La république était menacée d'une dissolution prochaine.
Le corps législatif vient de saisir la liberté sur le penchant du
précipice, pour la replacer sur d'inébranlables bases.
Les évènements sont enfin préparés pour notre bonheur et pour celui de
la postérité.
Que tous les républicains soient calmes, puisque leurs voeux doivent
être remplis; qu'ils résistent aux suggestions perfides de ceux qui
ne cherchent dans les évènements politiques que les moyens de
troubles, et dans les troubles que la perpétuité des mouvements et des
vengeances.
Que les faibles se rassurent, ils sont avec les forts; que chacun
suive avec sécurité le cours de ses affaires et de ses habitudes
domestiques.
Ceux-là seuls ont à craindre et doivent s'arrêter, qui sèment les
inquiétudes, égarent les esprits et préparent le désordre. Toutes les
mesures de répression sont prises et assurées; les instigateurs des
troubles, les provocateurs à la royauté, tous ceux qui pourraient
attenter à la sûreté publique ou particulière, seront saisis et livrés
à la justice.
_Signé_, FOUCHÉ.
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_Séance du conseil des Anciens._