Il a les galons de conduite et de travail, partage ses cheveux noirs par
une raie et frise autant qu’il le peut sa moustache.
Il a acquis le droit de n’être ni tondu, ni glabre, par plusieurs années
de tableau d’honneur.
Les poils qui parent le crâne et la lèvre des prochains libérés leur
donnent déjà un visage libre.
Rivière était condamné à quinze ans. En voilà huit qu’il est ici. Un
jour, sur la route, il s’était embusqué avec un fusil de chasse derrière
la maisonnette du cantonnier, il a tiré. L’homme mort, il s’est enfui
sans rien lui dérober. C’est un assassin par dilettantisme.
Il va «bénéficier d’une mesure de clémence». La lourde porte d’Eysses va
s’ouvrir...