«Paris, le 14 février 1812.
«L'Empereur, monsieur le duc, regrette qu'avec la division Souham et les
trois autres divisions que vous avez réunies vous ne vous soyez pas
reporté sur Salamanque pour voir ce qui se passait. Vous auriez donné
beaucoup à penser aux Anglais et auriez pu être utile à Rodrigo.
«Le moyen de secourir l'armée du Midi, dans la position où vous êtes,
est de placer votre quartier général à Salamanque et d'y concentrer
votre armée; en ne détachant qu'une division sur le Tage, de réoccuper
les Asturies et d'obliger l'ennemi à rester à Almeida et dans le Nord,
par la crainte d'une invasion. Vous pourrez même pousser des partis sur
Rodrigo, si vous avez l'artillerie de siége nécessaire. Votre honneur
est attaché à prendre cette place, ou, si le défaut de vivres ou
d'artillerie vous forçait d'ajourner cette opération jusqu'à la récolte,
vous pourriez de moins faire une incursion en Portugal et vous porter
sur le Duero et sur Almeida. Cette menace contiendrait l'ennemi.
«L'armée du Midi est très-forte, l'armée de Valence, qui aujourd'hui a
ses avant-postes sur Alicante, dégage sa droite.
«La position que vous devez prendre doit donc être offensive de
Salamanque à Almeida. Tant que les Anglais vous sauront réunis en force
à Salamanque, ils ne feront aucun mouvement; mais, si vous allez de
votre personne à Valladolid, si vos troupes sont envoyées se perdre sur
les derrières, si surtout votre cavalerie n'est pas en mesure après la
saison des pluies, vous exposerez tout le nord de l'Espagne à des
catastrophes.
«Il est indispensable de réoccuper les Asturies, parce qu'il faut plus
de monde pour garder la lisière de la plaine jusqu'à la Biscaye que pour
garder les Asturies.
«Puisque les Anglais se sont divisés en deux corps, un sur le Midi et
l'autre sur vous, ils ne sont pas forts, et vous devez l'être beaucoup
plus qu'eux. La lettre que je vous ai écrite et que vous avez reçue le
13 décembre vous a fait connaître ce que vous deviez faire.
«Menacez les Anglais, et, si vous croyez pour le moment ne pas pouvoir
reprendre Rodrigo, faites réparer les chemins qui mènent à Almeida,
réunissez vos équipages de siége, envoyez de gros détachements sur
Rodrigo. Cela contiendra les Anglais, ne fatiguera pas vos troupes et
aura bien moins d'inconvénients que de vous disséminer encore, comme
vous le proposez.
«L'Empereur pense que le général Montbrun est arrivé et que vous avez
enfin réuni votre armée.
«La prise de Valence a beaucoup fortifié l'armée du Midi, et il faut que
vous supposiez les Anglais fous pour les croire capables de marcher sur
Rodrigo en vous laissant arriver à Lisbonne avant eux. Ils iront dans le
Midi si par des dispositions mal calculées vous détachez deux ou trois
divisions sur le Tage, puisque par là vous les rassurez et leur dites
que vous ne voulez rien faire contre eux, et respectez l'opinion de la
défensive et de leur initiative.
«Je vous le répète donc: l'intention de l'Empereur est que vous ne
quittiez pas Salamanque, que vous fassiez réoccuper les Asturies, que
votre armée s'appuie sur la position de Salamanque et que vous menaciez
les Anglais.
OBSERVATIONS DU DUC DE RAGUSE SUR LA CORRESPONDANCE DE NAPOLÉON EN
FÉVRIER.
Les erreurs et les aberrations dont les lettres précédentes sont
remplies prennent maintenant un caractère encore plus prononcé, et les
instructions que renferment celles-ci, ayant pour base des faits
complétement inexacts et une nature de choses que l'imagination seule
avait créée, conduisent à chaque moment à des conclusions insensées. Si
les points de départ étaient vrais, tout serait juste: comme ils sont
faux, tout est absurde et finit par amener la confusion des idées par la
confusion des faits.
Par la lettre du 11 février, l'Empereur ordonne de rassembler l'armée à
Salamanque et de prendre une attitude offensive. Mais une réunion des
troupes exige des magasins, et je n'avais aucun moyen d'en former.
L'Empereur avait reconnu, par la lettre du 15 décembre, que l'état des
subsistances ne permettait pas de prendre l'offensive avant la récolte
prochaine, or une attitude offensive, qui suppose une réunion prolongée
dans un lieu déterminé, exige encore plus de moyens en subsistances
qu'une offensive réelle qui porte une armée bientôt dans de nouveaux
pays. Toute chose dans ce genre était donc impraticable.
Une lettre de la même date exprime le regret que, avec la division
Souham et les trois autres divisions que j'avais réunies, je ne me sois
pas porté sur Salamanque; cela eût pu, ajoute-t-on, être utile à
Rodrigo: on oublie que cette place était tombée en huit jours, et dix
jours avant la réunion possible des premières troupes, qui de toutes
parts étaient en marche; et, en outre, on oublie également que près de
la moitié des troupes rassemblées se composait des corps de la garde qui
avaient ordre de rentrer en France, et des troupes de l'armée du Nord,
que j'avais la nécessité de remplacer dans les postes de communication
qu'elles avaient évacués. On parle de reprendre cette place quand ou
sait bien que je n'ai ni grosse artillerie ni vivres pour nourrir
l'année réunie; au défaut de cette opération, on propose une incursion
en Portugal, quand le pays qui m'en sépare n'est qu'un désert de vingt
lieues sans la moindre ressource, n'offre pas encore même de l'herbe
pour nourrir les chevaux.
Mais la lettre du 18, qui renferme des instructions détaillées précises
et à peu près impératives, rassemble toutes les aberrations imaginables.
Napoléon ne change point la base de ses raisonnements, il suppose vrai
tout ce qu'il voudrait trouver existant.
Il établit que j'ai la supériorité sur l'ennemi quand je ne peux pas lui
opposer une force égale aux deux tiers des siennes, et encore ces forces
ne peuvent être réunies que pour un court espace de temps, c'est-à-dire
pour celui où elles consomment les approvisionnements qu'elles ont
rassemblés avec peine et que les soldats portent sur leur dos.
Il faut le répéter, l'armée ne pouvait vivre que dans des cantonnements
étendus; on diminuait la ration du soldat momentanément afin de créer
une réserve, et, quand les ressources de ces cantonnements étaient
épuisées, il fallait changer de place et opérer absolument comme un
berger qui change son troupeau de pâturage quand il a dévoré l'espace
qu'il a parcouru pendant quelque temps.
On ne pouvait donc jamais tenir l'armée rassemblée que pendant très-peu
de jours, et il était sage de conserver des ressources créées aussi
péniblement pour le moment où il faudrait combattre, soit en marchant à
l'ennemi, soit en l'attendant en position. Mais quinze jours sont
bientôt écoulés, et, si on a consommé dans une simple démonstration ce
qu'on ne peut remplacer qu'avec beaucoup de peine et de temps, on n'est
plus en mesure de se tenir réuni quand des opérations réelles doivent
commencer.
Napoléon imagine que le duc de Wellington suppose que je vais faire le
siége de Rodrigo, et cette pensée est un rêve qui le flatte. Le duc de
Wellington connaissait comme moi-même notre misère, notre pénurie en
toute chose, notre absence complète de moyens en matériel et notre
infériorité en personnel: il ne pouvait donc nullement nous croire
disposés à prendre l'offensive. Il n'en était pas de même pour la
défensive; il savait que les troupes, placées d'une manière systématique
pour vivre pendant un temps illimité, pouvaient se rassembler
promptement pour combattre et pour se combiner: mon système, basé sur un
calcul raisonnable, lui inspirait une circonspection fondée. Il était
clair qu'il en voulait à Badajoz: il était certain que le maréchal Soult
ne pouvait pas lutter seul contre lui, et que mon concours était
indispensable à l'armée du Midi; mais il était évident que mes moyens ne
correspondaient nullement à une offensive véritable. Il n'y avait donc
qu'une seule chose à faire avec fruit, une seule chose exécutable:
c'était de placer la majeure partie de mes troupes à portée de l'armée
du Midi pour me réunir à elle et livrer bataille aux Anglais aussitôt
qu'ils entreprendraient le siége de Badajoz. Je pouvais passer ainsi
tout le temps qui nous séparait de l'époque de la récolte et tenir sans
plus de frais Wellington en échec pendant toute la campagne. Tant que
j'ai suivi ce système. Wellington est resté tranquille; mais, au moment
même où j'en ai changé, il est entré en opération et s'est mis en mesure
de commencer bientôt le siége de Badajoz.
Toute cette jonglerie d'offensive impuissante ne devait aboutir qu'à
épuiser et fatiguer les troupes, et à user le peu de moyens que la
raison m'avait commandé de conserver prudemment pour un meilleur emploi.
Napoléon ordonne de placer deux fortes avant-gardes qui menacent Rodrigo
et Almeida, et de faire le coup de fusil chaque jour avec les Anglais,
dont je suis séparé par une rivière et par un espace de vingt lieues
d'un désert parcouru sans cesse par de nombreuses guérillas dont le
nombre s'élevait quelquefois à trois ou quatre mille hommes, et
pouvaient au besoin être soutenues par la nombreuse cavalerie anglaise,
dont la force était de six mille chevaux, tandis que l'armée de Portugal
possédait à peine une chétive cavalerie de deux mille hommes! On veut
que je menace les autres directions du Portugal, que je fasse réparer
les routes de Porto et d'Almeida; mais auparavant, sans doute, il faut
occuper une partie du Portugal. Mais tout cela est insensé, tout cela a
le cachet d'un plan de campagne fait dans un accès de fièvre chaude!
Voyons maintenant les combinaisons qu'il applique au personnel: elles
sont dignes des premières. Il n'était pas possible d'exister en Espagne
sans l'occupation d'un grand espace du pays; on le sait, l'action du
pouvoir disparaissait au moment où les baïonnettes s'éloignaient: on ne
pouvait communiquer qu'avec des escortes, et une grande partie des
armées d'Espagne était consacrée à cet usage. L'armée ne pouvait
communiquer avec la France, avec Madrid, avec Séville, que sous la
protection de ce réseau immense qui accablait les armées de fatigue et
ruinait les troupes.
L'armée de Portugal avait nécessairement son contingent à fournir pour
supporter ce fardeau commun. Eh bien, les évaluations de mes forces
étaient faites avec tant de bonne foi, que Napoléon établit, pour le cas
d'un mouvement de Wellington, qu'en livrant bataille à Salamanque et
réunissant sept divisions j'aurai cinquante mille hommes à lui opposer,
et il se retrouve que, lorsque j'étais dans la nécessité, trois mois
plus tard, de réunir tous mes moyens, et avec huit divisions, après
avoir levé toutes les communications, afin de ne laisser personne en
arrière, je n'ai pas pu arriver à avoir quarante mille hommes pour
combattre.
Maintenant tous les faits passés se confondent dans l'esprit de
Napoléon. Il dit: «Si, après avoir rejeté Wellington en Portugal (cela
ne peut s'entendre que de l'opération combinée exécutée au mois de
septembre), vous fussiez resté dans la province de Salamanque,
Wellington n'aurait pas bougé, et c'est quand vous vous êtes porté sans
raison sur le Tage qu'il a vu qu'il n'avait plus rien à craindre.»
Mais alors Salamanque avait été donné à l'armée du Nord; mais je devais
me nourrir par la province de Tolède, et le détachement de seize mille
hommes sur Valence a été ordonné par Napoléon le 21 novembre. A qui donc
la faute? à qui revient le blâme? qui en est le coupable? Ce n'est pas
moi sans doute, qui n'ai fait qu'exécuter des ordres précis et
impératifs.
Plus loin, il dit, en parlant du siége de Rodrigo (voyez p. 331): «Si,
du 17 au 18, avec les trente mille hommes que vous aviez sous la main,
vous aviez marché à tire-d'aile sans livrer bataille, mais faisant mine
de le vouloir, l'ennemi, déconcerté par votre arrivée, était résolu à
lever le siége de Rodrigo. Qui vous empêchait, en effet, de vous porter
avec vingt-cinq mille hommes entre Salamanque et Rodrigo?» La réponse
est simple et facile: c'est le 13 seulement que j'ai reçu à Avila, par
un officier expédié de Salamanque par le général Thiébault, la nouvelle
de l'entrée en campagne des Anglais et leur passage de l'Aguada le 10.
Quelle qu'eût été la diligence de mes dispositions, ma promptitude à
diriger toutes mes colonnes en mouvement sur Fuente-El-Sauco, en arrière
de Salamanque, elles ne pouvaient y arriver que du 26 au 27. Je ne
pouvais donc pas me porter à moitié chemin de Salamanque et Rodrigo le
17 ou le 18.
Il revient de nouveau à cette offensive de comédie, et dit: «Si
Wellington se dirige sur Badajoz, laissez-le aller; marchez sur Almeida,
poussez des partis en Portugal.» J'ai répondu déjà à ces projets; mais
l'obstination toujours croissante de Napoléon me décida enfin à me
soumettre à ses ordres. Le résultat de mon obéissance confirma tous mes
raisonnements et justifia mes prévisions.
Enfin, plus bas, il dit encore: «En ne songeant qu'à l'armée du Midi,
qui n'a pas besoin de vous, puisqu'elle est forte de quatre-vingt mille
hommes des meilleures troupes de l'Europe; en ayant des sollicitudes
pour les pays qui ne sont pas sous votre commandement, un combat[6] que
vous éprouveriez serait une calamité qui se ferait sentir dans toute
l'Espagne; un échec de l'armée du Midi la conduirait sur Madrid ou sur
Valence, et ne serait pas de même nature (voyez p. 330).»
[Note 6: Il veut dire sans doute une défaite. (_Note du duc de
Raguse._)]
C'était précisément pour conserver et augmenter les moyens de l'armée de
Portugal que je ne voulais pas les user dans une offensive puérile et
qui ne pouvait avoir aucun résultat utile; et la position sur le Tage,
en liaison avec l'armée du Midi, en contenant Wellington, suspendait les
opérations pendant un temps illimité et remplissait jusqu'à la récolte
un but important. Puisque Napoléon comprenait autrement l'importance de
mon rôle, il fallait alors me donner les moyens de le remplir; mais on
doit remarquer avec étonnement le changement, survenu dans son langage.
Lorsqu'il y avait dix mille hommes de plus à l'armée du Midi, et que
l'armée du Nord avait quinze mille hommes de la garde et possédait
Rodrigo; quand, en outre, l'armée de Portugal était dans la vallée du
Tage, Napoléon tremblait pour Badajoz (voyez la correspondance de 1811);
et c'est quand cette vallée est dégarnie, quand l'armée de Midi est
affaiblie, qu'il prétend que cette armée n'a pas besoin de secours, et
qu'en m'occupant d'elle je fais une chose qui ne me regarde pas.
«Un dernier mot sur la question de l'occupation des Asturies, sur
laquelle revient sans cesse Napoléon, véritable idée fixe qui s'est
emparée de lui. Sans doute une longue base d'opération est nécessaire
pour qu'une armée soit en sûreté; mais d'abord le principe n'est pas
applicable aux circonstances de la guerre d'Espagne. Ce ne sont pas des
corps d'armée qui peuvent ici se porter sur les communications, ce sont
des insurgés, des bandes que le pays produit et que le sol traversé par
la route recrute, entretient et nourrit. Plus le pays qui n'est pas
occupé est étendu, et plus les bandes y sont nombreuses, sans doute;
mais cependant l'occupation extrême protége moins utilement les
communications que celle qui est plus restreinte, surtout si les corps
qui en sont chargés peuvent se mouvoir avec plus de facilité. Or les
Asturies, situées sur le revers septentrional des montagnes, forment un
bassin enfoncé qui est séparé du royaume de Léon par des défilés très
difficiles, et les troupes placées sur le plateau, à l'entrée de ces
défilés, pouvant parcourir la plaine, sont mille fois plus utiles que
celles qui, jetées à l'extrémité, en sont séparées et sont réduites à
occuper quelques villes; elles protégent plus utilement et concourent
d'une manière plus efficace aux opérations principales.
Ici encore, Napoléon revient à ses rêves d'offensive, devenus une
monomanie de son esprit, un caprice de son imagination, et il dit qu'une
division française, placée dans les Asturies, menacerait la Galice.
D'abord, que signifie cette prétention constante d'offensive quand on
n'a pas le nombre de troupes nécessaires pour occuper convenablement et
avec fruit le pays conquis? Alors une augmentation de territoire est, au
contraire, une cause de faiblesse de plus, et puis je nie que la bonne
offensive doive partir des Asturies; elle doit évidemment venir de la
province de Léon; il vaut mieux descendre du plateau, pour arriver sur
les bords de la mer et suivre le cours des eaux, que de franchir autant
de bassins et de contre-forts qu'il y a de ruisseaux. L'occupation des
Asturies n'avait donc aucun avantage, mais renfermait des inconvénients
graves; elle isolait complétement du reste de l'Espagne les troupes qui
s'y trouvaient, et le général Bonnet, qui commandait la division qui y a
été envoyée, officier capable et distingué, l'avait si bien senti, que,
craignant de ne pas pouvoir en sortir avec facilité quand les
circonstances le demanderaient, il les évacua de lui-même et prit
position à la tête des défilés d'Aguilar del Campo, certain de remplir
ainsi le double but de contenir la population et de pouvoir se réunir
facilement à l'armée quand le moment serait arrivé. Cette sage
disposition le mit à même, en effet, de me rejoindre aussitôt qu'il fut
appelé.
Blessé par la dureté de la correspondance qu'on a lue et pressé par des
ordres aussi impérieux, je me décidai, à mon grand regret, à exécuter
aussi promptement que possible le mouvement qui m'était prescrit, et on
en a vu le récit dans le texte de mes _Mémoires_; j'en avais prévu les
effets et j'eus la douleur d'avoir raison; la prise de Badajoz en fut la
conséquence, comme celle de Rodrigo avait été celle de mon détachement
sur Valence; et, comme ces deux opérations avaient été faites par des
ordres précis de Napoléon, ordres qu'il réitérait sans cesse et qu'il
n'y avait plus moyen d'éluder, a lui seul doit en être attribué le
malheur.
Cependant je me reproche encore aujourd'hui, après trente-deux ans, au
moment où je revois ces _Mémoires_, d'avoir obéi. J'aurais dû résister
encore et quitter violemment le commandement, puisque je n'avais pas pu
obtenir de m'en démettre (voir ma correspondance), plutôt que d'exécuter
un mouvement qui était en opposition avec mes convictions intimes, et
d'autant plus, que, plus d'une fois, en réfléchissant à la bizarrerie
des ordres que je recevais, au refus de comprendre des rapports auxquels
il n'y avait pas de réplique, les confidences du duc Decrès de 1809 sont
revenues à ma mémoire et à mon esprit.