Quelques uns ont cru que l'usage de la _poudre_ venait de Pologne, où
l'on s'en servait, disent-ils, pour cacher les effets d'une maladie qui
là s'attache aux cheveux, la _plica polonica_. Ne nous aurait-elle pas
été rapportée de ce pays par Henri de Valois? Autant vaut en attribuer
l'origine à la coquetterie des Ursulines ou des Visitandines.
Après la révolution du 10 thermidor, la poudre faillit allumer à Paris
une guerre civile. Les gens qui en portaient tombaient à grands coups de
bâtons sur les gens qui n'en portaient pas, et réciproquement, comme
disent les mathématiciens. Il y eut bien des têtes de fêlées, bien des
bras de cassés avant qu'on entendît raison, et qu'on en vint de part et
d'autre à reconnaître que l'adoption d'une mode pouvait, à toute force,
n'être pas une manifestation d'opinion.
On publia alors dans le journal de Paris la lettre suivante: