Qu'il ne faut point s'embarrasser dans les choses extérieures.
1. J.-C. Mon fils, il faut que vous vous teniez dans l'ignorance de
beaucoup de choses; _que vous soyez comme mort au monde, et que le monde
soit mort pour vous_[421].
[421] Col., III, 3. Gal., VI, 14.
Il faut aussi fermer l'oreille à bien des discours, et penser plutôt à
vous conserver en paix.
Il vaut mieux détourner les yeux de ce qui déplaît, et laisser chacun
dans son sentiment, que de s'arrêter à contester.
Si vous prenez soin d'avoir Dieu pour vous, et que son jugement vous
soit toujours présent, vous supporterez sans peine d'être vaincu.
2. LE F. Hélas! Seigneur, où en sommes-nous venus? On pleure une perte
temporelle, on court, on se fatigue pour le moindre gain; et l'on oublie
les pertes de l'âme, ou l'on ne s'en souvient qu'à peine et bien tard.
On est attentif à ce qui ne sert peu ou point du tout, et l'on passe
avec négligence sur ce qui est souverainement nécessaire; parce que
l'homme se répand tout entier au dehors, et que, s'il ne rentre
promptement en lui-même, il demeure avec joie enseveli dans les choses
extérieures.