M. Galoin m’écouta en silence, puis il me dit:

--Cette dame, votre amie, aimait beaucoup ce garçon?

--Je crois, lui répondis-je.

--Ah! reprit-il simplement, d’un air songeur.

Puis il ajouta:

--Il faut pourtant qu’elle s’habitue un peu à cette idée qu’elle ne

pourra sans doute plus reprendre avec Larcier les rapports d’amitié

qu’ils avaient jadis ensemble.

--Je ne sais pas si, malgré le crime de Larcier, Blanche n’aura pas pour

lui un grand élan d’indulgence...

--Oui, répondit M. Galoin, toujours mystérieux. Mais enfin, dans

l’hypothèse où elle serait contrainte de ne plus revoir Larcier, il

vaudrait mieux dès à présent peut-être, l’habituer à cette idée et

l’assurer qu’elle trouvera des consolations autre part. Il faut être

plein de gentillesse pour elle, et l’on peut, sans en avoir l’air,

l’accoutumer à cette idée de séparation...

Je ne comprenais pas très bien ce que disait l’inspecteur; je me

demandais s’il n’y avait pas dans ses paroles une certaine ironie, et

si, ayant remarqué l’intimité presque tendre qui existait entre Blanche

et moi, il ne voulait pas dire que, ces consolations dont il parlait,

Blanche les avait déjà trouvées.

La conversation s’arrêta. J’étais un peu fatigué et je repris avec M.

Galoin le chemin de l’hôtel.

L'affaire Larcier · 第 23 / 30 题