7 juin.

Mlle Vormèse a été bonne pour moi; elle est venue ici, elle y a pleuré.

Souvent elle m’emmène dans le parc, vers ce banc de pierre que nous

aimions, elle me parle de Charlotte; elle croit, elle, à la survivance

des âmes. Je pleure, mais j’ai foi.

Mlle Vormèse m’a apporté ses livres, tous ses Guyau, ses Confessions de

saint Augustin, son Imitation. Elle veut que je lise; sa bienveillance

me relève.

Mme Jules Ferron doit me trouver bien lâche de vivre avec ma douleur;

elle m’a dit des mots que je n’ai pas compris; au bonsoir, elle me tend

la main et ne me parle pas.

Les Sèvriennes · 第 146 / 222 题