CXXXV

Biarritz, 27 septembre 1863.

Mon cher Panizzi,

Un mot très à la hâte, car je vais à la messe. L'impératrice est très

souffrante d'un mal de gorge commencé vous savez où et continué dans une

promenade en bateau sur la Nive. L'empereur est aussi un peu enrhumé et

le prince impérial a été très souffrant hier de vomissements. Ce matin,

il est à peu près complètement remis.

Nous avons eu un très agréable voyage de Tarbes à Pau et à Biarritz. Vos

commissions ont été fidèlement remplies et aussitôt que possible.

Adieu. Je suis chargé pour vous de tous les compliments et tendresses

des dames et des messieurs, à commencer par deux augustes

personnages[20].

[Note 20: A cette lettre étaient ajoutés ces quelques

mots de la main de l'impératrice:

«Je veux vous dire, mon cher M. Panizzi, tout le regret que

j'ai de ne plus vous avoir parmi nous. Je vous demande de

vouloir bien me conserver un de vos bons et meilleurs

souvenirs.

»Votre alliée politique.

»EUGÉNIE.»]

Lettres à M. Panizzi - 3eme édition, Tome I · 第 137 / 152 题