«11 février.
«Sa Majesté pense que le général Hill n'a à Merida qu'une simple
division anglaise et une quinzaine de mille hommes réunis. Il est
fâcheux que cela paralyse une armée aussi forte que la vôtre, et
composée de troupes d'élite.
«L'Empereur voit dans vos dépêches que vous appelez l'armée de Portugal
sur Truxillo. Cependant vous savez, monsieur le maréchal, que l'armée
anglaise est composée de sept divisions, et que, s'il y en a une contre
vous, les six autres doivent être dans le Nord. La position de l'armée à
Merida nous est funeste puisque de là le général Hill se recrute et est
à portée d'avoir des ramifications dans le pays, tandis que le mouvement
de quinze à vingt mille Français ferait rentrer cette division dans le
Portugal. Telle est, monsieur le duc, l'opinion de l'Empereur.
«ALEXANDRE.»