les spécimens les plus curieux de son stock d'instruments

servant à son industrie consistaient en une échelle pliante, avec des

entraves, des verges de bouleau, des balais de chiendent et

d'accessoires secrets à l'usage des hommes et des femmes.

[31] Ce fait n'est pas tout à fait exact, en ce sens que la

perquisition eut lieu au nº 3 de Albion Terrace, Kings Road à

Chelsea, où cette dame habitait après avoir déménagé de Wardour

Street.

Sa méthode de procéder dans sa petite industrie était la suivante. Elle

attirait des jeunes filles, les nourrissait, les logeait et les

habillait et en retour elles étaient obligées de se prêter aux caprices

des protecteurs de cette pension de famille d'un nouveau genre.

Elles étaient fouettées de différentes façons. Quelquefois on les fixait

à l'échelle: d'autres fois elles étaient pourchassées à coups de fouet

par la chambre; parfois on les couchait sur le lit. On avait recours à

toutes les variations et à tous les raffinements qu'une imagination

pervertie pouvait inventer, pour varier dans la mesure du possible les

orgies, en retour desquelles la maîtresse de maison touchait des sommes

variant entre 5 et 15 livres sterling. Les bénéfices que la Stewart

tirait de cette _école_ lui permettaient de tenir des valets et une

maison de campagne, au grand scandale de la communauté.»

Ce récit est évidemment exagéré. On ne pourrait admettre que la jeune

fille fût flagellée contre sa volonté, car elle avait pour habitude de

fouetter des messieurs et de se soumettre elle-même à l'opération quand

elle était payée en conséquence. Il est un fait certain, c'est qu'elle

retourna chez Mme Potter dès que celle-ci fut relâchée de prison et

habita avec elle pendant longtemps à Howland Street.

Mistress Sarah Potter, alias Stewart fut une matrone d'une certaine

importance qui, à un moment donné réalisa de grosses sommes. Au cours de

sa carrière accidentée elle changea très souvent de domicile.

Sous ses auspices, les flagellations étaient appliquées presque

exclusivement aux messieurs quoique de temps en temps il arrivait que

des jeunes filles y étaient soumises. Elle avait pour spécialité de

procurer de très jeunes filles avec les parents desquelles elle prenait

préalablement des arrangements pour éviter dans la suite des

désagréments éventuels. Elle habillait ces enfants de costumes

suggestifs et leur enseignait des tours variés, pour amuser ses clients.

=Le Roman de la Castigation=; ou les Révélations de miss Darcy.

_«Un récit étrange mais plus que vrai.»

«Les pantalons tombent, la peau délicate apparaît

«Aussi claire que la fourrure de la plus blanche hermine.»_

Shenstone.

Illustré de gravures coloriées. Londres: imprimé pour les libraires[32].

[32] =The Romance of Chastisement=, or The Revelation of Miss Darcy.

«A Strange but o'er true tale.»

«Down drop the drawers, appears the dainty skin

«Fair as the furry coat of whitest ermeline.»

(Shenstone.)

Illustrated with coloured Drawings; London: Printed for the

Booksellers.

Belinda Darcy rend visite à son amie Dora Forester, qui l'initie aux

plaisants mystères de la flagellation et lui révèle ce qui se passe à la

_Villa Belvédère_, une maison de délassement où l'on fait un usage très

étendu de la verge.

Le livre contient en outre quelques scènes diverses, telle que la

description d'une pénitence dans un couvent, et une scène de

flagellation domestique, etc.

Au point de vue littéraire, cet ouvrage a quelque mérite et on peut le

lire avec intérêt.

=Le Roman de la Castigation= ou Révélations de l'école et de la chambre

à coucher. Par un expert.

_«Experto crede.»

«Qui, brandissant une verge se met carrément

«A défaire ses pantalons--elle tremble d'effroi--

«Ils tombent, la peau délicate apparaît

«Claire comme la fourrure de la plus blanche hermine.»_

(_La maîtresse d'école_, par Shenstone, 1870[33].)

[33] =The Romance of Chastisement=; or Revelations of the School and

Bedroom. By an Expert.

«Experto Crede.»

«Who brandishing the rod, doth straight begin

To loose her pants--she trembles with affright--

Adown they drop, appears the dainty skin,

Fair as the furry coat of whitest ermeline!»

(_The Schoolmistress_ by Shenstone, 1870.)

Ce livre roule principalement sur la Castigation de jeunes filles et

l'auteur semble y trouver un réel plaisir. Il croit qu'une femme opérant

sur elle-même ou sur quelqu'un de son propre sexe éprouve dans la même

mesure du plaisir.

Dans l'exposé de ses théories l'auteur cherche à démontrer que celui qui

reçoit les coups en éprouve également de la jouissance et ce, presque au

même degré que celui qui inflige la correction.

Un seul passage est vraiment nouveau et pittoresque, dans lequel

l'auteur affirme l'existence de derrières qui rougissent de honte, tout

comme le visage.

Il cite à l'appui un cas particulier.

L'auteur de cet ouvrage avait un manuscrit qui n'a pas été publié et qui

se trouve actuellement en possession d'un bibliophile de Londres. Il

comprend les contes suivants: «LES VACANCES DE RICHARD», «UN PLONGEON

DANS L'ATLANTIQUE», «LE CHÂTEAU DE CARA» et «L'HISTOIRE DE SAM[34].» Il

y a encore huit morceaux en prose et en vers soit: «LES LEÇONS

D'ALLEMAND», «DEVAIT-IL LE FAIRE?», «RÉCITS DE L'ÉCOLE», «LE FOUR DE LA

RECONNAISSANCE, ou RÉMINISCENCES RIVALES», «RÉMINISCENCES DE FÉLIX

Easyman Esq.»--y compris «_Autobiographie_» et «_Barnania_», «l'Eton

d'Antan» (comprenant l'_Histoire de Kitty_ et l'_Histoire d'Esther_)

etc., etc. Puis un supplément au ROMAN DE LA CASTIGATION[35].

[34] =Harry's Holidays. A Dip in the Atlantic; Castle Cara; Sam's

Story.=

[35] «=The German Lessons=», «=Did he ought to do it?=», «=Tales out

of School=», «=The Reckoning Day or Rival Recollections=»,

«=Reminiscences of Felix Easyman Esq.=», «=Eton of Old=» etc., etc.

=La Sublimité de la flagellation=, en lettres de Mme Termagant Flaybum,

de _Birch-Grove_, à lady Harriet Tickletail, de Bumfiddle-Hall. Dans

lequel sont présentés le magnifique conte de la =Coquette châtie=

(_sic_) en français et en anglais et =Le Brosseur de derrières du

pensionnat= ou les Détresses de Laure. Orné d'une superbe planche.

_De voir sa majestueuse figure

Vous ferait trémousser avec plus de vigueur!

La fulgurance éclatante de chaque oeil

Soulèverait votre âme jusqu'à l'extase!

Ses fesses au-dessus de ses hanches éclatent

En rapides palpitations à chaque coup!

Avec vigueur sur le derrière joufflu

Elle enseigne aux garçons récalcitrants qui est maître à la maison._

(_La danse de Mme Birchini._)

Longtemps tourmenté, sans savoir exactement par quoi, je dévorais d'un

oeil ardent, chaque belle femme; mon imagination les rappelait sans

cesse à ma mémoire, uniquement pour les dompter à ma façon et les

transformer en autant de demoiselles Lambercier.

(J.-J. Rousseau, _Confessions_, vol. I.)

En Virginie, épisode de la guerre de sécession Précédé d'une étude sur l'esclavage et les punitions corporelles en Amérique, et suivi d'une bibliographie raisonnée des principaux ouvrages français et anglais sur la flagellation · 第 65 / 88 题