«Tordesillas, le 2 juillet 1812.
«Monsieur le comte, _le 10 juin_ vous m'avez écrit _que vous rassembliez
vos troupes pour venir à mon secours, et que vous feriez tout_ ce qu'on
peut attendre d'un bon serviteur de l'Empereur.
«_Le 14 juin_, vous m'avez donné _les mêmes assurances_ avec plus de
détail.
«_Le 20 juin_, en m'annonçant _que l'envoi d'une portion de l'infanterie
serait retardé_, vous m'annoncez _que la cavalerie et l'artillerie se
mettent en marche_; et aujourd'hui, _2 juillet_, _pas un soldat, pas un
canon de l'armée du Nord ne sont arrivés_.
«Il eût mieux valu, monsieur le comte, ne _rien promettre que ne rien
tenir_, car _ces promesses_ ont _influé_ sur _toutes les dispositions_
que j'ai prises.
«_Je ne sais quel sera le résultat de tout ceci_; s'il est _funeste_, je
laisse _à votre conscience_ à juger les causes qui _l'auront produit_,
et s'il était plus conforme aux intérêts de l'Empereur, _dans la crise
où nous sommes_, de s'occuper _à combattre Longa-Regnovalès ou lord
Wellington_.»