Je suis à la torture: que dire d’André Chénier, s’il faut ignorer cette
partie de son œuvre, qui à mon sens, vaut bien les Idylles de Théocrite
et certaines pages de Virgile.
Si j’allais consulter Mlle Vormèse... j’y vais.
Mlle Vormèse a prononcé ce vilain mot de «poésie érotique». Cela suffit
pour éclairer mon ignorance et m’interdire toute allusion à ces vers.
Allons sagement, classons les fiches que j’ai tirées de Sainte-Beuve, de
Jules Lemaître, de Faguet, et cuisinons une belle petite conférence pour
jeunes filles, sur le Chénier des _Iambes_ et des _Idylles_, sans même
leur dire, que l’homme qui écrivit ces vers était beau comme un Dieu.