SIÉYES, ROGER-DUCOS, BONAPARTE.

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_Arrêté du directoire exécutif, en date du 26 vendémiaire._

Le directoire exécutif, sur le rapport du ministre des relations

extérieures; considérant, 1º Que l'emprisonnement dans les cachots de

Hambourg, des citoyens Napper-Tandy et Blackwell, naturalisés

français, et attachés au service de la république, ainsi que celui des

citoyens Morris et Corbett, et leur extradition dans les mains des

agens de l'Angleterre, est un attentat contre le droit des gens, un

crime contre l'humanité, une grave offense faite à la république

française;

2º Que les lois de la neutralité imposent aux états qui jouissent de

ses bienfaits, des devoirs qui tiennent à tout ce que les principes de

la sociabilité et ceux du droit public ont de plus sacré;

3º Que le plus impérieux de ces devoirs est d'éloigner tout acte

d'hostilité du territoire neutre, et par-là, d'offrir à la personne de

tous les citoyens et sujets des nations belligérantes, une protection

assurée et un asyle égal contre toute violence exercée en vertu des

lois de la guerre;

4º Considérant que depuis que l'orgueil et le fanatisme de quelques

gouvernements sont parvenus à rallumer le feu de la guerre, les

attentats contre le droit des gens, se multiplient d'une manière

effrayante; que c'est surtout le chef d'un empire reculé au nord de

l'Europe et de l'Asie, qui, sans provocation de la part des Français,

s'est fait l'instrument de la haine du gouvernement anglais contre la

république française, et contre les principes libéraux et

philanthropiques sur lesquels elle est fondée; que ce chef prodigua

les menaces et les insultes à tous les gouvernements qui ne partagent

pas sa politique aveugle et passionnée;

5º Que si le cours de cette corruption morale et politique n'était pas

arrêté par un appel à tous les gouvernements qui n'ont pas encore

participé à cet état de dégradation, et par la punition de ceux qui en

ont partagé la honte; si, enfin, ces attentats n'étaient pas signalés

à l'opinion publique avec la réprobation qu'ils méritent, on pourrait

craindre qu'un jour les lois de la guerre fussent sans frein, et les

droits de la paix sans garantie; qu'il n'existât plus de barrières

contre les progrès d'une dissolution générale, et que l'Europe

rétrogradât rapidement vers l'état de barbarie;

Considérant enfin que la déférence d'un gouvernement à des ordres

atroces, ne peut être excusée par la considération de sa faiblesse,

surtout quand ce gouvernement s'est rendu coupable de la dépendance de

la position dans laquelle il s'est volontairement placé, et que tel

est le cas où se sont mis les magistrats de Hambourg, en ordonnant

l'incarcération des citoyens Napper-Tandy, Blackwell, Moris et

Corbett, et en refusant leur délivrance sur la preuve officielle

qu'ils étaient citoyens et officiers français;

A arrêté, le 17 vendémiaire:

ART. Ier. L'attentat commis par le gouvernement de Hambourg, sera

dénoncé à tous les gouvernements alliés et neutres, par les ministres

de la république, en résidence auprès de ces gouvernements.

II. Les agents consulaires et diplomatiques, en résidence auprès du

sénat de Hambourg, quitteront sur le champ la ville et son territoire.

III. Tout agent du gouvernement Hambourgeois, résidant en France,

recevra l'ordre de quitter le lieu de sa résidence dans les

vingt-quatre heures, et le territoire français dans huit jours.

IV. Un embargo général sera mis sur tous les bâtiments et vaisseaux

portant pavillon Hambourgeois, et existants dans les ports de la

république.

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Mémoires pour servir à l'Histoire de France sous Napoléon, Tome 1/2 écrits à Sainte-Hélène par les généraux qui ont partagé sa captivité · 第 53 / 109 题