MARTINE.

C’est ton pays en toi qui faisait tout ton charme,

Quand tu chantais, pareil aux cigales d’été!

Dans tes grands yeux j’aperçois une larme,

Cigalous! ton pays, pourquoi l’as-tu quitté?

Et la voix mâle de Victorin répond à son tour:

Adieu, gloire et femme jolie!

Triste et gêné, tu chantes mal!

La folle qui t’aima, t’oublie;

Retourne au pays du mistral.

Et Cigalous, qu’un regret ronge,

Entend sans fin, revoit en songe

Les pins qui vibrent musicaux,

Et dont la plainte se prolonge

Dans la combe aux profonds échos!

Arlette des Mayons: Roman de la terre et de l'école · 第 17 / 79 题