Le ministère vient de nous envoyer une jeune Grecque, Sophie Triparti,
grosse fille à peau noire, huileuse, portant moustache... et face à
main, mais de beaux yeux dans une tête de Turc. Elle est le point de
mire de l’École; on répète ses mots qui ne manquent pas de verdeur.
Est-elle innocente?
Ne l’est-elle pas?
Agnès? Peut-être.
C’est une distraction bien superflue, nous sommes bourrées de travail;
j’en perds la tête.
D’Aveline multiplie les explications de texte, ces tours de force, où, à
propos de quatre vers, il faut expliquer le génie d’un auteur. Rien de
plus artificiel, rien de plus brillant que cet exercice oratoire: à
propos de Victor Hugo--_les Pauvres gens_--pillez l’Épopée depuis
Homère; à propos d’une phrase de Michelet, retournez à Virgile.
«Tout est dans tout, comme dit l’autre.» Le truc, c’est de serrer le
texte d’assez près, en l’élargissant de façon incommensurable!
Voilà le triomphe de Jeanne Viole.
Au cours de Jérôme Pâtre, ce sont des batailles passionnantes; autour du
Positivisme, chacune s’engage, s’enferre quelquefois. Mais hélas, de ces
éternelles discussions, trop d’idées surgissent, jamais une seule ne
domine les autres.
J’en arrive à croire que les livres ne nous apprennent rien de certain
sur la vie, que le mieux c’est encore d’obéir à l’instinct.