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Paris, 31 juillet 1862.

Mon cher Panizzi,

J'ai dîné hier à Saint-Cloud. La maîtresse de la maison m'a dit qu'elle

désirait beaucoup vous voir et que je devais vous amener dîner chez

elle, à moins que cela ne vous plût pas, et qu'elle serait bien aise de

vous remercier encore une fois de toutes les attentions que vous avez

eues pour elle au British Museum. On dîne à sept heures, en cravate

noire. Il n'y a personne que sa mère et les gens de la maison. C'est à

vous de voir si vous voulez y aller mercredi. Nous partirions le jeudi

suivant. Je vous conte la chose telle quelle, sans chercher le moins du

monde à vous influencer. Il se pourrait que vous eussiez quelque chose

de bon à lui dire. D'un autre côté, je ne comprends pas plus aujourd'hui

que hier votre grande presse de vous voir en rase campagne. L'heure de

voiture entre Paris et Saint-Cloud est favorable à la digestion. Si vous

me répondez oui avant dimanche, c'est-à-dire si vous m'écrivez demain en

recevant ma lettre, ou même si vous m'écrivez samedi, je redîne

dimanche, et je lui rendrai votre réponse.

Je ne crois pas un mot de toutes les histoires de brigands et de

débarquements faits sous les yeux de la Valette. Il n'est pas homme à

laisser faire sans rien dire.

Adieu, mon cher ami; portez-vous bien et venez nous voir le plus tôt que

vous pourrez.

Lettres à M. Panizzi - 3eme édition, Tome I · 第 108 / 152 题