Voici Pâques; je pars en vacances, j’irai à Barbizon voir Berthe et son
père, puis je rejoindrai Charlotte et son fiancé, nous avons tout un
programme de promenades à faire dans Paris.
Mon cœur bat trop vite, comme je vais être heureuse avec eux.
Barbizon, jour de Pâques.
Il pleut, pas moyen de courir en forêt, nous restons là, calfeutrés dans
la chambre; Berthe déclame _Salammbô_, M. Passy somnole dans un vieux
fauteuil mal rempaillé, sa chatte entre les bras. J’écoute, mais ma
pensée est loin, elle tournaille obstinément, autour d’une autre chambre
que j’aime, où vit, où respire, où travaille si joyeusement Charlotte.
Ma pensée les voit, je leur ris. Il fait bon ici près de Berthe, mais je
voudrais être là-bas, auprès d’eux.