XXX

Tant qu'il avait été sous l'œil du bijoutier, Lecoq avait eu la force

de garder le secret de ses impressions.

Mais une fois hors du magasin, et quand il eut fait quelques pas sur

le trottoir, il s'abandonna si bien au délire de sa joie, que les

passants surpris durent se demander si ce beau garçon n'était pas fou.

Il ne marchait pas, il dansait, et tout en gesticulant de la façon la

plus comique, il jetait au vent un monologue victorieux.

--Enfin!... disait-il, cette affaire sort donc des bas-fonds où elle

s'agitait jusqu'ici. J'arrive aux véritables acteurs du drame, à ces

personnages haut placés que j'avais devinés. Ah! mons Gévrol, illustre

Général, vous vouliez une princesse russe! il faudra vous contenter

d'une simple marquise... On fait ce qu'on peut!

Mais ce vertige peu à peu se dissipa, le bon sens reprenait ses

droits.

Le jeune policier sentait bien qu'il n'aurait pas trop de la plénitude

de son sang-froid, de tous ses moyens et de toute sa sagacité pour

mener à bonne fin cette expédition.

Comment s'y prendrait-il, quand il serait en présence de cette

marquise, pour obtenir des aveux sans réticences, pour lui arracher

avec tous les détails de la scène du meurtre, le nom du meurtrier?

--Il faut, pensait-il, se présenter la menace à la bouche, et

lui faire peur, tout est là!... si je lui laisse le temps de se

reconnaître, je ne saurai rien.

Il s'interrompit, il arrivait devant l'hôtel de la marquise d'Arlange,

charmante habitation bâtie entre cour et jardin, et avant de pénétrer

dans la place, il jugeait indispensable d'en reconnaître l'intérieur.

--C'est donc là, murmurait-il, que je trouverai le mot de l'énigme.

Là, derrière ces riches rideaux de mousseline, agonise d'effroi notre

fugitive de l'autre nuit. Quelles ne doivent pas être ses angoisses,

depuis qu'elle s'est aperçue de la perte de sa boucle d'oreille...

Durant près d'une heure, établi sous une porte cochère, il resta

en observation. Il eût voulu entrevoir un des hôtes de cette belle

demeure. Faction perdue! Pas un visage ne se montra aux glaces des

fenêtres, pas un valet ne traversa la cour.

Impatienté, il résolut de commencer une enquête aux environs.

Il ne pouvait tenter sa démarche décisive sans avoir une idée des gens

qu'il allait trouver.

Quel pouvait être le mari de cette audacieuse, qui s'encanaillait

comme dans les romans régence, et courait la prétentaine, la nuit, au

cabaret de la Chupin?

Lecoq se demandait à qui et où s'adresser, quand de l'autre côté de

la rue, il avisa un marchand de vins qui fumait sur le seuil de sa

boutique.

Il alla droit à lui, jouant bien l'embarras d'un homme qui a oublié

une adresse, et poliment lui demanda l'hôtel d'Arlange.

Sans un mot, sans daigner retirer sa pipe de sa bouche, le marchand

étendit le bras.

Mais il était un moyen de le rendre communicatif, c'était, d'entrer

dans son établissement, de se faire servir quelque chose et de lui

proposer de trinquer.

Ainsi fit le jeune policier, et la vue de deux verres pleins délia

comme par miracle la langue du digne négociant.

On ne pouvait mieux tomber pour obtenir des renseignements, car il

était établi dans le quartier depuis dix ans et honoré de la clientèle

de messieurs les gens de maison.

--Même, dit-il à Lecoq, je vous plains si vous allez chez la marquise

pour toucher une facture. Vous aurez le temps d'apprendre le chemin de

sa maison avant de voir la couleur de son argent. En voilà une dont

les créanciers ne laisseront jamais geler la sonnette.

--Diable!... elle est donc pauvre?

--Elle!... On lui connaît bien une vingtaine de mille livres de

rentes, sans compter cet hôtel. Mais vous savez, quand on dépense tous

les ans le double de son revenu...

Il s'arrêta court, pour montrer au jeune policier deux femmes qui

passaient, l'une âgée de plus de quarante ans et vêtue de noir,

l'autre toute jeune, mise comme une pensionnaire.

--Et tenez, ajouta-t-il, voici justement la petite-fille de la

marquise, Mlle Claire, qui passe avec sa gouvernante, Mlle Schmidt.

Lecoq eut un éblouissement.

--Sa petite fille?... balbutia-t-il.

--Mais oui... la fille de défunt son fils, si vous aimez mieux.

--Quel âge a-t-elle donc?...

--Une soixantaine d'années, au moins. Mais on ne les lui donnerait

pas, non. C'est une de ces vieilles bâties à chaux et à sable, qui

vivent cent ans, comme les arbres. Et méchante, qu'elle est!... Je ne

voudrais pas lui dire ce que je pense d'elle à deux pouces du nez.

Elle aurait plus tôt fait de m'envoyer une taloche que moi d'avaler ce

verre d'eau-de-vie...

--Pardon, interrompit le jeune policier, elle n'occupe pas seule cet

hôtel...

--Mon Dieu!... si, toute seule avec sa petite-fille, la gouvernante et

deux domestiques... Mais qu'est-ce qui vous prend donc?...

Le fait est que ce pauvre Lecoq était plus blanc que sa chemise.

C'était le magique édifice de ses espérances qui s'écroulait aux

paroles de cet homme comme le fragile château de cartes d'un enfant.

--Je n'ai rien, répondit-il d'une voix mal assurée, oh!... rien du

tout.

Mais il n'eût pas supporté un quart d'heure de plus l'horrible

supplice de l'incertitude. Il paya et alla sonner à la grille de

l'hôtel.

Un domestique vint lui ouvrir, l'examina d'un œil défiant et lui

répondit que madame la marquise était à la campagne.

Évidemment on lui faisait cet honneur de le prendre pour un créancier.

Mais il sut insister si adroitement, il fit si bien comprendre qu'il

ne venait pas réclamer d'argent, il parlait si fortement d'affaires

urgentes, que le domestique finit par le planter seul au milieu du

vestibule en lui disant qu'il allait s'assurer de nouveau si madame

était bien réellement sortie.

Elle n'était pas sortie. L'instant d'après le valet revint dire à

Lecoq de le suivre, et après l'avoir guidé à travers un grand salon

d'une magnificence fort délabrée, il l'introduisit dans un boudoir

tendu d'étoffe rose.

Là, sur une chaise longue, au coin du feu, une vieille dame d'aspect

terrible, grande, osseuse, très-parée et plus fardée, tricotait une

bande de laine verte.

Elle toisa le jeune policier jusqu'à lui faire monter le rouge au

front, et comme il lui parut intimidé, ce qui la flatta, elle lui

parla presque doucement.

--Eh bien! mon garçon, demanda-t-elle, qu'est-ce qui vous amène?

Lecoq n'était pas intimidé, mais il reconnaissait avec douleur que Mme

d'Arlange ne pouvait être une des femmes du cabaret de la Chupin.

En elle, rien ne répondait assurément au signalement donné par

Papillon.

Puis, le jeune policier se rappelait combien étaient petites les

empreintes laissées sur la neige par les deux fugitives, et le pied de

la marquise, qui dépassait sa robe, était d'une héroïque grandeur.

--Ah çà! êtes-vous muet? insista la vieille dame en enflant la voix.

Sans répondre directement, le jeune policier tira de sa poche la

précieuse boucle d'oreille, et la déposa sur la chiffonnière en

disant:

--Je vous rapporte ceci, madame, que j'ai trouvé, et qui vous

appartient, m'a-t-on dit.

Madame d'Arlange posa son tricot pour examiner le bijou.

--C'est pourtant vrai, dit-elle, après un moment, que ce bouton

d'oreille m'a appartenu. C'est une fantaisie que j'eus, il y a quatre

ans, et qui me coûta bel et bien vingt mille livres. Ah!... le sieur

Doisty, qui me vendit ces diamants, dut gagner un joli denier. Mais

j'ai une petite-fille à élever!... Des besoins d'argent pressants

me contraignirent peu après à me défaire de cette parure, que je

regrettai, et je la cédai.

--À qui?... interrogea vivement Lecoq.

--Eh!... fit la marquise choquée; qu'est-ce que cette curiosité!

--Excusez-moi, madame, c'est que je voudrais tant retrouver le

propriétaire de cette jolie chose...

Madame d'Arlange regarda son jeune visiteur d'un air curieux et

surpris:

--De la probité!... fit-elle. Oh! oh!... Et pas le sou, peut-être...

--Madame!...

--Bon! bon!... ce n'est pas une raison pour devenir rouge comme un

coquelicot, mon garçon. J'ai cédé ces boucles à une grande dame

allemande,--car la noblesse a encore quelque fortune en Autriche,--à

la baronne de Watchau...

--Et où demeure cette dame, madame la marquise?...

--Au Père-Lachaise, depuis l'an dernier qu'elle s'est laissée

mourir... Les femmes d'à-présent, un tour de valse et un courant

d'air, et c'est fait d'elles!... de mon temps, après chaque galop, les

jeunes filles vidaient un grand verre de vin sucré et se mettaient

entre deux portes... Et nous nous portions comme vous voyez.

--Mais, madame, insista le jeune policier, la baronne de Watchau a dû

laisser des héritiers, un mari, des enfants?...

--Personne qu'un frère qui a une charge à la cour de Vienne, et qui

n'a pas pu se déplacer. Il a envoyé l'ordre de vendre à l'encan tout

le bien de sa sœur, sans excepter sa garde-robe, et on lui a expédié

l'argent là-bas.

Lecoq ne put triompher d'un mouvement de désespoir.

--Quel malheur! murmura-t-il.

--Hein!... Pourquoi?... fit la vieille dame. De cette affaire, mon

garçon, le diamant vous reste, et je m'en réjouis, ce sera une juste

récompense de votre probité.

Si le hasard, à ses rigueurs, joint encore l'ironie, la mesure est

comble. Ainsi la marquise d'Arlange ajoutait au supplice de Lecoq des

raffinements inconnus, pendant qu'elle lui souhaitait, avec toutes les

apparences de la bonne foi, de ne jamais retrouver la femme qui avait

perdu ce riche bijou.

S'emporter, crier, donner cours à sa colère, reprocher à cette vieille

son ineptie, lui eût été un ineffable soulagement. Mais, alors, que

devenait son rôle de bon jeune homme probe?...

Il sut contraindre ses lèvres à grimacer un sourire, il balbutia même

un remercîment de tant de bonté. Puis, comme il n'avait plus rien

à attendre, il salua bien bas et sortit à reculons, étourdi de ce

nouveau coup.

Fatalité, maladresse de sa part, habileté miraculeuse de ses

adversaires, il avait vu se rompre successivement entre ses mains tous

les fils sur lesquels il avait compté pour guider l'instruction hors

de l'inextricable labyrinthe où elle s'égarait de plus en plus.

Était-il encore dupe d'une nouvelle comédie? Ce n'était pas

admissible.

Si le complice du meurtrier eût pris pour confident le bijoutier

Doisty, il lui eût demandé parement et simplement de répondre qu'il ne

savait pas à qui ces brillants avaient été vendus, ou même qu'ils ne

sortaient pas de chez lui.

La complication même des circonstances en décelait la sincérité.

Puis le jeune policier avait d'autres raisons de ne douter point des

allégations de la marquise. Certain regard qu'il avait surpris entre

le bijoutier et sa femme éclairait les faits d'un jour éblouissant.

Ce regard signifiait que, dans leur opinion, la marquise en prenant

ces diamants avait hasardé une petite spéculation plus commune qu'on

ne croit, et dont quantité de femmes du vrai monde sont coutumières.

Elle avait acheté à crédit pour céder à perte, mais au comptant, et

profiter momentanément de la différence entre la somme donnée en

à-compte et le prix de cession.

Lecoq n'en décida pas moins qu'il irait jusqu'au fond de cet incident.

Il voulait, à défaut d'autre satisfaction, s'épargner des remords

comme ceux qui le poursuivaient depuis qu'il s'était si naïvement

laissé prendre aux apparences à l'hôtel de Mariembourg.

Il retourna donc chez Doisty, et sous un prétexte assez plausible pour

écarter tout soupçon de sa profession, il obtint la communication de

ses livres de commerce.

À l'année indiquée, au mois fixé, la vente était inscrite,

non-seulement sur la main-courante, mais encore sur le grand-livre.

Les neuf mille francs étaient passés en compte et successivement, à

des intervalles éloignés, les divers versements de la marquise étaient

portés à l'avoir.

Que Mme Millier eût réussi à glisser sur son registre de police une

fausse mention, on le comprenait. Il était impossible que le bijoutier

eût falsifié toute sa comptabilité de quatre ans.

La réalité est indiscutable, et cependant le jeune policier ne se tint

pas pour satisfait.

Il se transporta rue du Faubourg-Saint-Honoré, à la maison qu'habitait

en son vivant la baronne de Watchau, et là, il apprit d'un concierge

complaisant que lors du décès de cette pauvre dame, ses meubles et ses

effets avaient été portés à l'hôtel de la rue Drouot.

--Même, ajouta le concierge, la vente a été faite par M. Petit.

Sans perdre une minute, le jeune policier courut chez ce

commissaire-priseur qui avait la spécialité des «riches mobiliers.»

M. Petit se rappelait très-bien la «vente Watchau,» qui avait fait un

certain bruit à l'époque, et il en eut bientôt retrouvé le volumineux

procès-verbal dans ses cartons.

Beaucoup de bijoux y étaient décrits, avec le chiffre de

l'adjudication et le nom des adjudicataires en regard, mais aucun ne

se rapportait, même vaguement, aux maudits boutons d'oreilles.

Lecoq montra le diamant qu'il avait en poche; le commissaire-priseur

ne se rappelait pas l'avoir vu. Mais cela ne signifiait rien, il lui

en avait tant passé, il lui en passait tant entre les mains!...

Ce qu'il affirmait, c'est que le frère de la baronne, son héritier, ne

s'était rien réservé de la succession, pas une bague, pas un bibelot,

pas une épingle, et qu'il avait paru pressé de recevoir le montant des

vacations, lequel s'élevait à l'agréable chiffre de cent soixante-sept

mille cinq cent trente francs, frais déduits.

--Ainsi, fit Lecoq pensif, tout ce que possédait la baronne a bien été

vendu?...

--Tout.

--Et comment se nomme son frère?

--Watchau, lui aussi... La baronne avait sans doute épousé un de ses

parents. Ce frère, jusqu'à l'an dernier, a occupé un poste éminent

dans la diplomatie; il résidait à Berlin, je crois....

Certes, ces renseignements n'avaient nul trait à la prévention, qui

occupait despotiquement l'esprit du jeune policier, et cependant ils

se figèrent dans sa mémoire.

--C'est bizarre, pensait-il, en regagnant son logis, de tous côtés,

dans cette affaire, je me heurte à l'Allemagne. Le meurtrier prétend

venir de Leipzig, Mme Milner doit être bavaroise, voici maintenant une

baronne autrichienne.

Il était trop tard, ce soir-là, pour rien entreprendre; le jeune

policier se coucha, mais le lendemain, à la première heure, il

reprenait avec une ardeur nouvelle ses investigations.

Une seule chance de succès semblait lui rester désormais: la lettre

signée Lacheneur, trouvée dans la poche du faux soldat.

Cette lettre, l'entête à demi effacé le prouvait, avait été écrite

dans un café du boulevard Beaumarchais.

Découvrir dans lequel était un jeu d'enfant.

Le quatrième limonadier à qui Lecoq exhiba cette lettre reconnut

parfaitement son papier et son encre.

Mais ni lui, ni sa femme, ni la demoiselle de comptoir, ni les

garçons, ni aucun des habitués questionnés habilement l'un après

l'autre, n'avaient entendu, de leur vie, articuler les trois syllabes

de ce nom: Lacheneur.

Que faire, que tenter?... Tout était-il donc absolument désespéré? Pas

encore.

Le soldat mourant n'avait-il pas déclaré que ce brigand de Lacheneur

était un ancien comédien?...

Se raccrochant à cette faible indication comme l'homme qui se noie

à la plus mince planche, le jeune policier reprit sa course, et de

théâtre en théâtre, il s'en alla demandant à tout le monde, aux

portiers, aux secrétaires, aux artistes:

--Ne connaîtriez-vous pas un acteur nommé Lacheneur?

Partout il recueillit des non unanimes, enjolivés de plaisanteries de

coulisses. Assez souvent on ajoutait:

--Comment est-il votre artiste?...

Voilà justement ce qu'il ne pouvait dire. Tous ses renseignements se

bornaient à la phrase de Toinon-la-Vertu: «Je lui ai trouvé l'air d'un

monsieur bien respectable!» Ce n'est pas un signalement, cela. Et

d'ailleurs restait à savoir ce que la femme de Polyte Chupin entendait

par ce qualificatif: «respectable» L'appliquait-elle à l'âge ou aux

dehors de la fortune?

D'autres fois, on demandait:

--Quels rôles joue-t-il, votre comédien?

Et le jeune policier se taisait, car il l'ignorait. Ce qu'il ne

pouvait dire, ce qui était vrai, c'est que Lacheneur, en ce moment,

jouait un rôle à le faire mourir de chagrin, lui, Lecoq.

En désespoir de cause, il eut recours à un moyen d'investigation qui

est le grand cheval de bataille de la police quand elle est en peine

de quelque personnage problématique, moyen banal qui réussit toujours

parce qu'il est excellent.

Il résolut de dépouiller tous les livres de police des hôteliers et

des logeurs.

Levé avant l'aube, couché bien après, il épuisait ses journées à

visiter toutes les maisons meublées, tous les hôtels, tous les garnis

de Paris.

Courses vaines. Pas une seule fois il ne rencontra ce nom de Lacheneur

qui hantait obstinément son cerveau. Existait-il, ce nom? N'était-ce

pas un pseudonyme composé à plaisir? Il ne l'avait pas trouvé dans

l'_Almanach Bottin_, où on trouve cependant tous les noms de France,

les plus impossibles, les plus invraisemblables, ceux qui sont formés

de l'assemblage le plus fantastique de syllabes...

Mais rien n'était capable de le décourager, ni de le détourner de

cette tâche presque impossible qu'il s'était donnée. Son opiniâtreté

touchait à la monomanie.

Il n'avait plus, comme aux premiers moments, de simples accès de

colère aussitôt réprimés, il vivait dans une sorte d'exaspération

continuelle, qui altérait sa lucidité.

Plus de théories, d'inventions subtiles, d'ingénieuses déductions!...

Il cherchait à l'aventure, sans ordre, sans méthode, comme l'eût pu

faire le père Absinthe sous l'influence de l'alcool.

Peut-être en était-il arrivé à compter moins sur son habileté que sur

le hasard, pour dégager des ténèbres le drame qu'il devinait, qu'il

sentait, qu'il respirait...

Monsieur Lecoq — Volume 1 L'enquête · 第 43 / 60 题