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Amour, gouverneur des villes,
Loix civiles
Et juste police ordonne.
Et l'heur de paix qu'on va tant
Souhaitant,
C'est luy seul qui le nous donne.
Les richesses de Cérès,
Les forests,
Les seps, les plantes et fleurs,
Prennent d'amour origine,
Goust, racine,
Vertu, formes et couleurs.
Par luy tout genre d'oiseaux
Sur les eaux
Et par les bois s'entretient:
Tout animal de servage
Et sauvage
De luy son essence tient.
Par ce petit dieu puissant
Délaissant
Le doux giron de la mère,
La vierge femme se treuve
Et fait preuve
De la flamme douce amère.
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Bien adorer nous devons
Dessus son autel sacré,
Sçachant gré
A luy, de quoy nous vivons.
La jeunesse (hélas!) nous fuit,
Et la suit
Le froid aage languissant:
Adonques sont inutiles
Les scintilles
Du feu d'amour périssant.