Paris, 4 novembre 1861.
Mon cher Panizzi,
Le chevalier Nigra va demain à Compiègne passer huit jours, à ce qu'on
me dit; M. Fould aussi. Il est très possible qu'il en revienne avec un
portefeuille. Je le désire, non pour lui, mais pour nos finances, qui en
ont besoin.
Je ne crois pas du tout à la guerre, si les Italiens ne font pas de
sottises. L'Autriche n'a pas de quoi acheter des souliers à ses soldats,
et nous n'en avons guère davantage.
Adieu, mon cher Panizzi, écrivez-moi avant que j'aille à Compiègne.