C’est aussi un poète et il adresse ces _Adieux suprêmes_ à un camarade
libéré:
Je t’écris cher ami que d’ici quelques jours
Je vais voir s’en aller peut-être pour toujours
Partir pour l’inconnu vers la terre africaine...
... Je ne vis jamais l’aube d’une dispute
Voiler un seul instant notre douce amitié.
L’ami qui dans cet antre partage bien souvent
Nos peines, nos chagrins et nos autres tourments
Finit par devenir un tronçon de nous-mêmes
Songe à tes amis qui sont là tout émus
Car ils ne te verront peut-être jamais plus,
Et qu’à leur grand plaisir de te voir partir d’Eysse
Soit mêlé, malgré eux, une ombre de tristesse.