Je redoute de sortir. La joie de la terre me pénètre et m’alanguit.
Cette fête nuptiale des eaux, du ciel, des arbres, dans la lumière
glorieuse de l’été, a pour moi l’amertume d’un charme, qui me lie à des
désirs sans nom.
Autour de l’École, les jardins embaument; leur odeur me grise, ils ont
l’odeur voluptueuse d’êtres vivants.
Je ne passerai plus sur la terrasse, l’odeur suffocante des lilas et des
sureaux me brûle le sang, la fièvre me dévore jusqu’au creux des mains.