dont le cœur éveillé à l'amour, est, toujours par la faute du mari,
resté inassouvi? Elles seront des déclassées, prêtes à toutes les
consolations, c'est-à-dire à toutes les chutes, dans une société
implacable et qui pourtant devrait avoir pitié de ces victimes, de ces
malades, dont le martyre est venu du cœur et des nerfs. Voir: _Études
cliniques sur l'hystéro-épilepsie_ par P. Richer, avec une préface de
Charcot (Delahaye, éditeur. 1881). _Causes criminelles et mondaines_,
par A. Bataille (Dentu, éditeur, 1881). Rétif de la Bretonne. _Les
gynographes ou idées de deux honnêtes femmes sur un projet de
règlement, proposé à toute l'Europe, pour remettre les femmes a leur
place et opérer le bonheur des deux sexes_ (_La Haye_, 1777). Mandsley.
_Pathologie de l'esprit_ (Germer-Baillière, éditeur). V. _Traité de
médecine légale_, par Taylor, Professeur à Guy's Hopital, traduit par
Contagne, D. M. P. à Lyon. N'oublions pas non plus les ouvrages, les
rapports, les savantes cliniques des professeurs Lasègue, Proust, Paul
Lorain, Chambert, Woillez, Charcot, Duguet, Brouardel, Péan, Mottet,
Blanche, Falret, Legrand du Saulle Saint-Germain, Labbé, Duplay, dignes
continuateurs des grands praticiens français.
[211] _Lettres persanes_, 116.
[212] _Essais moraux et philosophiques_, 18.
[213] _Analyse raisonnée du Code civil_, t. I^{er}, p. 218.
[214] Dumas, _La princesse de Bagdad_ (acte III). Une jeune et
charmante femme, rivée à un mari brutal, joueur et noctambule, me
disait un jour: Si je n'avais pas une fille, j'aurais depuis longtemps
demandé le repos au poison et le sommeil éternel à une tombe, délaissée
comme l'a été toujours mon âme.
[215] M. Léon Renault, Rapport, p. 21.
[216] M. Ernest Legouvé, membre de l'Académie française, fils de
Jean-Baptiste Legouvé, auteur du _Mérite des femmes_, est petit-fils de
Legouvé, avocat au Parlement qui présentait au roi (14 octobre 1775)
une requête dans l'intérêt des enfants protestants, nés sans état
(_Pénalités anciennes_, Plon éditeur).
[217] «Dès qu'on a des enfants, dit M. Jules Simon, on doit vivre pour
eux et non pour soi.» _La liberté_, t. I^{er}, p. 361.
[218] _Essais moraux et politiques_, 18^e essai.
[219] Pièces justificatives XI, XIII, XVI. En 1387, les femmes du comté
d'Eu ne payent aucun droit, pour le vin, qu'elles buvaient pendant leur
coucher. _Trésor judiciaire de la France_—Plon éditeur.
[220] L'abbé Vidieu.
[221] M. Taine, _Notes sur l'Angleterre_.
[222] M. Georges Berry, _Moralité du divorce_, p. 80.
[223] Séance du 20 floréal an III (28 mai 1795).
[224] Séance du 2 thermidor an III (21 juillet 1795).
[225] Moniteur réimprimé en 1852.—T. XXVIII, p. 490.
[226] V. M. Glasson, _op. cit._, 2^e édition.
[227] Locré, _Proleg. Hist. des codes_, t. I^{er}, p. 92.
[228] M. J. Simon, _Liberté civile_, ch. I^{er}.
[229] _L'Europe politique et sociale._ (Maurice Block.)
[230] V. Rapport de M. Léon Renault, p. 45, et Em. Combier. (_Thèse._)
[231] V. Yvernès. _Justice civile et commerciale en Europe_, 1876.
[232] V. _Exposé statistique de Suède_, 1878.
[233] Dans le canton de Zurich, on compte, en 1875, 5,43 divorces sur
100 mariages; en 1876, 8,91; en 1877, 6,92; en 1878, 7,62. Dans le
canton de Schaffouse, en 1875, 6,68; en 1876, 14,02; en 1877, 12,94; en
1878, 6,67. Dans l'Appenzell, en 1875, 7,65; en 1876, 5,19; en 1877,
13,05; en 1878, 15,45. Dans le canton de Vaud, en 1875, 2,78; en 1876,
4,75; en 1878, 4,45. Dans le canton de Neufchâtel, en 1875, 1,74; en
1876, 3,11; en 1877, 4,50.
[234] Yvernès, _op. cit._
[235] Séparations de corps demandées à Paris à l'assistance judiciaire
6,673: 3,062 admises, 2,019 rejetées.
Séparations de biens, 2,137 demandées: 1,324 admises, 625 rejetées.
Devant cette juridiction, 11,252 demandes sont admises et 8,567
rejetées après sérieux examen.
[236] Voir: _La loi sur le travail des enfants dans les manufactures_,
commentée par Jules Périn, avocat; et la brochure du même auteur sur
les _Saltimbanques_. Cosse et Marchal, éditeurs, place Dauphine, 27.
[237] Sur 80 membres, le Conseil municipal de Paris, compte en 1880, 13
médecins, 3 avocats; faut-il féliciter leurs clients ou la ville? on
hésite.
[238] Dernièrement, on a appris qu'un lieutenant (fils du baron colonel
Ponsard), a été, à la tête de sa compagnie, abattu par deux coups de
fusil, tirés par un soldat, qu'il venait de réprimander et de punir.
L'assassin, condamné à la peine de mort par l'unanimité du Conseil
de guerre de Grenoble, fut gracié (1880). Il est vrai que la victime
laisse une mère veuve et une sœur, dont il était l'orgueil et l'espoir;
nous le savons personnellement, ayant connu cette honorable famille.
M. de Montalembert (de l'Académie française) condamné, sous l'Empire,
pour délit de presse, à Paris, se pourvut devant la Cour (chambre
correctionnelle), pour y refuser dédaigneusement, par la voix de
Berryer, la grâce, que lui avait accordée Napoléon III, avant
l'expiration du délai d'appel, accordé au prévenu.
[239] En janvier 1860, il m'a été donné de faire visite, chez lui,
au poète Nîmois, l'auteur inspiré de l'_Ange et l'enfant_. Dans
notre conversation, il m'a surtout parlé de Paris et de son illustre
protecteur et compatriote Guizot, le grand ministre et l'illustre
historien.
[240] Dreyfous, éditeur, rue du Faubourg-Montmartre, 13.
[241] Voir aussi _Madame Bovary_, l'œuvre vivante de notre ami Gustave
Flaubert, si prématurément enlevé aux lettres. (Charpentier, éditeur.)
[242] La police des mœurs a beaucoup fait parler d'elle, depuis quelque
temps (1881). Tandis que les uns ont réclamé la suppression de la
brigade spécialement chargée de ce service, qui serait désormais confié
aux sergents de ville, d'autres se sont contentés de demander des
modifications, ou plutôt des améliorations de l'état de choses actuel.
Nous croyons savoir qu'il sera bientôt donné satisfaction, dans la
mesure du possible, à ce dernier désir. Loin de tolérer la liberté de
la prostitution, le préfet de police songerait, au contraire, à prendre
des mesures plus sévères à l'égard de certains individus rôdeurs de
barrières, dont les moyens d'existence sont inavouables.
De même que le recéleur fait le voleur, de même le souteneur fait la
prostituée, a dit récemment au conseil municipal M. Andrieux. Le fait
est certain. C'est donc surtout contre cette catégorie de gens sans
aveu que la Préfecture de police va sévir. Leur nombre a augmenté
dans de telles proportions durant cet dernières années, qu'il est
indispensable d'adopter une réglementation nouvelle pour mettre fin à
une situation qui ne fait qu'empirer. Les honnêtes gens ne pourront que
remercier le préfet de police de prendre les dispositions nécessaires,
pour nettoyer ces écuries d'Augias.
[243] Les mesures arbitraires, administratives, seront enfin
supprimées, à commencer par cette visite corporelle infligée, redoutée
comme un reste de torture. Il y aura des peines prononcées pour
contravention de simple police, et des jugements constatant les délits
commis publiquement et réprimés par l'article 330 du Code pénal leurs
coauteurs ou complices. Seront impunies les filles qui consentiront
à être parquées dans les maisons de tolérances dont l'intérêt, bien
entendu, est de se soumettre à toutes les conditions sanitaires
imposées par l'administration, qui les surveille sans cesse.
CONSEIL MUNICIPAL DE PARIS
_Séance du 28 décembre 1880._
Reprise de la discussion relative à la suppression de la brigade des
mœurs et du dispensaire de salubrité.
Plusieurs conseillers déposent la proposition suivante: «Cette brigade
sera supprimée, à partir du 1^{er} janvier 1882; M. le préfet de
police est invité à étudier et à proposer d'ici à cette époque une
organisation conforme aux indications contenues dans le rapport de la
commission du budget.»
Deux amendements sont proposés: l'un auquel se rallie M. le préfet de
police, invite celui-ci à étudier une réglementation nouvelle de la
police des mœurs et, au besoin, à provoquer le vote d'une loi nouvelle
sur la matière; mais le conseil adopte, article par article, un autre
amendement en quatre articles, par lequel l'administration municipale
est invitée: à présenter un projet d'installation de services médicaux
gratuits contre les maladies syphilitiques,—à étudier le moyen de
remplacer les agents des mœurs par des gardiens de la paix pour le
service d'ordre public,—à renvoyer à la justice régulière les délits
ou contraventions soumis aujourd'hui à l'arbitraire administratif,—à
supprimer la brigade des mœurs. Le vote sur l'ensemble donne 33 voix
pour l'adoption et 12 contre.
[244] _Des récidives en matière criminelle_, par M. l'avocat général
Petiton, discours de rentrée à la Cour de cassation (3 novembre
1880).—_Des réformes judiciaires et de l'instruction ouverte_, discours
de rentrée prononcé par M. Dauphin, sénateur, procureur général près la
Cour d'appel de Paris (3 novembre 1880).
[245] Voir les beaux discours prononcés au sénat, par MM. Jules Simon,
d'Audiffret-Pasquier, Buffet, Oscar de Vallée (1880).
[246] La commission de la presse s'évertue, depuis un an, sans rien
produire, à faire autrement, sinon mieux que le décret du 17 février
1852.
[247] Après certains renseignements envoyés par la police anglaise, le
parquet de Bruxelles a fait une descente dans une maison de tolérance
qui lui avait été désignée. L'enquête, qui a duré neuf heures, a révélé
qu'une jeune Anglaise était entrée dans cette maison à l'âge de quinze
ans, encore pure. Le «tenancier» a été arrêté et condamné en 1880, à
payer 1000 francs de dommages-intérêts à mademoiselle Tanner, cette
jeune Anglaise qu'il avait séquestrée, chez lui, refusant de la laisser
emmener par un riche Américain, s'intéressant à elle, qui, malgré son
nom, n'avait pas jeûné.
[248] Maxime Du Camp, _Paris et ses organes_.
[249] Un collège, il est vrai qu'il est en Champagne, a vu refuser tous
ses candidats à l'examen (1880)!
[250] On devrait bien décréter la science (laïque ou même cléricale)
obligatoire pour tous.
[251] Les attroupements étaient punis, sous l'ancienne monarchie, comme
acte de rébellion en réunion.—Nos agitations politiques amenèrent vite
les décrets des 26-27 juillet 1791, complétant la loi du 21 octobre
1789, auxquels il faut ajouter les articles 96, 265 du Code pénal, les
lois du 8 octobre 1830, 10 avril 1831, qui prescrivent l'emploi de la
force, après sommations précédées d'un roulement de tambour ou de son
de trompe. Il n'y a plus maintenant de tambours!
[252] Louis XIV, dont le règne fut si glorieux et si long, donnait
aux officiers et archers de la compagnie du guet leur solde et
gratification, sur les États du comptant, où se trouvent aussi 60,000
francs pour les pauvres et malades des faubourgs de Paris. (_Archives
nationales_, _section historique_, _K._ 12,072.)
[253] En 1869, on ne comptait guère plus de 4,800 agents. Aujourd'hui,
les cadres comprennent 7,800 commissaires de police, officiers de paix,
inspecteurs, brigadiers, sous-brigadiers, gardiens de la paix, etc.,
etc. Ce personnel ne coûte pas moins de 15,400,000 francs, dont moitié
est supportée par l'Etat, moitié par la Ville de Paris. De pareils
chiffres paraissent déjà fort respectables. Eh bien, cependant, nous
sommes à la veille de les voir s'accroître encore.
Nous apprenons, en effet, que M. Andrieux, loin de supprimer telle
ou telle brigade affectée à un service spécial, songe au contraire à
en augmenter le nombre. Aujourd'hui, les gardiens de la paix sont au
nombre de 6,800; il s'agirait d'y joindre 200 nouvelles recrues, de
manière à arriver au chiffre rond de 7,000. Il est question de proposer
au conseil municipal l'établissement de patrouilles de nuit. Pour cette
organisation nouvelle, on choisirait les gardiens de la paix, qui ont
fait leur service dans la cavalerie.
Ce projet est en ce moment élaboré à la Préfecture de police et
nous croyons savoir qu'il est approuvé d'avance par le ministre de
l'intérieur.
[254] Une enfant de huit ans, arrêtée en ces circonstances, interrogée
sur les provocations, dont sa jeunesse eut dû la préserver, répondait
en souriant: Je ne travaille qu'avec mes mains!
[255] Les duels ont lieu surtout lorsque la poursuite paraît devoir
être lente ou incertaine, suivie aux assises d'un acquittement ou en
police correctionnelle d'une condamnation, pour coups et blessures,
alors que l'intention homicide est revendiquée par l'inculpé. (22 juin
1837. Arrêt rendu sur le réquisitoire du procureur général Dupin.)
[256] Ces vengeances féminines, devant le jury, trouvent indulgence
ou impunité. (Assises de la Seine, affaire de la femme Paulard, 13
décembre 1880). A Laon, Virginie Dumaire a été condamnée à 10 années de
réclusion, pour avoir tué son amant qui allait se marier.
[257] De pareils accidents, dont les témoins cherchent à dissimuler les
circonstances, au début, sont bien fréquents à Paris.
[258] Une pénalité devrait atteindre les parents qui refusent de
reprendre leurs enfants arrêtés.
[259] _Rapport du directeur de l'Assistance publique_, 1880.—Signalons
l'institution organisée par M. Voisin, ancien préfet de police,
conseiller à la Cour de cassation, pour faciliter si utilement
l'admission dans les armées de terre et de mer des enfants abandonnés,
dignes de tout intérêt, les colonies dépendant du ministère de
l'intérieur, la colonie fondée à Orgeville, par M. G. Bonjean.
[260] De nos jours, on a tenté d'offrir aux régicides des armes
d'honneur, pour perpétuer, dans leur famille et la mémoire des hommes,
le souvenir des crimes accomplis ou tentés.
[261] Les Américains dépassent, pour l'esprit pratique et utilitaire,
les Anglais.
[262] _Lettres de madame de Maintenon._—_Mémoires complets_ 24 vol
(_Bibliot. nation._).—_État de la France où l'on voit tous les princes,
ducs et pairs, ensemble les noms des officiers de la maison du roy,
avecque leurs gages, privilèges, suivant l'état porté à la cour des
Aydes_ (dédié au roy), 3 vol in-12. Paris, Trabouillet, 1697. Cet
ouvrage donne les détails sur le cérémonial pour le lever, le coucher,
l'habillement du roy, l'emploi de sa journée.
[263] En 1684, le roi, qui se levait entre huit et neuf heures du
matin, allait chez madame de Maintenon, de sept heures du soir jusqu'à
dix heures, qui était l'heure de son souper; après quoi, il passait
chez madame de Montespan jusqu'à minuit, et le petit coucher était
ordinairement fini à minuit et demi, au plus tard, à une heure.
[264] La veuve de Scarron déterminait le roi à entreprendre des
travaux ruineux, pour les finances et les hommes, à Maintenon, où
20,000 soldats empruntés aux régiments de Picardie, Champagne, Royal
des Vaisseaux, Languedoc, Navarre, Feuquières, Crussol, La Fare,
Fusiliers du Roi, Alsace, Vaubecourt, Lyonnais, Dauphin, la Reine,
Anjou, Vermandois, Dragons, remuaient des terres, sous le commandement
du Marquis d'Uxelles, surveillant 8,000 maçons. La favorite écrivait
à madame St. Géran (28 juillet 1687): Les hommes sont bien fous de se
donner tant de soins, pour embellir une demeure, où ils n'ont que deux
jours à loger. (Voir aux Archives les États du Comptant, signés par
Louis XIV.)
[265] Ne disons pas de mal de cette profession et souvenons-nous
qu'un chirurgien dentiste (en 1763) rue Mauconseil, au premier étage,
nommé Talma, originaire du Brabant, mais de souche Espagnole, eut,
le 15 octobre, pour fils, François-Joseph, qui fut le plus illustre
tragédien, non seulement de France, mais du monde entier. En face,
était un bureau de loterie, tenu par le Castillan Mira, dit Brunet,
où naquit Jean Joseph (1766), mort en 1851, qui fonda les Variétés
(1805), où il obtint les succès comiques, qu'il avait déjà ébauchés sur
le théâtre de la Cité (ancien Prado) avec Odry, Legrand, Lepeintre et
Potier.
[266] Des faits de cette nature sont fréquents, souvent cachés
par le silence intéressé des victimes ou des familles. Espérons
qu'ils sont limités à la libre Amérique, en souhaitant que l'éther
et le chloroforme, toujours si délicats, si difficiles à manier,
ne soient appliqués que par des docteurs-médecins et non par des
M^{ns}-dentistes, ce qui veut dire seulement: _Mécaniciens-Dentistes_!
(Voir les débats de l'affaire _femme Préterre_ contre son mari.—Cour de
Paris, chambre civile, M^{es} Allou et Housse.)
[267] Loi du 27 décembre 1880.
[268] Les suicides dans l'arrondissement de Laon (1853).
[269] Surtout dans la jeunesse ou dans la vieillesse:
Car lorsqu'on est très vieux, on devient très enfant.
(VICTOR HUGO).
[270] Ce précurseur de Prévot, de Billoir, de Menesclou, renvoyé devant
le deuxième conseil de guerre, à Paris, fut condamné à une année
seulement d'emprisonnement, pour violation de sépultures. (_Gazette des
Tribunaux_, 11 juillet 1849.)
[271] Voir la remarquable lettre de M. le premier président Gilardin,
adressée à Ambroise Tardieu, sur la responsabilité des aliénés et leurs
testaments. (Les aliénés. (Proposition Gambetta et Magnin.) Delahaye,
éditeur.)
[272] Claretie. _Les amours d'un interne._
[273] Tardieu (Amb.).—_Médecine légale._ Lacassagne.—_Le tatouage dans
l'armée._
[274] _Les femmes d'après les statistiques criminelles._
On vient de publier, dans les vingt mairies de Paris, le tableau des
condamnations prononcées par la Cour d'assises de la Seine, dans les
mois de mai et juin 1880.
Ce tableau relate 28 sentences prononcées contre un pareil nombre
d'individus, dont 25 du sexe masculin et 3 du sexe féminin.
La femme disparaît de plus en plus des annales de la criminalité.
Les seules qui y paraissent encore sont condamnées pour le crime
d'infanticide.
Aucune condamnation à mort ne figure sur le tableau de ces deux mois.
[275] Voir le discours de M. l'avocat général Petiton (3 novembre 1729).
[276] Sarcey.
[277] Le projet de divorce, préparé par des discussions, est à l'ordre
du jour, en attendant que les chambres le discutent. De là complet
relâchement du lien conjugal, dans toutes les classes.
[278] Une prison pour les cochers, pris en maraude et en contravention,
renfermés et réduits à jouer au bouchon, rappelle la détention infligée
jadis aux gardes nationaux récalcitrants!
[279] _Le Bailliage du Palais._ (Willem, éditeur à Paris.)
[280] _Description de la ville de Paris_, par Germain Brun (1728).
[281] _Les métiers de Paris._ (Leroux, éditeur à Paris.)
LIVRES A CONSULTER
Legrand du Saulle.—_Médecine légale._
_Curiosités des anciennes Justices._ (Plon, éditeur, Paris.)
_Pénalités anciennes, supplices, prisons et grâces._ (Plon.)
_Le Châtelet._ (Didier, éditeur.)
_Des attentats à la pudeur_, par le professeur Ambroise Tardieu.
_Les métiers de Paris._ (Leroux, éditeur, Paris.)
_Le Parlement de Paris._ (Marchal et Billard, place Dauphine.)
_Les aliénés._—Proposition Gambetta et Magnin. (Delahaye, éditeur.)
_Les registres criminels du Châtelet_, par Duplès-Agier.
_Registre de Saint-Martin des Champs_, par M. Tanon, directeur des
affaires criminelles.
_Étude sur les séparations de corps_, par M. Dussac, D. M. P.
Briand et Chaudé.—_Médecine légale._
_Histoire de la Médecine légale._ (Charpentier, éditeur.)
Devergie.—_Médecine légale._
Lacassagne.—_Médecine judiciaire._
Filleau.—_Des maladies vénériennes._
Parent-Duchâtelet.—_De la prostitution._
Lecour.—_De la prostitution à Paris et à Londres._
Casper.—_De la Médecine légale._ (Berlin.)
Taylor.—_De la Médecine légale._ (Londres.)
_La prostitution_, par le docteur Mireur.
_Des déformations vulvaires_, par le docteur Martineau, médecin de
l'Ourcine.
_Des organes génitaux externes, chez les prostituées_, par le docteur
Charpy.
Delamare.—_Collection des manuscrits._ (Biblioth. Nation.)
_Éloge de Louis, secrétaire perpétuel de l'Académie Royale de
Chirurgie_, par M. le docteur Louis A. Segond.
Regneri de Graaf.—_De mulierum organis generationi inservientibus._
(Lugd. Batav. ex officinâ Hockianâ. 1772.)
_Du mouvement des muscles_, de Galien, traduit par maître Jehan
Canappe. (Lyon, chez Sulpice Sabbon, pour Antoine Constantin. 1541.)
_Le livre des présaiges du Divin Hyppocrate_, translaté par maître
Pierre Vernei. (Lyon, Éstienne Dolet. 1542.)
_L'anatomie des os du corps humain_, de Galien, traduit par maître
Jehan Canappe. (Lyon, Éstienne Dolet. 1541.)
_De la raison de curer par évacuation du sang_, de Galien. (Lyon, chez
Sulpice Sabbon, pour Antoine Constantin.)
_La manière de traiter les playes, faites par harquebuse, et autres
bâtons à feu_, par Ambroise Paré. (Paris, veuve Debris. 1552.)
_Administration anatomique_, de Galien, traduit par M. Jacques
Daleschampes, docteur en médecine. (Lyon, 1571.)
_Les morphiomones_, par le docteur Levinstein. (Berlin.)
_Mémoires sur les Ordonnances de d'Aguesseau_, par Monnier. (Orléans,
1858. Imprimerie Colas-Gordin.)
_La justice civile et criminelle dans les cahiers de 1789_, par M.
Preux, avocat général à Douai. (1864.)
_Examen des comptes de la justice criminelle_, par le docteur
Vingtrinier. (Rouen, 1864.)
_Le droit criminel avant la Révolution_, par Campenon. (Paris, 1864.)
_Les Maîtres des Requêtes et les États de Bourgogne_, par Jules Pautel.
(Durand, éditeur à Paris, 1864.)
_Essai sur les institutions judiciaires d'Avignon, et du comté
Venaissin, sous les Papes_, par M. Victor Faudon, substitut du
procureur général à Nîmes. (1867.)
_De l'origine des épreuves judiciaires_, par M. E. Châtillon, substitut
du procureur général à Nancy. (1863.)
_Claudius Cantiuncula, jurisconsulte Messin_ (XVI^e _siècle_), par M.
Prost. (Metz, 1868.)
_Des jugements par jurés, en matière civile anciennement établis dans
quelques tribunaux de la France_, par M. Levrier, lieutenant général du
bailliage royal de Meulan. (Mai 1790, Paris, chez Belin.)
_Vie privée et criminelle d'Antoine François Desrues, détail de ses
crimes._ (Paris, Caillaux, 1777, in-8º.)
_Paris sous Philippe le Bel_, par Géraud (Paris, Crapelet, 1837).
_Paris pendant la domination anglaise_ (1420-1439), par Longnon.
(Paris, Champion, 1878.)
_Antiquités de Paris_, par Gilles Corrozet, avec notice de Bonnardot.
(Guiraudet et Louvurt, 1848).
_La ville de Paris_ (XV^e siècle), par Guillebert de Metz. (Paris,
Aubry, 1856.)
_Théâtre des Antiquités de Paris_, par Du Breul. (Paris, 1639).
_Histoire de Paris_, par Dulaure. (Paris, 1839.)
_La démagogie à Paris_, en 1793, par Dauban. (Plon, éditeur.)
_Pariseum_, par Blanvillain. (Paris, 1802.)
_Les désastres de Paris_, par la Commune, par Z. Mottu.
_Idées anti-Proudhoniennes sur l'amour, les femmes et le mariage_, par
Juliette Lambert. (Lévy, Paris, 1862.)
_Mémoires de Vidocq._
_Mémoires de Canler_, ancien chef de service de sûreté. ( Paris, in-12.)
_Le monde des coquins_, par Moreau Christophe, inspecteur général des
prisons. (Dentu éditeur, 1863.)
_Curiosités judiciaires_, par Warée. (1858.)
_La femme dans l'antiquité_, par de Rainneville. (1865.)
_La femme au XVIII^e siècle_, par Edmond et Jules de Goncourt. (1862.)
_Le droit des femmes_, par Al. Assolant. (1868.)
_De la prostitution en Europe_, par Rabertaux. (1851.)
_Le Roman d'une femme_, O. Feuillet, de l'Académie française. (1878, M.
Lévy.)
_Les rues du vieux Paris_, par Victor Fournel. (Didot, éditeur.)
_Les mœurs de Paris._ (Amsterdam, Cortet, 1748.)
_Notes sur Paris_, par Faure. (Hachette, 1867.)
_Histoire des galeries du Palais-Royal_, par Lefaure. (Paris, Martenon,
1863.)
Huyssmans. _Croquis parisiens._
_Histoire des barrières de Paris_, par A. Delvau. (Paris, Dentu, 1863.)
_Le vrai théâtre de Paris_, par Dessessart, avocat au Parlement.
(Paris, 1777.)
_Histoire de saint Louis_, par le sire de Joinville, publié par de
Wailly. (Didot éditeur.)
_Le Roi des grecs_, par Adolphe Belot. (1881).
_Les amours d'un interne_, par Jules Claretie. (1881.)
Héquet.—_De l'indécence aux hommes d'accoucher les femmes et de
l'obligation aux mères de nourrir leurs enfants._ (Paris, 1744. In-12.)
_Instructions chrétiennes sur la manière dont on doit se conduire en
carême et sur les désordres du carnaval._ (Paris, 1722. In-12.—Lottin.)