RADIOTHÉRAPIE ET RADIUMTHÉRAPIE

Dans les chapitres qui précèdent, l'importance de la Radiologie a été

examinée au point de vue de son utilisation pendant la guerre et de son

emploi, en principe analogue, en temps de paix. Mais il existe une autre

application des rayons X, dont l'importance est considérable; c'est le

traitement de certaines maladies par les rayons X ou la _radiothérapie_.

A cette méthode de traitement se rattache une méthode analogue utilisant

des moyens entièrement différents: le traitement par les rayons des

radio-éléments ou _radiumthérapie_.

RADIOTHÉRAPIE.--Nous avons vu déjà que les rayons X produisent sur

l'organisme des effets physiologiques qui peuvent être extrêmement

dangereux, mais qui peuvent aussi offrir un moyen de combattre certaines

maladies. Parmi celles-ci, on peut signaler diverses maladies de la

peau: ulcères superficiels, tâches de lie de vin, etc.

On peut aussi obtenir des succès remarquables dans le traitement de

tumeurs malignes profondes, en particulier de sarcomes. Ce résultat est

extrêmement important, car on sait quels sont les ravages imputables

au cancer, et combien ce fléau est difficile à combattre, malgré les

bienfaits de la technique chirurgicale.

La technique de la radiothérapie est quelque peu différente de celle qui

convient à la radiologie employée comme méthode d'examen. Pour cette

dernière, en effet, une grande puissance d'action n'est pas toujours

exigée; ce n'est qu'exceptionnellement que l'on aura besoin d'une grande

intensité de rayonnement, pour obtenir une radiographie instantanée.

De plus, le rayonnement utilisé doit avoir un pouvoir pénétrant moyen

qui correspond à une tension d'environ 50.000 volts. En radiothérapie,

au contraire, il est, en général, nécessaire de faire agir les rayons

jusqu'à une certaine profondeur, aussi uniformément que possible, et à

cet effet on emploie, de préférence, le rayonnement très pénétrant que

l'on peut faire émettre à un tube Coolidge actionné par un appareil

intensif, sous une tension qui peut dépasser 100.000 volts.

Si la radiothérapie demande un appareillage puissant, elle exige aussi

une compétence toute spéciale. Les rayons y sont employés avec des

doses parfois considérables, car il s'agit ici de provoquer leur effet

physiologique, au lieu de l'éviter, comme dans le cas d'un examen

radiologique. La radiothérapie ne peut donc être pratiquée que par un

médecin spécialiste compétent; elle exige la connaissance approfondie de

l'action des rayons sur les tissus, action qui dépend des conditions de

l'application, lesquelles sont elles-mêmes très variées.

On peut en conclure que la place de la radiothérapie n'est pas en

général indiquée dans les nombreux postes radiologiques normaux faisant

partie de l'organisation radiologique d'après guerre, et ne possédant

ni la puissance nécessaire ni un personnel suffisamment spécialisé. La

radiothérapie se prête plutôt à être centralisée dans quelques services

importants munis d'appareils de grande puissance et placés sous la

direction de spécialistes éminents. C'est dans ces conditions que la

radiothérapie a été pratiquée pendant la guerre, dans les services

militaires; son emploi était réservé aux Centres de Physiothérapie

du territoire, où l'on envoyait tous les malades susceptibles d'être

soignés par cette méthode, qui s'est montrée, en particulier, très

efficace pour le traitement de cicatrices vicieuses, d'adhérences,

d'arthrites, de névrites consécutives aux blessures, etc.

_Radiumthérapie_.--La radiumthérapie est une technique qui a de grandes

analogies avec la radiothérapie, sauf que la source des rayons est

en ce cas différente. Les rayons utilisés ne proviennent d'aucun

appareil; ils sont émis spontanément par certaines substances nommées

_radio-éléments_ qui existent dans la nature, mais qui ne sont connues

que depuis peu de temps, car leur extrême dilution dans les minerais qui

les contiennent les a fait passer inaperçues jusqu'à leur découverte

récente. Le plus important de ces corps nouveaux est le _radium_,

élément découvert en 1898 par Pierre Curie et par moi. Le radium émet

des rayons de plusieurs espèces, analogues en tout point à ceux qui sont

produits dans une ampoule de Crookes actionnée par un courant de haute

tension. En particulier, l'un de ces groupes, les rayons γ, possèdent

les mêmes propriétés que les rayons X, mais peuvent atteindre un pouvoir

pénétrant encore plus considérable. Ce sont les rayons γ du radium qui

sont surtout employés pour la radium thérapie.

La source des rayons étant dans la substance, celle-ci est enfermée

dans un tube de verre ou de métal hermétiquement fermé et agit au

travers des parois de ce dernier. La puissance du rayonnement du radium

étant considérable, quelques centigrammes de ce corps sont capables de

produire des effets thérapeutiques importants; ces quantités peuvent

donc être contenues dans des tubes de très petites dimensions que l'on

peut placer au voisinage ou au contact des tissus malades ou encore à

l'intérieur de ceux-ci. Ce dernier mode d'utilisation est spécial au

radium et ne saurait être réalisé avec l'aide des rayons X.

Le radium est fabriqué industriellement, mais en raison de son extrême

rareté, son prix est très élevé. D'une tonne de minerai moyen, on

n'extrait guère que quelques centigrammes de radium, et chaque

milligramme de ce corps coûte environ un millier de francs.

Un autre élément radio-actif ou radio-élément, le _mésothorium_ est

également l'objet d'une fabrication industrielle; ce corps est employé

en thérapie de la même manière que le radium, mais son activité s'altère

peu à peu, tandis que celle du radium ne subit en plusieurs années

qu'une modification inappréciable.

Les maladies traitées par la radiumthérapie sont, en principe les

mêmes que celles que l'on traite par les rayons X. Mais la technique

employée doit nécessairement être différente, puisque le mode d'émission

de rayons n'est pas le même. Le degré d'efficacité relatif des deux

méthodes peut également différer suivant les circonstances; les rayons

X conviendront mieux, par exemple, pour irradier une lésion à grande

surface, tandis qu'un cancer de l'utérus devra être traité par un tube

de radium introduit à l'intérieur de la cavité. Il ne serait guère

possible de dire aujourd'hui si qualitativement l'effet des rayons X sur

les tissus est tout à fait équivalent à celui des rayons γ du radium;

ces derniers constituent un rayonnement ultra-pénétrant, à très haute

fréquence, dont l'action physiologique pourrait offrir des caractères

spéciaux.

Un autre fait important différencie l'emploi du radium de celui des

tubes de Crookes. En dehors des rayons γ, le radium émet encore deux

autres espèces de rayons: les _rayons_ α et les _rayons_ β, dont le

pouvoir pénétrant, très inférieur à celui des rayons γ, est cependant

suffisant pour qu'ils puissent être utilisés dans certaines conditions.

Aussi bien les rayons α que les rayons β sont une projection de

particules animées de très grandes vitesses et portant une charge

électrique, positive pour les particules α qui ont les dimensions

d'atomes, et négative pour les particules β qui sont identiques aux

électrons (voir p. 7). Les rayons correspondants sont émis aussi dans

un tube de Crookes où ils prennent le nom de rayons positifs: atomes

chargés positivement, et de rayons cathodiques: électrons lancés par la

cathode; mais ni les uns ni les autres ne peuvent franchir la paroi du

tube, de sorte qu'on n'a pu les utiliser pour les besoins de la thérapie.

Le pouvoir pénétrant des rayons α du radium, quoique très supérieur

à celui des rayons positifs et des rayons cathodiques, est cependant

fort limité; ces rayons peuvent se propager à une distance de quelques

centimètres dans l'air à la pression atmosphérique, mais ils ne

traversent pas plus d'un dixième de millimètre de substance solide

ou liquide, très différents en cela des rayons γ ou des rayons X qui

traversent le corps humain. Néanmoins, l'utilisation des rayons α offre

un intérêt particulier, parce que ce rayonnement représente environ 90

p. 100 de l'énergie dégagée dans l'émission du radium.

Quand cette substance, au lieu d'être enfermée dans un tube, est collée

sur une plaquette, au moyen de très peu de vernis, le rayonnement émis

se compose de rayons α, de rayons β, plus pénétrants que les précédents,

et de rayons γ. L'action superficielle exercée par un appareil à radium

de ce genre («sel collé») est très intensive et comparable à une

cautérisation.

On peut rendre l'action des rayons α plus profonde en diffusant dans

l'organisme la substance qui les émet; c'est ce que l'on peut réaliser

au moyen d'injections de solutions ou de suspensions fines de sel

de radium qui agissent au contact des tissus par les rayons α émis

partout où se trouve la matière active. Les injections de sel de radium

peuvent être remplacées par des injections d'autres radio-éléments dont

l'emploi est plus avantageux; on peut épargner le radium, substance

précieuse, en utilisant certaines matières radio-actives que le radium

produit constamment et qui peuvent rendre les mêmes services que lui,

mais seulement pendant un temps limité. Tel est, par exemple un gaz

radio-actif, nommé _émanation du radium_, qui se forme régulièrement

dans le radium et peut en être extrait à intervalles réguliers; ce

gaz se détruit peu à peu, suivant une loi déterminée, en émettant des

rayons α que l'on peut utiliser si l'émanation a été introduite dans

l'organisme, soit mélangée à l'air et aspirée par inhalation, soit

dissoute dans l'eau et injectée dans les tissus.

L'action des rayons α sous cette forme diffusée peut être très

énergique. Dans des expériences faites sur de petits animaux, on atteint

facilement des doses mortelles. A dose convenable on obtient des effets

thérapeutiques d'un grand intérêt, spécialement caractérisés dans le

traitement des arthrites.

L'émanation du radium peut aussi être employée d'une autre manière.

Extraite du radium et libérée d'air et de tout gaz étranger, elle occupe

un très petit volume. On peut alors, au moyen d'opérations spéciales, la

transporter dans des tubes de verre de 10 à 15 millimètres de longueur

et d'un ou deux dixièmes de millimètre de diamètre. Chacun de ces petits

tubes scellés est introduit dans une gaine de platine mince ayant

l'aspect d'une aiguille et pouvant être insérée dans un tissu malade que

l'on veut soumettre au rayonnement. L'émanation du radium n'émet pas

elle-même de rayons pénétrants capables de traverser la gaine, mais elle

donne naissance à un produit qu'on nomme son _dépôt actif_ et qui émet

des rayons γ exactement semblables à ceux qui sont émis par le radium.

Cette ressemblance n'a rien qui doive nous surprendre; en effet, le

radium contient toujours l'émanation qu'il produit et le dépôt actif de

celle-ci, de sorte que les rayons γ du radium sont dus en réalité non

pas à cet élément lui-même, mais à ses dérivés qui l'accompagnent. Ainsi

il est naturel, qu'en séparant ces dérivés, on puisse séparer en même

temps le rayonnement γ et remplacer l'action du radium par celle des

produits auxquels il donne naissance.

On peut comprendre, d'après l'exposé qui précède, combien la technique

de l'emploi du radium est variée et combien elle offre de possibilités.

Le champ d'action se trouve encore accru par l'emploi du mésothorium qui

forme également des dérivés avec émission de divers groupes de rayons;

certains de ces dérivés peuvent être séparés comme dans le cas du

radium. D'autres radio-éléments encore pourraient être utilisés à leur

tour.

Cette technique si riche et si complexe est cependant d'une très grande

précision. Les radio-éléments peuvent être dosés très exactement.

Il est vrai que les pesées ne sont guère en usage dans ce cas; si

la quantité de matière active à déterminer est, en général, bien

faible pour le radium,--quelques milligrammes ou centigrammes par

exemple,--elle est, pour l'émanation du radium ou son dépôt actif, aussi

bien que pour le mésothorium et ses dérivés, inaccessible à la pesée. En

revanche, des quantités infinitésimales de radio-éléments peuvent être

dosées avec perfection par des méthodes de mesures électrométriques.

Il est facile de mesurer, par ce moyen, à 1 p. 100 près un millième

de milligramme de radium. L'habitude de mesurer exactement les tubes

de radium, de mésothorium ou d'émanation du radium donne une grande

sécurité à la radiumthérapie et forme une _condition essentielle de son

perfectionnement_.

Les mesures de radium sont rapportées à un _étalon international_

préparé par moi sous forme d'un tube de verre scellé contenant une

quantité pesée (environ 20 milligrammes) de chlorure de radium pur.

Par comparaison avec cet étalon principal, on a pu établir des étalons

secondaires destinés à des services de vérification centraux dans divers

pays. En France, ce service est attaché à l'Institut du Radium, où les

quantités de radium, contenues dans les tubes soumis au contrôle, sont

déterminées par la mesure de leur rayonnement γ, comparativement à

celui du tube étalon. On mesure de même les tubes de mésothorium, en

comparant leur rayonnement à celui d'une quantité connue de radium.

C'est encore le même principe qui est appliqué à la mesure de tubes

d'émanation, et l'on nomme _millicurie_ la quantité d'émanation dont le

rayonnement γ est égal à celui d'un milligramme de radium élément en

équilibre avec les produits de sa transformation.

_Organisation centrale_.--Afin d'obtenir le maximum de rendement dans

l'utilisation médicale des radio-éléments, des instituts spéciaux

ont été créés dans différents pays. Ces établissements possèdent des

quantités relativement grandes de radium; certains d'entre eux disposent

de plusieurs grammes de la précieuse substance. Celle-ci est employée en

partie en tubes scellés ou en sels collés; mais la plus grande partie

est, en général, conservée en solution; l'émanation qui en est extraite

chaque jour est utilisée pour les traitements, soit dans de petits

tubes scellés, soit dans d'autres appareils de forme appropriée, nommés

_applicateurs_. Les traitements ont lieu dans un hôpital faisant partie

de l'institution. Mais celle-ci délivre aussi à l'extérieur des tubes et

appareils à émanation aux médecins qui en font la demande.

On aperçoit immédiatement les avantages d'une organisation semblable. Un

Institut central, suffisamment doté, peut réunir des moyens d'action

très efficaces. Il peut dans ses services hospitaliers, traiter un grand

nombre de malades, sans perte de temps et avec la meilleure utilisation

du radium. Il peut centraliser les documents relatifs à ces traitements

et en tirer tout le parti possible. Dans ses laboratoires, il peut

effectuer toutes les mesures et toutes les études nécessaires pour

assurer les progrès de la technique: examens biologiques des tissus

malades, mesures de rayonnement, études de dispositifs nouveaux, etc.

L'emploi de l'émanation permet une grande souplesse dans les

applications; les doses sont variables à volonté, ainsi que les formes

des applicateurs; de plus, on peut à volonté utiliser l'émanation

sous forme de dissolution dans l'eau (eau active) ou encore répandue

dans l'air (air actif) pour inhalation. Quelle que soit la forme de

l'emploi, celui-ci offre une sécurité d'importance fondamentale. La

matière précieuse, le radium, n'est pas exposée à une circulation

dangereuse, pour les besoins du service; tout risque porte uniquement

sur les appareils à émanation, dont la valeur est réduite, puisque cette

matière, de durée limitée, peut en quelque sorte être considérée comme

un revenu régulier fourni par le radium, mais différent en cela d'un

revenu en espèces que l'accumulation ne peut se poursuivre indéfiniment,

et qu'il y a tout intérêt à utiliser aussi complètement que possible

l'émanation que l'on extrait jusqu'à son extinction complète.

On voit l'intérêt considérable qui s'attache à la création d'Instituts

nationaux qui centralisent d'ordinaire la radiumthérapie et aussi la

radiothérapie ou traitement par les rayons X. De pareils Instituts

existent dans divers pays; les plus importants se trouvent en Angleterre

et en Amérique. Mais la France, pays de la découverte du radium et de

la radiumthérapie, ne possédait avant la guerre aucun Service pour

l'application de cette technique. La France où est née l'industrie du

radium, ne possédait avant la guerre aucune provision de radium pour

les besoins de la santé publique, se bornant à fournir le radium qui

approvisionnait les instituts étrangers.

Pendant la guerre il m'a paru opportun de suppléer à cette lacune par

la création d'un service d'émanation destiné à subvenir aux besoins

des hôpitaux. Ce service a été établi en 1916 à l'Institut du Radium,

d'accord avec le Service de Santé militaire. Le radium utilisé était

celui que j'avais préparé en commun avec Pierre Curie et qui avait servi

avant la guerre pour les recherches scientifiques de notre Laboratoire.

Les ampoules d'émanation produites chaque semaine étaient utilisées pour

le traitement des blessés et des malades dans des hôpitaux militaires

et aussi, dans une certaine mesure, dans les hôpitaux civils.

Ce premier Service national de Radiumthérapie n'a pu être abandonné

à la fin de la guerre. Il a, au contraire, pris un développement

nouveau, sous la direction de M. le Dr Regaud, directeur du

Laboratoire Pasteur de l'Institut de Radium, qui dès son retour des

armées y employa toute son activité et toute sa compétence. Ainsi se

trouve constituée en germe la Section de Radiumthérapie de l'Institut

du Radium. Celle-ci ne peut manquer de se compléter, grâce aux concours

généreux qui lui sont acquis dès à présent ainsi qu'à ceux qui lui

viendront dans l'avenir.

L'Institut du Radium, créé il y a quelques années par les efforts joints

de l'Université de Paris et de l'Institut Pasteur, aura ainsi à assumer

une tâche singulièrement plus ample que celle à laquelle il avait été

primitivement destiné.

Les résultats obtenus jusqu'ici prouvent combien cette extension est

nécessaire. Les progrès de la radiumthérapie s'affirment chaque jour

plus sûrs et plus importants. Plusieurs lésions, maladies ou malaises

sont traités couramment avec des résultats certains. L'une des plaies

les plus terribles de l'humanité, le cancer, cède toujours davantage à

la technique de plus en plus perfectionnée des applications du radium

venant compléter ou remplacer les ressources de la chirurgie. On peut

dire avec certitude que si la victoire n'est pas encore entière, la

lutte, néanmoins, se poursuit avec des avantages de plus en plus

complets et fréquents; la guérison est obtenue dans bien des cas, et à

défaut de la guérison, une amélioration vient soulager les souffrances

et faciliter la vie des malades. La cruelle maladie n'est pas encore

réduite à l'impuissance, mais elle est efficacement combattue, et tous

les espoirs sont permis.

A l'Institut du Radium incombe la tâche de hâter cette évolution par

la constitution d'une section du radiumthérapie modèle, bénéficiant

du travail patient de ses Laboratoires,--par des progrès constants de

sa technique et de son information biologique,--par son enseignement,

de plus en plus adapté aux besoins, destiné à répandre largement les

connaissances précises sans lesquelles la pratique de la radiumthérapie

n'est qu'une erreur et un danger,--par ses travaux de recherche pure,

source de découvertes nouvelles susceptibles de porter de nouveaux

fruits. Ainsi l'Institut du Radium aura à remplir un rôle social

important, s'ajoutant à sa tâche purement scientifique, pour le plus

grand bien de notre pays et de sa capitale.

La Radiologie et La Guerre · 第 17 / 21 题