Il vint un jour cependant où Stoltz se présenta avec un gilet si bien
fait, et d'une nuance si nouvelle, que les torts que pouvait avoir M.
Lauter à l'égard de sa femme s'en trouvèrent considérablement accrus.
Mme Lauter alors décida que son mari n'appréciait pas la persévérance
avec laquelle elle restait fidèle à ses devoirs; que c'était trop
longtemps jeter des perles devant un pareil époux; et qu'il serait
injuste et barbare de laisser périr Stoltz d'une douleur qui, disait le
même Stoltz, ne pouvait tarder beaucoup à le mettre au tombeau. Un
matin donc, M. Lauter se réveilla à l'état d'époux trahi et malheureux.