Tout ce que la raison a pu conseiller, le gouvernement l'a fait pour
ramener le calme et la paix au sein de vos foyers; après de longs
délais, un nouveau délai a été donné pour le repentir. Un grand nombre
de citoyens a reconnu ses erreurs et s'est rallié au gouvernement qui,
sans haine et sans vengeance, sans crainte et sans soupçon, protége
également tous les citoyens, et punit ceux qui en méconnaissent les
devoirs.
Il ne peut plus rester armés contre la France que des hommes sans foi
comme sans patrie, des perfides instruments d'un ennemi étranger, ou
des brigands noircis de crimes, que l'indulgence même ne saurait
pardonner.
La sûreté de l'état et la sécurité des citoyens veulent que de pareils
hommes périssent par le fer, et tombent sous le glaive de la force
nationale; une plus longue patience ferait le triomphe des ennemis de
la république.
Des forces redoutables n'attendent que le signal pour disperser et
détruire ces brigands, que le signal soit donné.
Gardes nationales, joignez les efforts de vos bras à celui des troupes
de ligne! Si vous connaissez parmi vous des hommes partisans des
brigands, arrêtez-les; que nulle part ils ne trouvent d'asyle contre
le soldat qui va les poursuivre; et s'il était des traîtres qui
osassent les recevoir et les défendre, qu'ils périssent avec eux!
Habitants de l'Ouest, de ce dernier effort dépend la tranquillité de
votre pays, la sécurité de vos familles, la sûreté de vos propriétés;
d'un même coup vous terrasserez et les scélérats qui vous dépouillent,
et l'ennemi qui achète et paie leurs forfaits!
_Le premier consul_, BONAPARTE.
* * * * *
_Proclamation de la constitution._