La maison est silencieuse, l’âme de ces vieux murs, de ces ronces, de
ces arbres, s’est envolée ce matin. Les cloches sonnent tristement,
lentement; personne à qui parler de ses morts. Ils sont là pourtant,
auprès de moi, les chers disparus, je sens leurs yeux sur moi; embrasser
ma mère, ô comme je voudrais embrasser maman...
La corde a chanté sous mon doigt, très grave; le jet d’eau s’est tu,
pris de langueur; la nuit tombe: ô triste jour de Toussaint... mon âme
écoute leur âme.