tempéraments: les uns sont les conciliateurs; les autres, les
agitateurs. Mais les agitateurs sont sans point d'appui et sans
levier; sans point d'appui, parce que la masse des noirs semble
soumise à son sort; sans levier, parce qu'ils ne disposent d'aucun
pouvoir politique. Les nègres du Nord sont en nombre insignifiant, les
nègres du Sud sont sans droits électoraux depuis les nouvelles lois;
les meneurs du parti noir seraient comme des têtes sans corps. Il est
vrai que les blancs du Nord sont en sympathie avec les nègres; mais
ils ont à ménager les blancs du Sud: ils ne se soucient pas de
réveiller les haines de la guerre de Sécession, et tout leur appui,
moral et financier, va aux plus conservateurs des chefs nègres.
[Illustration: Institut Hampton: le cours de botanique.--D'après une
photographie.]
Aussi le parti de la modestie et de la patience est-il le plus
nombreux et le plus influent. C'est lui qui, sous l'inspiration de M.
Washington, fait le plus pour le relèvement lent de la race noire. Au
contact des Anglo-Saxons, il s'est pénétré d'esprit conservateur; il
prêche la théorie de l'évolution insensible et de la transformation
lente des sociétés, et sa patience à attendre l'avenir est d'autant
plus admirable qu'il mesure sans illusions les injustices du présent.
«Le nègre n'est pas libre, écrit l'écrivain nègre M. Dubois. Il ne
peut pas quitter la plantation où il est né; dans presque toute la
région agricole du Sud, les tenanciers noirs ne sont que des
manoeuvres, que la loi et la coutume retiennent dans un esclavage
économique, sans autre moyen d'y échapper que la mort ou la prison;
c'est une classe à part, et une classe esclave; devant les tribunaux,
la loi et l'usage les mettent sur un pied différent des blancs.» Après
avoir cité et confirmé ces lignes, M. Thomas Fortune n'en écrit pas
moins, avec une sagesse qu'on ne peut s'empêcher d'admirer: «De cette
masse d'esclaves sortent des individus qui arrivent à posséder du sol.
C'est ainsi que pourra progressivement s'écrouler l'esclavage; ce sera
une longue et lassante évolution, mais pareille à celle de toutes les
races qui ont vécu dans les conditions où nous vivons aujourd'hui. Le
nègre semble destiné à devenir, avec le temps, l'agriculteur et le
petit propriétaire par excellence.» De même qu'il n'attend
l'affranchissement agricole des nègres que de la lente conquête du
sol, il n'attend leur affranchissement industriel que de la conquête
également lente des métiers manuels; les syndicats ouvriers, en
excluant de leur sein les noirs et en leur fermant par là les
ateliers, ne permettent ainsi d'être artisans qu'à ceux qui le sont
pour leur compte ou pour le compte de patrons nègres; mais le nombre
de ceux-ci ne cesse d'augmenter, avec l'aide des écoles
professionnelles fondées sur le modèle de Hampton. M. Fortune n'hésite
pas à dire que la condition des noirs est pire que sous l'esclavage;
le travailleur agricole est aussi dépendant qu'il l'était, sans que
celui qui l'emploie ait le même intérêt à prendre soin de lui, et les
ouvriers des corps de métiers, depuis qu'ils ne travaillent plus comme
esclaves, ne trouvent plus de travail, étant au ban des syndicats
ouvriers. Mais la tristesse du présent ne l'empêche pas d'attendre
l'avenir sans impatience; il ne compte, pour l'émancipation
économique, puis morale de sa race, que sur les efforts individuels
des laboureurs économes et des artisans industrieux, tels que ceux qui
sortent de l'Institut Hampton, de l'Institut Tuskegee, ou des
institutions du même genre. Le problème noir lui semble un problème
individuel. «La situation des individus, écrit-il, est en avance sur
celle de la race.» Les nègres d'Amérique ont adopté l'individualisme
anglo-saxon; ils sont à une école d'énergie et de patience.
Ce sont là d'encourageantes exceptions. Mais il n'en est pas moins
vrai que le progrès des nègres semble plutôt exaspérer qu'atténuer la
défiance des blancs contre eux. Les lois d'exception qui les privent
de leurs droits n'ont cessé d'aller se multipliant, et elles ont créé
dans le Sud une situation qu'on peut qualifier de révolutionnaire. Les
six États du Mississipi, de la Louisiane, de l'Alabama, des Carolines
et de la Virginie vivent sous un régime d'illégalité légale. Les noirs
y sont citoyens de droit et n'y sont pas citoyens de fait; ils sont
privés de leur qualité d'électeurs par des lois dont la lettre semble
constitutionelle, mais dont l'esprit ne l'est pas; c'est une sorte de
coup d'État législatif, d'autant plus frappant que les Américains ont
d'ordinaire pour la Constitution un respect presque superstitieux;
mais une fois les nègres en jeu, ils ne la respectent qu'en la
tournant. Jamais la subtilité anglo-saxonne n'a rien imaginé de plus
«élégant» que les formules qui ôtent le droit de vote aux nègres sans
en avoir l'air. Les premières lois faites contre eux privaient du
suffrage tout citoyen qui ne payait pas d'impôt ou ne savait pas lire
et écrire. Mais comme il y a dans le Sud des millions de blancs
dégénérés, aussi pauvres et aussi illettrés que les noirs, on
s'aperçut vite que ces lois à deux tranchants se retournaient contre
la race blanche. On s'empressa d'en neutraliser le danger pour les
blancs en dispensant de toutes les conditions qu'elle exigeait, les
descendants de ceux qui jouissaient des droits civiques avant
l'affranchissement des esclaves; c'était faire du droit de vote un
privilège héréditaire! Et pour laisser plus complètement encore à la
discrétion des blancs le choix des électeurs, on exigea, en Virginie,
que tout votant pût «_comprendre_ et _expliquer_ n'importe quelle
partie de la Constitution»; dans l'Alabama, qu'il «fût à même de
comprendre les droits et les devoirs du citoyen sous une forme
républicaine de gouvernement». L'officier de l'état civil qui dresse
les listes électorales est le seul juge de l'aptitude du candidat
électeur à «comprendre» et «expliquer» ses devoirs. Dans l'Alabama,
sur 181 471 nègres, en âge de voter, il n'y en a que 3 000 d'admis;
dans la capitale de l'État, 47 sur 7 000. La Suprême Cour des
États-Unis, chargée de veiller à l'intégrité de la Constitution, s'est
déclarée impuissante à rien relever qui fût _à la lettre_
inconstitutionnel dans ces lois d'exception déguisées. Le plus curieux
est que chaque État ayant au Congrès un nombre de représentants en
rapport avec sa population, les millions de nègres du Sud valent à
leurs persécuteurs blancs une plus grande proportion de députés qu'ils
ne contribuent pas à élire, et dont l'influence se retourne contre
eux; ce n'est pas seulement l'absence de représentation, c'est la
représentation à rebours; c'est une sorte d'élégance algébrique par
laquelle ces nègres figurent dans la vie nationale avec le signe -
(_moins_), s'anéantissant eux-mêmes en raison directe de leur nombre.
Dans un pays républicain, où l'influence politique est la source de
tous les avantages, cette négation du pouvoir électoral des nègres les
lèse dans leurs intérêts les plus intimes et les met en tout sur un
pied d'inégalité, tandis que la Constitution établit l'égalité de
leurs droits civiques; c'est ainsi qu'en Géorgie, où les noirs forment
48 pour 100 de la population, 20 pour 100 seulement du budget scolaire
va aux écoles nègres.
Aussi s'en faut-il que tous les nègres d'élite partagent la confiance
joyeuse de M. Booker T. Washington. Il y a les optimistes et il y a
les pessimistes du problème noir. La belle humeur de M. Washington, la
bonhomie de ses partisans, les applaudissements que les blancs lui
prodiguent, les salles de nègres souriant sur leurs dents blanches,
les élèves de Hampton chantant les vieux airs des plantations, les
concours de valse et de cake-walk, les ballades de Dunbar, ce sont les
traits lumineux du tableau; mais il y en a de plus inquiétants. M.
Booker T. Washington, le plus «représentatif» des noirs, assis à la
table du président Roosevelt, le plus «représentatif» des blancs,
c'est certes un symbole «intense» et comme une image inoubliable de la
fraternité des deux races. Mais il ne faut pas oublier non plus que le
lendemain du soir où M. Washington dîna chez M. Roosevelt, il n'y eut
qu'un cri de colère et qu'une tempête d'indignation dans le Sud, parce
qu'était entré comme invité à la Maison Blanche un de ces nègres qui
n'y entrent d'habitude que comme valets.
BARGY.
[Illustration: Institut Hampton: le cours de mécanique.--D'après une
photographie.]
Droits de traduction et de reproduction réservés.
* * * * *
TABLE DES GRAVURES ET CARTES
L'ÉTÉ AU KACHMIR
Par _Mme F. MICHEL_
En «rickshaw» sur la route du mont Abou.
(D'après une photographie.) 1
L'éléphant du touriste à Djaïpour. 1
Petit sanctuaire latéral dans l'un des temples djaïns du mont Abou.
(D'après une photographie.) 2
Pont de cordes sur le Djhilam, près de Garhi. (Dessin de Massias,
d'après une photographie.) 3
Les «Karévas» ou plateaux alluviaux formés par les érosions du
Djhilam. (D'après une photographie.) 4
«Ekkas» et «Tongas» sur la route du Kachmir: vue prise au relais
de Rampour. (D'après une photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 5
Le vieux fort Sikh et les gorges du Djhilam à Ouri. (D'après une
photographie.) 6
Shèr-Garhi ou la «Maison du Lion», palais du Mahârâdja à Srînagar.
(Photographie Bourne et Sheperd, à Calcutta.) 7
L'entrée du Tchinar-Bâgh, ou Bois des Platanes, au-dessus de
Srînagar; au premier plan une «dounga», au fond le sommet du
Takht-i-Souleiman. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 7
Ruines du temple de Brankoutri. (D'après une photographie.) 8
Types de Pandis ou Brahmanes Kachmirs. (Photographie Jadu Kissen,
à Delhi.) 9
Le quai de la Résidence; au fond, le sommet du Takht-i-Souleiman.
(Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 10
La porte du Kachmir et la sortie du Djhilam à Baramoula.
(Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 11
Nos tentes à Lahore. (D'après une photographie.) 12
«Dounga» ou bateau de passagers au Kachmir. (Photographie Bourne
et Shepherd, à Calcutta.) 13
Vichnou porté par Garouda, idole vénérée près du temple de
Vidja-Broer (hauteur 1m 40.) 13
Enfants de bateliers jouant à cache-cache dans le creux d'un
vieux platane. (D'après une photographie.) 14
Batelières du Kachmir décortiquant du riz, près d'une rangée de
peupliers. (Photographie Bourne et Shepherd, à Calcutta.) 15
Campement près de Palhallan: tentes et doungas. (D'après une
photographie.) 16
Troisième pont de Srînagar et mosquée de Shah Hamadan; au fond,
le fort de Hari-Paryat. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 17
Le temple inondé de Pandrethan. (D'après une photographie.) 18
Femme musulmane du Kachmir. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 19
Pandit Narayan assis sur le seuil du temple de Narasthân.
(D'après une photographie.) 20
Pont et bourg de Vidjabroer. (Photographie Jadu Kissen, à
Delhi.) 21
Ziarat de Cheik Nasr-oud-Din, à Vidjabroer. (D'après une
photographie.) 22
Le temple de Panyech: à gauche, un brahmane; à droite, un
musulman. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 23
Temple hindou moderne à Vidjabroer. (D'après une photographie.) 24
Brahmanes en visite au Naga ou source sacrée de Valtongou.
(D'après une photographie.) 25
Gargouille ancienne, de style hindou, dans le mur d'une mosquée,
à Houtamourou, près de Bhavan. 25
Temple ruiné, à Khotair. (D'après une photographie.) 26
Naga ou source sacrée de Kothair. (D'après une photographie.) 27
Ver-Nâg: le bungalow au-dessus de la source. (D'après une
photographie.) 28
Temple rustique de Voutanâr. (D'après une photographie.) 29
Autel du temple de Voutanâr et accessoires du culte. (D'après une
photographie.) 30
Noce musulmane, à Rozlou: les musiciens et le fiancé. (D'après
une photographie.) 31
Sacrifice bhramanique, à Bhavan. (D'après une photographie.) 31
Intérieur de temple de Martand: le repos des coolies employés au
déblaiement. (D'après une photographie.) 32
Ruines de Martand: façade postérieure et vue latérale du temple.
(D'après des photographies.) 33
Place du campement sous les platanes, à Bhavan. (D'après une
photographie.) 34
La Ziarat de Zaïn-oud-Din, à Eichmakam. (Photographie Bourne et
Shepherd, à Calcutta.) 35
Naga ou source sacrée de Brar, entre Bhavan et Eichmakar.
(D'après une photographie.) 36
Maisons de bois, à Palgâm. (Photographie Bourne et Shepherd, à
Calcutta.) 37
Palanquin et porteurs. 37
Ganech-Bal sur le Lidar: le village hindou et la roche
miraculeuse. (D'après une photographie.) 38
Le massif du Kolahoi et la bifurcation de la vallée du Lidar
au-dessus de Palgâm, vue prise de Ganeth-Bal. (Photographie
Jadu Kissen, à Delhi.) 39
Vallée d'Amarnâth: vue prise de la grotte. (D'après une
photographie.) 40
Pondjtarni et le camp des pèlerins: au fond, la passe du
Mahâgounas. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 41
Cascade sortant de dessous un pont de neige entre Tannin et
Zodji-Pâl. (D'après une photographie.) 42
Le Koh-i-Nour et les glaciers au-dessus du lac Çecra-Nag.
(Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 43
Grotte d'Amarnâth. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 43
Astan-Marg: la prairie et les bouleaux. (D'après une
photographie.) 44
Campement de Goudjars à Astan-Marg. (D'après une photographie.) 45
Le bain des pèlerins à Amarnath. (D'après une photographie.) 46
Pèlerins d'Amarnâth: le Sâdhou de Patiala; par derrière, des
brahmanes, et à droite, des musulmans du Kachmir. (D'après une
photographie.) 47
Mosquée de village au Kachmir. (D'après une photographie.) 48
Brodeurs Kachmiris sur toile. (Photographie Bourne et Shepherd,
à Calcutta.) 49
Mendiant musulman. (D'après une photographie.) 49
Le Brahma Sâr et le camp des pèlerins au pied de l'Haramouk.
(D'après une photographie.) 50
Lac Gangâbal au pied du massif de l'Haramouk. (Photographie Jadu
Kissen, à Delhi.) 51
Le Noun-Kôl, au pied de l'Haramouk, et le bain des pèlerins.
(D'après une photographie.) 52
Femmes musulmanes du Kachmir avec leurs «houkas» (pipes) et leur
«hangri» (chaufferette). (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 53
Temples ruinés à Vangâth. (D'après une photographie.) 54
«Mêla» ou foire religieuse à Hazarat-Bal. (En haut, photographie
par l'auteur; en bas, photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 55
La villa de Cheik Safai-Bagh, au sud du lac de Srînagar. (D'après
une photographie.) 56
Nishat-Bâgh et le bord oriental du lac de Srînagar. (Photographie
Jadu Kissen, à Delhi.) 57
Le canal de Mar à Sridagar. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 58
La mosquée de Shah Hamadan à Srînagar (rive droite). (Photographie
Jadu Kissen, à Delhi.) 59
Spécimens de l'art du Kachmir. (D'après une photographie.) 60
SOUVENIRS DE LA COTE D'IVOIRE
Par _le docteur LAMY_
_Médecin-major des troupes coloniales_.
La barre de Grand-Bassam nécessite un grand déploiement de force
pour la mise à l'eau d'une pirogue. (D'après une photographie.) 61
Le féminisme à Adokoï: un médecin concurrent de l'auteur.
(D'après une photographie.) 61
«Travail et Maternité» ou «Comment vivent les femmes de
Petit-Alépé». (D'après une photographie.) 62
À Motéso: soins maternels. (D'après une photographie.) 63
Installation de notre campement dans une clairière débroussaillée.
(D'après une photographie.) 64
Environs de Grand-Alépé: des hangars dans une palmeraie, et une
douzaine de grands mortiers destinés à la préparation de l'huile
de palme. (D'après une photographie.) 65
Dans le sentier étroit, montant, il faut marcher en file indienne.
(D'après une photographie.) 66
Nous utilisons le fût renversé d'un arbre pour traverser la Mé.
(D'après une photographie.) 67
La popote dans un admirable champ de bananiers. (D'après une
photographie.) 68
Indigènes coupant un acajou. (D'après une photographie.) 69
La côte d'Ivoire.--Le pays Attié. 70
Ce fut un sauve-qui-peut général quand je braquai sur les
indigènes mon appareil photographique. (Dessin de J. Lavée,
d'après une photographie.) 71
La rue principale de Grand-Alépé. (D'après une photographie.) 72
Les Trois Graces de Mopé (pays Attié). (D'après une
photographie.) 73
Femme du pays Attié portant son enfant en groupe. (D'après une
photographie.) 73
Une clairière près de Mopé. (D'après une photographie.) 74
La garnison de Mopé se porte à notre rencontre. (D'après une
photographie.) 75
Femme de Mopé fabriquant son savon à base d'huile de palme et de
cendres de peaux de bananes. (D'après une photographie.) 76
Danse exécutée aux funérailles du prince héritier de Mopé.
(D'après une photographie.) 77
Toilette et embaumement du défunt. (D'après une photographie.) 78
Jeune femme et jeune fille de Mopé. (D'après une photographie.) 79
Route, dans la forêt tropicale, de Malamalasso à Daboissué.
(D'après une photographie.) 80
Benié Coamé, roi de Bettié et autres lieux, entouré de ses femmes
et de ses hauts dignitaires. (D'après une photographie.) 81
Chute du Mala-Mala, affluent du Comoé, à Malamalasso. (D'après
une photographie.) 82
La vallée du Comoé à Malamalasso. (D'après une photographie.) 83
Tam-tam de guerre à Mopé. (D'après une photographie.) 84
Piroguiers de la côte d'Ivoire pagayant. (D'après une
photographie.) 85
Allou, le boy du docteur Lamy. (D'après une photographie.) 85
La forêt tropicale à la côte d'Ivoire. (D'après une
photographie.) 86
Le débitage des arbres. (D'après une photographie.) 87
Les lianes sur la rive du Comoé. (D'après une photographie.) 88
Les occupations les plus fréquentes au village: discussions et
farniente Attié. (D'après une photographie.) 89
Un incendie à Grand-Bassam. (D'après une photographie.) 90
La danse indigène est caractérisée par des poses et des gestes
qui rappellent une pantomime. (D'après une photographie.) 91
Une inondation à Grand-Bassam. (D'après une photographie.) 92
Un campement sanitaire à Abidjean. (D'après une photographie.) 93
Une rue de Jackville, sur le golfe de Guinée. (D'après une
photographie.) 94
Grand-Bassam: cases détruites après une épidémie de fièvre jaune.
(D'après une photographie.) 95
Grand-Bassam: le boulevard Treich-Laplène. (D'après une
photographie.) 96
L'ÎLE D'ELBE
Par _M. PAUL GRUYER_
L'île d'Elbe se découpe sur l'horizon, abrupte, montagneuse et
violâtre. 97
Une jeune fille elboise, au regard énergique, à la peau d'une
blancheur de lait et aux beaux cheveux noirs. 97
Les rues de Porto-Ferraio sont toutes un escalier (page 100). 98
Porto-Ferraio: à l'entrée du port, une vieille tour génoise,
trapue, bizarre de forme, se mire dans les flots. 99
Porto-Ferraio: la porte de terre, par laquelle sortait Napoléon
pour se rendre à sa maison de campagne de San Martino. 100
Porto-Ferraio: la porte de mer, où aborda Napoléon. 101
La «teste» de Napoléon (page 100). 102
Porto-Ferraio s'échelonne avec ses toits plats et ses façades
scintillantes de clarté (page 99). 103
Porto-Ferraio: les remparts découpent sur le ciel d'un bleu
sombre leur profil anguleux (page 99). 103
La façade extérieure du «Palais» des Mulini où habitait Napoléon
à Porto-Ferraio (page 101). 104
Le jardin impérial et la terrasse de la maison des Mulini
(page 102). 105
La Via Napoleone, qui monte au «Palais» des Mulini. 106
La salle du conseil à Porto-Ferraio, avec le portrait de la
dernière grande-duchesse de Toscane et celui de Napoléon,
d'après le tableau de Gérard. 107
La grande salle des Mulini aujourd'hui abandonnée, avec ses
volets clos et les peintures décoratives qu'y fit faire
l'empereur (page 101). 107
Une paysanne elboise avec son vaste chapeau qui la protège du
soleil. 108
Les mille mètres du Monte Capanna et de son voisin, le Monte
Giove, dévalent dans les flots de toute leur hauteur. 109
Un enfant elbois. 109
Marciana Alta et ses ruelles étroites. 110
Marciana Marina avec ses maisons rangées autour du rivage et
ses embarcations tirées sur la grève. 111
Les châtaigniers dans le brouillard, sur le faite du Monte
Giove. 112
... Et voici au-dessus de moi Marciana Alta surgir des nuées
(page 111). 113
La «Seda di Napoleone» sur le Monte Giove où l'empereur
s'asseyait pour découvrir la Corse. 114
La blanche chapelle de Monserrat au centre d'un amphithéâtre de
rochers est entourée de sveltes cyprès (page 117). 115
Voici Rio Montagne dont les maisons régulières et cubiques ont
l'air de dominos empilés... (page 118). 115
J'aperçois Poggio, un autre village perdu aussi dans les nuées. 116
Une des trois chambres de l'ermitage. 117
L'ermitage du Marciana où l'empereur reçut la visite de la
comtesse Walewska, le 3 Septembre 1814. 117
Le petit port de Porto-Longone dominé par la vieille citadelle
espagnole (page 117). 118
La maison de Madame Mère à Marciana Alta.--«Bastia, signor!»--La
chapelle de la Madone sur le Monte Giove. 119
Le coucher du soleil sur le Monte Giove. 120
Porto-Ferraio et son golfe vus des jardins de San Martino. 121
L'arrivée de Napoléon à l'île d'Elbe. (D'après une caricature du
temps.) 121
Le drapeau de Napoléon roi de l'île d'Elbe: fond blanc, bande
orangé-rouge et trois abeilles jadis dorées. 122
La salle de bains de San Martino a conservé sa baignoire de
pierre. 123
La chambre de Napoléon à San Martino. 123
La cour de Napoléon à l'île d'Elbe. (D'après une caricature du
temps.) 124
Une femme du village de Marciana Alta. 125
Le plafond de San Martino et les deux colombes symboliques
représentant Napoléon et Marie-Louise. 126
San Martino rappelle par son aspect une de ces maisonnettes à
la Jean-Jacques Rousseau, agrestes et paisibles (page 123). 126
Rideau du théâtre de Porto-Ferraio représentant Napoléon sous la
figure d'Apollon gardant ses troupeaux chez Admète. 127
La salle égyptienne de San Martino est demeurée intacte avec ses
peintures murales et son bassin à sec. 127
Broderies de soie du couvre-lit et du baldaquin du lit de Napoléon
aux Mulini, dont on a fait le trône épiscopal de l'évêque
d'Ajaccio. 128
La signorina Squarci dans la robe de satin blanc que son aïeule
portait à la cour des Mulini. 129
Éventail de Pauline Borghèse, en ivoire sculpté, envoyé en
souvenir d'elle à la signora Traditi, femme du maire de
Porto-Ferraio. 130
Le lit de Madame Mère, qu'elle s'était fait envoyer de Paris à
l'île d'Elbe. 130
Le vieil aveugle Soldani, fils d'un soldat de Waterloo,
chauffait, à un petit brasero de terre jaune, ses mains
osseuses. 131
L'entrée du goulet de Porto-Ferraio par où sortit la flottille
impériale, le 26 février 1815. 132
D'ALEXANDRETTE AU COUDE DE L'EUPHRATE
Par _M. VICTOR CHAPOT_
_membre de l'École française d'Athènes_.
Dans une sorte de cirque se dressent les pans de muraille du
Ksar-el-Benat (page 142). (D'après une photographie.) 133
Le canal de Séleucie est, par endroits, un tunnel (page 140). 133
Vers le coude de l'Euphrate: la pensée de relever les traces de
vie antique a dicté l'itinéraire. 134
L'Antioche moderne: de l'ancienne Antioche il ne reste que
l'enceinte, aux flancs du Silpios (page 137). 135
Les rues d'Antioche sont étroites et tortueuses; parfois, au
milieu, se creuse en fossé. (D'après une photographie.) 136
Le tout-Antioche inonde les promenades. (D'après une
photographie.) 137
Les crêtes des collines sont couronnées de chapelles ruinées
(page 142). 138
Alep est une ville militaire. (D'après une photographie.) 139
La citadelle d'Alep se détache des quartiers qui l'avoisinent
(page 143). (D'après une photographie.) 139
Les parois du canal de Séleucie s'élèvent jusqu'à 40 mètres.
(D'après une photographie.) 140
Les tombeaux de Séleucie s'étageaient sur le Kasios. (D'après
une photographie.) 141
À Alep une seule mosquée peut presque passer pour une oeuvre
d'art. (D'après une photographie.) 142
Tout alentour d'Alep la campagne est déserte. (D'après une
photographie.) 143
Le Kasr-el-Benat, ancien couvent fortifié. 144
Balkis éveille, de loin et de haut, l'idée d'une taupinière
(page 147). (D'après une photographie.) 145
Stèle Hittite. L'artiste n'a exécuté qu'un premier ravalement
(page 148). 145
Église arménienne de Nisib; le plan en est masqué au dehors.
(D'après une photographie.) 146
Tell-Erfat est peuplé d'Yazides; on le reconnaît à la forme des
habitations. (D'après une photographie.) 147
La rive droite de l'Euphrate était couverte de stations romaines
et byzantines. (D'après une photographie.) 148
Biredjik vu de la citadelle: la plaine s'allonge indéfiniment
(page 148). (D'après une photographie.) 149