18 brumaire.

Engagé dans les affaires publiques, uniquement par ma passion pour la

liberté, je n'ai consenti à accepter la première magistrature de

l'état que pour la soutenir dans les périls par mon dévouement; pour

préserver des atteintes de ses ennemis les patriotes compromis dans sa

cause, et pour assurer aux défenseurs de la patrie ces soins

particuliers qui ne pouvaient leur être plus constamment donnés que

par un citoyen anciennement témoin de leurs vertus héroïques, et

toujours touché de leurs besoins.

La gloire qui accompagne le retour du guerrier illustre à qui j'ai eu

le bonheur d'ouvrir le chemin de la gloire, les marques éclatantes de

confiance que lui donne le corps législatif, et le décret de la

représentation nationale, m'ont convaincu que quelque soit le poste où

m'appelle désormais l'intérêt public, les périls de la liberté sont

surmontés et les intérêts des armées garantis. Je rentre avec joie

dans les rangs de simple citoyen; heureux, après tant d'orages, de

remettre entiers et plus respectables que jamais les destins de la

république, dont j'ai partagé le dépôt!

Salut et respect, BARRAS.

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Mémoires pour servir à l'Histoire de France sous Napoléon, Tome 1/2 écrits à Sainte-Hélène par les généraux qui ont partagé sa captivité · 第 49 / 109 题