CIII

Paris, 20 juillet 1862.

Mon cher Panizzi,

Je reçois ce matin votre lettre d'hier. C'est un des avantages de

l'irréligion d'avoir des lettres le dimanche.

Je voudrais bien vous laisser en route pour quelques jours, mais je ne

sais encore rien de ce que je ferai; je ne sais pas même si je ferai

cette mystérieuse expédition dont je vous ai parlé. Vous ne m'avez pas

dit si vous voulez vous arrêter en route. Nous avons Tours, Poitiers,

Angoulême et Bordeaux. Pour les amateurs de monuments, toutes ces

villes-là ont leur mérite, Poitiers surtout.

Le prince Napoléon est enchanté d'avoir un garçon. La princesse est très

bien. Elle a l'air d'être prête à recommencer.

Adieu, mon cher Panizzi. Je suppose que Londres commence fort à se

dépeupler et qu'il n'y a plus d'autre dame aux pieds de qui vous

puissiez me mettre.

Lettres à M. Panizzi - 3eme édition, Tome I · 第 106 / 152 题