Pluseur vendent le leur; je tieng qu’il font[818] savoir[819]. (55)

Des marchands.--Le bon abbé n’a que des éloges à faire d’eux, s’ils sont

loyaux. Leur métier est pénible: s’aventurer par terre et par mer, aller

aux fêtes et aux foires, se tenir au courant de la valeur des denrées,

des bons vents et des bonnes ventes. Mais ils rendent de grands

services: pas de pays qui se suffise; les marchands sont les

intermédiaires indispensables. «Quand marchandise faut», tout le monde

s’en ressent. Il est vrai que, «quand on wagne bien», les ouvriers

deviennent insolents; ils veulent alors travailler peu, vivre largement;

ils font des «assanlées»[820], d’où des dissensions...

De tous en général.--L’auteur s’excuse ici de ne point poursuivre

l’énumération des «états» de la société.

La vie en France au moyen âge d'après quelques moralistes du temps · 第 41 / 69 题