Campagnes: ans VIII, IX, XIV, 1806, 1807, 1808, 1809, 1810, 1811.
Lieutenant, 1811. Lieutenant au 2e corps des lanciers, 5 août 1814. Doté
de 500 francs. Légionnaire du 14 mars 1806.
Mouskou Soliman.--1760. Crimée (Petite Tartarie). An VII. Campagnes: ans
VII, VIII, IX, XII, XIII, XIV, 1806, 1807, 1808. Blessé de deux coups de
feu, le 7 germinal, an VIII, à la reprise de Damiette; d'un coup de
sabre à l'affaire de Benavente en Espagne le 29 décembre 1808, où il fut
fait prisonnier. Porté mal à propos déserteur. Évadé des prisons de
l'ennemi et rentré en France le 30 septembre 1810. Maréchal des logis,
an X. Légionnaire du 14 mars 1806. Marseille 1813.
Mouty Nathan.--Admis, 1808. Campagnes: 1810. 1811. Congédié, 1814.
Nadar Houabé.--1757. Jaffa (Syrie). An VIII. Réformé, an X, et mis au
rang des réfugiés.
Nassar (Francis).--1781. Nazareth. Admis, an X. Campagnes: an XIV, 1806,
1807, 1808, 1809, 1810, 1811, 1813, 1814. Tué le 28 janvier 1814.
Brigadier, 1809.
Nia (Anna).--En Géorgie. Admis, 1808. Campagnes: 1810, 1811. En arrière
sans nouvelles, décembre 1812.
Nicodemoeus.--1769. An VIII. Aux réfugiés, 1806. Maréchal des logis.
Ouadie (Joseph).--1781. Chefa-Omar (Syrie). An VIII. Reformé, an X.
Ouannis (Antoine).--1759. Jaffa (Syrie). An VIII. Marseille, an XII.
Ouasef (Joseph).--1787. Le Caire. Admis, 1808. Marseille, 1809.
Panayanny (Constantin).--1777. Ile d'Amorgo (Archipel). An VIII.
Papaouglou (Nicole).--1786. Chismé (Natolie). Admis, an X. Campagnes:
ans XIV, 1806, 1807, 1808, 1809, 1810, 1811, 1812, 1813, 1814.
Légionnaire. 1806. Rayé de l'effectif le 20 avril 1814. Parti avec
l'Empereur ledit jour. Maréchal des logis.
Paskalis.--1782. Ghirgheh (Égypte). An VIII. Campagnes: VIII, IX, XIV,
1806, 1807, 1808. Tué en 1808, à la révolte de Madrid.
Pelatti (Antoine).--1774. Ile de Rhodes (Archipel). An VIII. Marseille,
an XII.
Pétrous.--1765. Ouerakem (Arménie). An VIII. Campagnes: ans VIII, IX,
XIV, 1806, 1807. Rayé des contrôles, le 11 mars 1808, pour passer au
service du vice-roi d'Italie.
Quisse Achmet.--1781. Le Caire. An VIII. Campagnes: ans VIII, IX, XIV,
1806, 1807, 1808, 1809, 1810, 1811, 1813, 1814. Blessé de cinq coups de
bayonnette à Austerlitz et d'un coup de sabre à Altenbourg. Congédié,
1814.
Rabagenni Constanti.
Ramlaoui Abou Ebel.--1751. Marseille, 1806.
Ramlaoui (Christophe).--1779. Ramleh (Syrie). An VIII. Aux réfugiés,
1806.
Ramlaoui Joubrance.--1780. An VIII. Campagnes: ans VIII, IX, XIV, 1806,
1807, 1808, 1809, 1810. Brigadier, 1813. Congédié, 1814.
Renno (Jean).--1777. Saint-Jean d'Acre (Syrie). Ans VI, VII, VIII, IX,
XII, XIII, XIV, 1806, 1807, 1808, 1809, 1810, 1811, 1812, 1813, 1814,
1815. Blessé de deux coups de baïonnette à Austerlitz, d'un coup de feu
à la révolte de Madrid (1808); d'un éclat d'obus à Waterloo (1815). Le
24 mai 1809, à l'affaire de Pradamesen (Espagne), fit, dans une charge,
100 prisonniers espagnols; à Courtray (1814), eut un cheval tué sous lui
en enlevant, avec un petit nombre de Mameloucks, une pièce de canon à
130 cuirassiers saxons; chargea un pelolon de 180 cavaliers prussiens,
les ramena à plus d'une lieue, fit des prisonniers et mit beaucoup
d'hommes hors de combat. Sous-lieutenant à l'armée d'Italie, an VI;
sous-lieutenant interprète à l'armée d'Égypte; lieutenant en 1er aux
Mameloucks, an X; capitaine, 1807; chef d'escadrons de chevau-légers
lanciers, 5 août 1814; chevalier de la Légion d'honneur, an XII;
officier, 1806; doté de 1.000 francs, 1808. Chevalier de Saint-Louis, 27
février 1815. Licencié avec demi-solde, 22 décembre 1815. Mort à Melun,
1818.
Riscalla, nègre.--1785. Darfour (Afrique). Admis, an XI. Aux réfugiés,
1806.
Rosette Mikael.--1776. Rosette (Égypte). An VIII. Marseille, 1808.
Roustam Raza.--Tiflis (Géorgie). Signalement: taille 1m,74, visage rond,
front ordinaire, yeux roux, nez ordinaire, bouche moyenne, menton rond,
cheveux et sourcils châtains. Admis le 2 germinal an X. Congédié le 25
août 1806.
Rudjéri (Pietro).--1781. Tinos (Archipel). Admis, an X. Campagnes: an
XIV, 1806, 1807, 1808, 1809, 1810, 1811, 1812, 1813. Prisonnier le 5
mars 1813. Rentré, 4 mars 1814. Rayé de l'effectif le 20 avril 1814;
parti avec l'Empereur ledit jour. Maréchal des logis, 1814. Lieutenant
en second de Chasseurs à cheval, 30 avril 1815. Retraité à Melun, 1815.
Saboubé (Nicolas).--1780. Damas (Syrie). An VIII. Campagnes: ans VIII,
IX, XIII, XIV, 1806, 1807. Marseille, 1808.
Sacre (Anna).--1775. Damas (Syrie). An VIII. Marseille, an XII. Maréchal
des logis.
Sacre (Joseph).--1757. Damas (Svrie). An VIII. Marseille, an XII.
Saka (Joseph).--1779. Bethléem, an VIII. Marseille, an XII.
Saladar (Anna).--1758. Damiette (Égypte). An VIII. Mort le 5 germinal an
XI.
Salam Achmet.--1777. Siout (Égypte). An VIII. Marseille, 1806.
Salem.--1781. Haganiée (Égypte). Admis, 1813. Campagnes: ans VII (au 21e
d'infanterie légère), VIII, IX, XII, XIII, XIV, 1806, 1807, 1808, 1809,
1812, 1813, 1814. Congédié, 1814.
Salek Chaoud.--1779. Chefa-Omar (Syrie). An VIII. Marseille, an XII.
Salek (Ibrahim).--Le Caire. Admis, 1808. Marseille, 1809.
Saloume.--1751. Chefa-Omar (Syrie). Nommé lieutenant dans la 1re
compagnie des Syriens, an VII. Capitaine, an VIII. Admis avec son grade,
an X. Campagnes: ans VII, VIII, IX. Légionnaire, an XII. Marseille 1806.
Saloume Daoud.--1768. Saint-Jean d'Acre (Syrie). An VIII. Marseille, an
XII. Brigadier.
Samain (Ibrahim)[128].
Samanne (Anna).--Le Caire. Admis, 1808. Campagnes: 1810, 1811,
Marseille, 1811.
Sarage Soliman.--1771. Druse (Syrie). Admis, an X. Campagnes: an XIV,
1806, 1807, 1808, 1809. Aux réfugiés, 1811. Brigadier, an X.
Scipion, nègre.--1787. Chaloume (Arabie). An VIII. Réformé, an X.
Seimen (Ibrahim). V. Samain (Ibrahim).
Sélim, nègre. 1781. Dartous (Arabie). Admis, an X. Mort, 1808.
Sélim, nègre.--1784. Darfour (Afrique). Admis, an XI. Mort, an XII.
Sera Faraje, nègre.--1780. En Abyssinie. Rayé des contrôles, le 1er juin
1806.
Sera (Joseph).--1790. En Arménie. An VIII. Marseille, an XII.
Sera (Joseph).--1791. En Géorgie. Admis, 1808. Campagnes: 1810, 1811.
Prisonnier à Moscou le 16 octobre 1812.
Sera (Petrus).--1777.
Sera (Pierre).--1776. Ile de Chio (Archipel). An X. Marseille, an XII.
Soliman Moufta.--Darfour (Afrique). Admis, 1808. Renvoyé au bataillon
colonial à Marseille, 1810.
Soliman Salamé.--1777. Bethléem. Entré au service de l'état-major de
l'armée d'Égypte, an VI. Campagnes: ans VII, VIII, IX, XII, XIII, XIV,
1806, 1807, 1808, 1810, 1811, 1812, 1813, 1814, 1815. Blessé à
Héliopolis; à la révolution de Madrid. Maréchal des logis, an VIII;
sous-lieutenant, an X; lieutenant en second, an XIV; en premier, 1813;
capitaine lieutenant en premier dans les Chasseurs royaux de France, 16
décembre 1814; attaché, comme interprète, à l'armée d'Afrique, 1830.
Légionnaire, an XII. Doté de 500 francs, 1808. Retraité à Melun, 1815.
Soubé (Joseph).--1785. Chefa-Omar. An VIII. Campagnes: ans VIII, IX,
XIV, 1806, 1807, 1808, 1809, 1810, 1811. Mort à l'hôpital des
Trinitaires de Vilna 1814, par suite de blessure.
Stati (Andréa).--1777. Brebison. An VIII. Déserté, 1807. Brigadier.
Taieb (Jacob).--Tunis. Admis, 1811. Congédié, 1814.
Talami Moussa.--1764. Bethléem. An VIII. Marseille, an XII.
Taloute Abdel, nègre. 1781. En Abyssinie. An VIII. Campagnes: ans VIII,
IX, XIV, 1806, 1807, 1808, 1809. En arrière sans nouvelles, du 12
décembre 1812.
Taloute Farage.--Le Caire. Admis, 1808. Campagnes: 1810, 1811. En
arrière sans nouvelles, décembre 1812.
Targha (Joseph).--1767. Jaffa (Syrie). An VIII. Marseille, an XII.
Thomas.--1790. Salmas (Perse). Admis, d'ordre de M. le général Ornano,
commandant la Garde impériale, 1814. Rayé, 1814, pour longue absence.
Tubiané (David).--Tunis. Admis, 1808. Campagnes: 1810, 1811. En arrière
sans nouvelles, décembre, 1812.
Vassily (Paul).--1779. Tayrindroff (Russie). Admis, 1809. Campagnes:
1810, 1811. Déserté avec armes et bagages en Espagne, 1811.
Vidal (Nicolas).--1778. Smyrne. An VIII. Rayé, 1806.
Youdi Salem.--1789. Le Caire. An VIII. Campagnes: ans VIII, IX, XIV,
1806, 1807, 1808, 1809, 1810, 1811, 1812, 1813, 1814. Congédié, 1814.
Zarubé (Nicole).--1780. Marseille, 1808.
Zalaouy (Joseph).--1762. Zala (Syrie). An VIII. Campagnes: ans VIII, IX,
XIV, 1806, 1807, 1808, 1809, 1810, 1811. En arrière sans nouvelles, le 9
décembre 1812. Rentré des prisons de l'ennemi, 1814.
Zaoué (Anna).--1783. Jérusalem (Syrie). An VIII. Marseille, 1808.
Zoumero Bannans.--1765. Jaffa (Syrie). An VIII. Réformé, an X.
Zoumero Moussa.--1792 (_sic_). Jaffa (Syrie). An VIII. Réformé, an X.
Zoumero Moussa.--1789. Saint-Jean d'Acre (Syrie). Admis trompette dans
les Mameloucks en Égypte, le 4 mai 1799. Campagnes: 1810, 1811.
Brigadier, 1814.
ACTE DE DÉCÈS DE ROUSTAM
MAIRIE DE DOURDAN (SEINE-ET-OISE)
_Extrait du registre des actes de décès de la commune de Dourdan (année
1845)._
Du dimanche sept décembre mil huit cent quarante-cinq, à dix heures du
matin.
Acte de décès de sieur Roustam Raza, âgé de soixante-quatre ans, ancien
Mameluck de l'empereur Napoléon, né à Tiflis, en Géorgie, rentier
domicilié à Dourdan, où il est décédé aujourd'hui, à cinq heures et
demie du matin, époux de dame Alexandrine-Marie-Marguerite Douville,
actuellement sa veuve, demeurante à Dourdan.
Les témoins ont été: 1º M. François-Valentin Mazure, âgé de
cinquante-deux ans; 2º M. François-Joseph Baulot, âgé de cinquante-six
ans, tous deux propriétaires, demeurans à Dourdan, amis du
défunt--lesquels ont signé avec nous, deuxième adjoint, délégué de M. le
Maire de la ville de Dourdan, après lecture, le décès constaté
conformément à la loi.
Signé au registre V. MAZURE, BAULOT, MÉNARD.
* * * * *
ICI GÎT
ROUSTAM RAZA
ANCIEN MAMELUCK DE L'EMPEREUR NAPOLÉON
Né à Tiflis en Géorgie, mort à Dourdan
à l'âge de 64 ans.
Il a emporté avec lui les regrets
d'une famille dont il était bien
justement chéri--Qu'il repose
en paix parmi ceux qui l'ont
apprécié et aimé.
* * * * *
ICI REPOSE
A. M. M.
DOUVILLE
VEUVE ROUSTAM RAZA
née à Paris le 21 janvier 1789
décédée à Versailles
le 21 juillet 1857
regrettée de ses enfants
et de ses amis.
NOTES
[1: Le mot _mamluck_, en arabe, signifie esclave.]
[2: V. _Napoléon et la Garde impériale_, par E. Fiévée.]
[3: Voici le certificat que lui délivra, le 12 septembre 1803, le baron
Larrey, chirurgien en chef de l'armée d'Égypte:
«C'est pendant la campagne de Syrie que Jacob nous a donné, surtout, des
preuves de zèle, de dévouement et d'humanité. À Chefa-Omar, il a
prodigué aux blessés de l'hôpital que nous y avions, des soins attentifs
et une partie de ses revenus. Il les a garantis plusieurs fois de
l'attaque des Arabes du désert. C'est à lui que le chirurgien-major de
cet hôpital, Wadellenk, dut son salut: il l'arracha des mains des Arabes
qui l'avaient attaqué dans son passage pour se rendre au quartier
général, pansa ses blessures et lui donna l'hospitalité jusqu'au moment
où son état lui permit de se faire transporter au camp devant Acre.
«Je l'ai vu plusieurs fois, ce brave Sheik, partager nos périls et nos
fatigues, avec un courage et une constance peu communs. Enfin, pendant
deux années que j'ai été à portée de le voir, je lui ai toujours connu
les sentiments bien prononcés d'un véritable ami des Français, et de
l'honnête citoyen.»]
[4: Voir _Toulon et les Anglais en 1793, d'après des documents inédits_,
par Paul Cottin.]
[5: En 1815, les Mameloucks réfugiés à Marseille devinrent les victimes
de la Terreur blanche: leurs femmes, leurs enfants, poursuivis par la
populace, furent tués à coups de fusils dans les rues et sur le port, où
ils s'étaient enfuis.]
[6: Il obtint son congé le 25 août 1806. Voir ce qu'il dit à ce sujet,
chapitre IV.]
[7: Voir leurs noms aux appendices.]
[8: Arrêté du 25 décembre 1803 et décret du 29 juillet 1804.]
[9: Voir ces noms dans notre liste des Mameloucks, à l'appendice.
Il faut y ajouter ceux de Henry Dayet, maréchal des logis chef, Étienne
Erard et Jean Rocher, mais ils n'étaient point orientaux.]
[10: Décret du 21 mars 1815.]
[11: Bien qu'originaire de Hongrie, ce mamelouck n'en avait pas moins
fait partie de la compagnie de Janissaires formée en l'an VIII.]
[12: Voir ces noms à la liste alphabétique des Mameloucks.]
[13: _Napoléon Ier et la Garde impériale_, texte par Eugène Fiévée, des
Archives de la Guerre, dessins par Raffet. Paris, 1859.]
[14: Voir Frédéric Masson, _Napoléon chez lui_.]
[15: V. _Vieux papiers, vieilles maisons_, par Georges Lenôtre (4e
série, 1910).]
[16: Voir les _Souvenirs de jeunesse_ de Francisque Sarcey. Cette maison
existe encore, au coin de la rue de la Poterie et de la route d'Étampes,
et sert d'école communale. Seule, l'entrée a été modifiée: la porte qui
donne sur la route d'Étampes et l'avenue de tilleuls a été remplacée par
une grille.
Nous devons ce renseignement à M. le docteur Gillard, l'érudit médecin
de Suresnes. Il le tient de M. Denizet, son parent, qui habite Dourdan,
et qui a eu l'obligeance de faire lui-même, dans le pays, une enquête à
ce sujet.]
[17: On trouvera, dans ce livre, les fac-similés de sa tombe et de sa
maison. Nous devons ces photographies à M. Marcel Houy, secrétaire de la
mairie de Dourdan, auquel nous en adressons nos remerciements.]
[18: Nous en devons la communication à MM. Léon Hennet et J.-B. Marleix,
les savants conservateurs des Archives Administratives du Ministère de
la Guerre, auxquels nous sommes heureux d'en exprimer ici notre bien
vive gratitude.]
[19: Le titre de ces _Souvenirs_ porte, dans le texte original: _La vie
privée de sier_ (sic) _R.-R., jusqu'à 1814_. Le manuscrit est, pour la
plus grande partie, autographe. Nous signalerons les pages écrites sous
la dictée de Roustam.]
[20: Son nom était Boudchi-Vari; elle était de Tiflis. (_Note du ms._)
Cette note est, ainsi que les suivantes du manuscrit, d'une autre main
que celle de Roustam.]
[21: Malek-Majeloun, gouverneur de Gandja, forteresse dépendant de la
Perse. (_Note du ms._)
Cette ville de Gandja, ou Iélisavetpol, appartient aujourd'hui à la
Russie. À 170 kilomètres au sud-est de Tiflis.]
[22: À Choucha, forteresse, capitale de la province de Karabagh. (_Note
du ms._)
Choucha, qui fait partie du gouvernement d'Iélisavetpol, est située sur
un affluent du fleuve Kour.]
[23: Alors elle était à Choucha, dans la forteresse, pour sa sûreté.
(_Note du ms._)]
[24: L'Arménie. (_Note du ms._)]
[25: Ibrahim-Khan, gouverneur de Choucha (guerre entre l'Arménie et les
Persans). (_Note du ms._)]
[26: Artakan, qui allait contre Ibrahim-Khan. (_Note du ms._)]
[27: À sept ans. (_Note du ms._)]
[28: À trente lieues de Gandja, entre Tiflis et le Caucase (_Note du
ms._)
Il s'agit probablement de Ksarka, au nord de Tiflis, sur le fleuve
Kour.]
[29: Il m'a fait donner un verre de bière. (_Note du ms._)]
[30: Commissionnaire. (_Note du ms._)]
[31: J'étais resté une heure absent. (_Note du ms._)]
[32: Je tiens ces détails de ma soeur. (_Note du ms._)]
[33: Mon père adoptif, trompeur, me faisait donner le signalement de ma
mère. (_Note du ms._)]
[34: Giarra. (_Note du ms._)]
[35: Le Lesghistan, ou pays des Lesghis, peuple nomade du Caucase
oriental, très répandu dans le Daghestan.]
[36: À Giarra. (_Note du ms._)]
[37: Ville de la province de Térek (Russie méridionale), sur le Térek,
et à 55 kilomètres de la mer Caspienne.]
[38: 1.800 francs. (_Note du ms._)]
[39: Quarantaine. (_Note du ms._)]
[40: Rachide, nom égyptien de Rosette.]
[41: Les Français n'étaient pas encore en Égypte. (_Note du ms._)]
[42: Le voyage a duré deux mois. Cinq cents Mameloucks et leurs femmes
avec eux sur des chameaux. (_Note du ms._)]
[43: (Gizeh). Bataille des Pyramides. (_Note du ms._)]
[44: Parce que le Grand Caire était occupé par les Français. Il avait
avec lui huit cents Mameloucks. (_Note du ms._)]
[45: Sheik El Bekri, chef du civil. Espion de Bonaparte, très dévoué.
C'était pour cela qu'il avait des Mameloucks. (_Note du ms._)]
[46: Gâteaux. (_Note du ms._)]
[47: Il était avec ses Mameloucks dans le désert. (_Note du ms._)]
[48: Je vis pour la première fois Bonaparte quand il revint de
Saint-Jean d'Acre. El Bekri va au-devant de lui avec ses Mameloucks.
Tous les grands personnages avec nous. Cheval noir magnifique, tout
équipé à la mamelouck. Effet de la première vue: couvert de poussière,
haletant. Bottes à retroussis. Culottes blanches casimir. Habit de
général. Visage basané. Cheveux poudrés longs et la queue. Pas de
favoris. (_Note du ms._)]
[49: Je l'ai vu chez El Bekri. Je servais avec mes camarades: Potage.
Riz cuit dans du bouillon de poulet Porcelaine de Chine. Pour Bonaparte,
une timbale d'argent. On fit venir du vin de Chambertin. Les Turcs
boivent à même la bouteille. Vu passer la bouteille, en disant: «Fellah,
à vous!» L'empereur et son état-major accroupi à la mamelouck, sur un
double coussin. (_Note du ms._)]
[50: Eugène de Beauharnais. Roustam écrit _Ugène_.]
[51: Elias Massad, lieutenant de la seconde compagnie des Syriens,
formée en l'an VIII par le général Bonaparte.]
[52: Hébert, plus tard concierge à Rambouillet, avec pension de 1.200
livres sur la cassette particulière, outre ses gages.]
[53: Je suis resté six jours avec lui. (_Note du ms._)]
[54: Il s'était embarqué à Boulak. (_Note du ms._)]
[55: Fischer, maître d'hôtel contrôleur, est pris d'un accès de folie
furieuse le jour du combat de Landshut (1809). Renvoyé en France, il est
placé dans une maison de santé. Néanmoins, l'Empereur lui continue son
traitement de 12.000 francs pendant quatre ans, dans l'espoir qu'il
guérira. Il est alors mis à la retraite avec une pension de 6.000 francs
(V. Frédéric Masson, _Napoléon chez lui_.)]
[56: P. Amédée-Émilien-Probe Jaubert (1779-1847), orientaliste, premier
secrétaire interprète de Bonaparte, en Égypte, membre de l'Institut en
1830.]
[57: On avait désigné un homme pour conduire les chevaux à Alexandrie.
(_Note du ms._)]
[58: Ali, mamelouck ramené d'Égypte par Bonaparte, et par lui donné à
Joséphine. Laid, méchant, dangereux. On finit par l'envoyer à
Fontainebleau, comme garçon d'appartement.
L'Empereur le remplaça par Louis-Étienne Denis, né à Versailles. On
l'appela Ali. Il accompagna l'Empereur à l'île d'Elbe et à Sainte-Hélène
(V. Frédéric Masson, _Napoléon chez lui_.)]
[59: Il était parti dans un autre canot que le mien; j'étais bien
inquiet. J'avais dix-sept ans et demi. (_Note du ms._)]
[60: Sur la frégate de Bonaparte, deux chèvres pour le café à la crème.
M. Fischer déjeunait toujours avec une grande jatte. Je me fâche.
L'Empereur m'entend. Il veut que je déjeune avec du café.
Une tempête sur les côtes barbaresques, en allant en Corse. L'Empereur
dînait gaiement avec Lavalette et plusieurs autres. Un coup de vent fait
renverser Lavalette, et l'Empereur de rire: «Ses jambes sont si courtes!
Il boulotte!» Une autre fois, il lisait devant sa lanterne de papier. Le
feu prend. Bonaparte arrache et jette à la mer. (_Note du ms._)]
[61: À Ajaccio. (_Note du ms._)]
[62: Gérard-Christophe-Michel Duroc (1772-1813), futur Grand Maréchal du
palais, était alors chef de bataillon d'artillerie et aide de camp de
Bonaparte.]
[63: Mon poignard en jade. (_Note du ms._)]
[64: En voiture.--M. Hébert, valet de chambre, Danger, chef de cuisine.
(_Note du ms._)]
[65: Dans leur voiture. (_Note du ms._)]
[66: Elle allait s'établir. (_Note du ms._)]
[67: Chefs de cuisine de Bonaparte. Le premier, qui faillit trouver la
mort dans cette aventure, fut retraité avec la place de garde des
bouches, à Fontainebleau (V. Frédéric Masson, _Napoléon chez lui_).]
[68: Caroline, Pauline étaient en pension chez Mme Campan. Hortense,
fille de Joséphine, épousa Louis. (_Note du ms._)]
[69: À son arrivée à Paris, jalousie: un nommé Rible l'appelle
_esclave_. Fureur. Il se plaint: «N'avais-tu pas ton poignard?» Puis se
ravisant: «ou, du moins, des coups de bâton? Toi, esclave! Suis-je un
Bey ou un Pacha?» (_Note du ms._)]
[70: Suë, médecin en chef de l'hôpital de la Garde, établi au
Gros-Caillou.]
[71: Il partait pour l'Italie, Marengo. (_Note du ms._)]
[72: Ce portrait, exécuté à la demande de Madame Campan, lui fut donné.
Voir la _Correspondance de Madame Campan avec la reine Hortense_.]
[73: Surveillante de l'infirmerie. (_Note du ms._)]
[74: Voir, aux pièces justificatives ci-après, le détail des effets
d'habillement délivrés à chaque Mamelouck, après son admission au
Corps.]
[75: Boutet, directeur de la manufacture d'armes de Versailles.]
[76: Jean-Noël Lerebours (1762-1840), opticien, membre du bureau des
Longitudes en 1824.]
[77: Un des chefs de cuisine de l'Empereur.]
[78: Ancien grec. (_Note du ms._)]
[79: Il venait de Saint-Cloud. (_Note du ms._)]
[80: À minuit. Il logeait au château. (_Note du ms._)]
[81: J'étais chargé de ses armes de guerre. (_Note du ms._)]
[82: M. Méneval. (_Note du ms._)]
[83: On a dit à tort que le portrait de Roustam se trouvait sur
l'aquarelle d'Isabey représentant l'Escalier du Louvre. Le Mamelouk
peint n'est pas Roustam.]
[84: Saint-Cloud. (_Note du ms._)]
[85: Mot italien signifiant filon, mine, argent.]
[86: M. Frédéric Masson nous a communiqué, d'après le manuscrit des
comptes de la _Petite Cassette_, la note de ce que l'Empereur a donné à
Roustam, de nivôse an XIII à janvier 1814:
An XIII. 1er nivôse.--Acheté pour Roustan 500 francs de rente sur le
Grand-Livre: 5.804 francs.
1806.--12 février.--Pour le dîner de noces de Roustan: 1.341 francs.
1810.--1er février.--Gratification de cent louis (une année de gages):
2,000 francs.
--31 décembre.--À Roustan: 3.000 francs.
1811.--25 novembre.--À Roustan, gratification: 4.000 francs.
1813.--7 janvier.--À Roustan, mameluck, gratification: 6.000 francs.
1814.--2 janvier.--Gratification à Roustan: 6.000 francs.]
[87: Pierre Mérat, né à Versailles le 29 juillet 1776, entré au service
en 1793. Maréchal des logis chef, puis lieutenant en second,
porte-étendard de la compagnie des Mameloucks. Légionnaire.]
[88: Le baron Delaitre, chef d'escadrons, commandant la compagnie de
Mameloucks en 1807.]
[89: Joseph-Barthélemy Clair, baron de Bongars (1762-1833), colonel en
1812, était lieutenant de la vénerie en 1805, sous les ordres de Murat,
Grand Veneur.]
[90: Sans doute possible, il s'agit de M. de Tournon, chambellan et
officier d'ordonnance de l'Empereur, membre de la Légion d'honneur le 14
février 1807.]
[91: Ce jour, pendant que l'Empereur consultait sa carte avec Mirza,
mamelouck de Bessières, je m'éloigne pour manger de l'oseille sauvage,
un boulet ricoche et manque me tuer. (_Note du ms._)
On trouvera deux Mirza, dans la liste générale des Mameloucks, publiée
dans nos Appendices: l'un, Mirza, dit le grand, était mort depuis 1805,
et l'autre, Daniel Mirza, dit le petit, ancien Janissaire, brigadier en
1805, décoré en 1806, maréchal des logis en 1807, était lieutenant
depuis 1811. Mais peut-être fut-il officier d'ordonnance de Bessières.]
[92: Armand-Augustin-Louis, marquis de Caulaincourt, duc de Vicence
(1772-1827), général de division depuis 1805, Grand Écuyer de
l'Empereur.]
[93: Après Wagram. (_Note du ms._)]
[94: Il finirait par y trouver une mine. (_Note du ms._)]
[95: Il s'agit évidemment du général Guyot; mais l'anecdote est en
contradiction avec ses états de services qui sont des plus brillants.
Claude-Étienne Guyot (1768-1837) fut créé comte en 1813.]
[96: Bizouard, caissier de recettes à la Banque de France.]
[97: Le docteur Lanefranque devint médecin par quartier de l'Empereur.]
[98: À partir de cet endroit, l'écriture n'est plus de la main de
Roustam.]
[99: On sait que le comte de Lavalette était directeur général des
postes depuis 1802.]
[100: Claude-François, baron de Méneval (1778-1850), secrétaire de
l'Empereur.]
[101: Il était intéressé et trichait; enfin, on disait de lui: «Il
jouerait des haricots qu'il tricherait encore!» (_Note du ms._)]
[102: Voilà ce que j'ai su depuis. (_Note du ms._)]
[103: Le baron de la Bouillerie, trésorier général de la Couronne.]
[104: Le baron Dubois, chirurgien-accoucheur de l'Impératrice.]