Tant qu'il avait été sous l'œil du bijoutier, Lecoq avait eu la force
de garder le secret de ses impressions.
Mais une fois hors du magasin, et quand il eut fait quelques pas sur
le trottoir, il s'abandonna si bien au délire de sa joie, que les
passants surpris durent se demander si ce beau garçon n'était pas fou.
Il ne marchait pas, il dansait, et tout en gesticulant de la façon la
plus comique, il jetait au vent un monologue victorieux.
--Enfin!... disait-il, cette affaire sort donc des bas-fonds où elle
s'agitait jusqu'ici. J'arrive aux véritables acteurs du drame, à ces
personnages haut placés que j'avais devinés. Ah! mons Gévrol, illustre
Général, vous vouliez une princesse russe! il faudra vous contenter
d'une simple marquise... On fait ce qu'on peut!
Mais ce vertige peu à peu se dissipa, le bon sens reprenait ses
droits.
Le jeune policier sentait bien qu'il n'aurait pas trop de la plénitude
de son sang-froid, de tous ses moyens et de toute sa sagacité pour
mener à bonne fin cette expédition.
Comment s'y prendrait-il, quand il serait en présence de cette
marquise, pour obtenir des aveux sans réticences, pour lui arracher
avec tous les détails de la scène du meurtre, le nom du meurtrier?
--Il faut, pensait-il, se présenter la menace à la bouche, et
lui faire peur, tout est là!... si je lui laisse le temps de se
reconnaître, je ne saurai rien.
Il s'interrompit, il arrivait devant l'hôtel de la marquise d'Arlange,
charmante habitation bâtie entre cour et jardin, et avant de pénétrer
dans la place, il jugeait indispensable d'en reconnaître l'intérieur.
--C'est donc là, murmurait-il, que je trouverai le mot de l'énigme.
Là, derrière ces riches rideaux de mousseline, agonise d'effroi notre
fugitive de l'autre nuit. Quelles ne doivent pas être ses angoisses,
depuis qu'elle s'est aperçue de la perte de sa boucle d'oreille...
Durant près d'une heure, établi sous une porte cochère, il resta
en observation. Il eût voulu entrevoir un des hôtes de cette belle
demeure. Faction perdue! Pas un visage ne se montra aux glaces des
fenêtres, pas un valet ne traversa la cour.
Impatienté, il résolut de commencer une enquête aux environs.
Il ne pouvait tenter sa démarche décisive sans avoir une idée des gens
qu'il allait trouver.
Quel pouvait être le mari de cette audacieuse, qui s'encanaillait
comme dans les romans régence, et courait la prétentaine, la nuit, au
cabaret de la Chupin?
Lecoq se demandait à qui et où s'adresser, quand de l'autre côté de
la rue, il avisa un marchand de vins qui fumait sur le seuil de sa
boutique.
Il alla droit à lui, jouant bien l'embarras d'un homme qui a oublié
une adresse, et poliment lui demanda l'hôtel d'Arlange.
Sans un mot, sans daigner retirer sa pipe de sa bouche, le marchand
étendit le bras.
Mais il était un moyen de le rendre communicatif, c'était, d'entrer
dans son établissement, de se faire servir quelque chose et de lui
proposer de trinquer.
Ainsi fit le jeune policier, et la vue de deux verres pleins délia
comme par miracle la langue du digne négociant.
On ne pouvait mieux tomber pour obtenir des renseignements, car il
était établi dans le quartier depuis dix ans et honoré de la clientèle
de messieurs les gens de maison.
--Même, dit-il à Lecoq, je vous plains si vous allez chez la marquise
pour toucher une facture. Vous aurez le temps d'apprendre le chemin de
sa maison avant de voir la couleur de son argent. En voilà une dont
les créanciers ne laisseront jamais geler la sonnette.
--Diable!... elle est donc pauvre?
--Elle!... On lui connaît bien une vingtaine de mille livres de
rentes, sans compter cet hôtel. Mais vous savez, quand on dépense tous
les ans le double de son revenu...
Il s'arrêta court, pour montrer au jeune policier deux femmes qui
passaient, l'une âgée de plus de quarante ans et vêtue de noir,
l'autre toute jeune, mise comme une pensionnaire.
--Et tenez, ajouta-t-il, voici justement la petite-fille de la
marquise, Mlle Claire, qui passe avec sa gouvernante, Mlle Schmidt.
Lecoq eut un éblouissement.
--Sa petite fille?... balbutia-t-il.
--Mais oui... la fille de défunt son fils, si vous aimez mieux.
--Quel âge a-t-elle donc?...
--Une soixantaine d'années, au moins. Mais on ne les lui donnerait
pas, non. C'est une de ces vieilles bâties à chaux et à sable, qui
vivent cent ans, comme les arbres. Et méchante, qu'elle est!... Je ne
voudrais pas lui dire ce que je pense d'elle à deux pouces du nez.
Elle aurait plus tôt fait de m'envoyer une taloche que moi d'avaler ce
verre d'eau-de-vie...
--Pardon, interrompit le jeune policier, elle n'occupe pas seule cet
hôtel...
--Mon Dieu!... si, toute seule avec sa petite-fille, la gouvernante et
deux domestiques... Mais qu'est-ce qui vous prend donc?...
Le fait est que ce pauvre Lecoq était plus blanc que sa chemise.
C'était le magique édifice de ses espérances qui s'écroulait aux
paroles de cet homme comme le fragile château de cartes d'un enfant.
--Je n'ai rien, répondit-il d'une voix mal assurée, oh!... rien du
tout.
Mais il n'eût pas supporté un quart d'heure de plus l'horrible
supplice de l'incertitude. Il paya et alla sonner à la grille de
l'hôtel.
Un domestique vint lui ouvrir, l'examina d'un œil défiant et lui
répondit que madame la marquise était à la campagne.
Évidemment on lui faisait cet honneur de le prendre pour un créancier.
Mais il sut insister si adroitement, il fit si bien comprendre qu'il
ne venait pas réclamer d'argent, il parlait si fortement d'affaires
urgentes, que le domestique finit par le planter seul au milieu du
vestibule en lui disant qu'il allait s'assurer de nouveau si madame
était bien réellement sortie.
Elle n'était pas sortie. L'instant d'après le valet revint dire à
Lecoq de le suivre, et après l'avoir guidé à travers un grand salon
d'une magnificence fort délabrée, il l'introduisit dans un boudoir
tendu d'étoffe rose.
Là, sur une chaise longue, au coin du feu, une vieille dame d'aspect
terrible, grande, osseuse, très-parée et plus fardée, tricotait une
bande de laine verte.
Elle toisa le jeune policier jusqu'à lui faire monter le rouge au
front, et comme il lui parut intimidé, ce qui la flatta, elle lui
parla presque doucement.
--Eh bien! mon garçon, demanda-t-elle, qu'est-ce qui vous amène?
Lecoq n'était pas intimidé, mais il reconnaissait avec douleur que Mme
d'Arlange ne pouvait être une des femmes du cabaret de la Chupin.
En elle, rien ne répondait assurément au signalement donné par
Papillon.
Puis, le jeune policier se rappelait combien étaient petites les
empreintes laissées sur la neige par les deux fugitives, et le pied de
la marquise, qui dépassait sa robe, était d'une héroïque grandeur.
--Ah çà! êtes-vous muet? insista la vieille dame en enflant la voix.
Sans répondre directement, le jeune policier tira de sa poche la
précieuse boucle d'oreille, et la déposa sur la chiffonnière en
disant:
--Je vous rapporte ceci, madame, que j'ai trouvé, et qui vous
appartient, m'a-t-on dit.
Madame d'Arlange posa son tricot pour examiner le bijou.
--C'est pourtant vrai, dit-elle, après un moment, que ce bouton
d'oreille m'a appartenu. C'est une fantaisie que j'eus, il y a quatre
ans, et qui me coûta bel et bien vingt mille livres. Ah!... le sieur
Doisty, qui me vendit ces diamants, dut gagner un joli denier. Mais
j'ai une petite-fille à élever!... Des besoins d'argent pressants
me contraignirent peu après à me défaire de cette parure, que je
regrettai, et je la cédai.
--À qui?... interrogea vivement Lecoq.
--Eh!... fit la marquise choquée; qu'est-ce que cette curiosité!
--Excusez-moi, madame, c'est que je voudrais tant retrouver le
propriétaire de cette jolie chose...
Madame d'Arlange regarda son jeune visiteur d'un air curieux et
surpris:
--De la probité!... fit-elle. Oh! oh!... Et pas le sou, peut-être...
--Madame!...
--Bon! bon!... ce n'est pas une raison pour devenir rouge comme un
coquelicot, mon garçon. J'ai cédé ces boucles à une grande dame
allemande,--car la noblesse a encore quelque fortune en Autriche,--à
la baronne de Watchau...
--Et où demeure cette dame, madame la marquise?...
--Au Père-Lachaise, depuis l'an dernier qu'elle s'est laissée
mourir... Les femmes d'à-présent, un tour de valse et un courant
d'air, et c'est fait d'elles!... de mon temps, après chaque galop, les
jeunes filles vidaient un grand verre de vin sucré et se mettaient
entre deux portes... Et nous nous portions comme vous voyez.
--Mais, madame, insista le jeune policier, la baronne de Watchau a dû
laisser des héritiers, un mari, des enfants?...
--Personne qu'un frère qui a une charge à la cour de Vienne, et qui
n'a pas pu se déplacer. Il a envoyé l'ordre de vendre à l'encan tout
le bien de sa sœur, sans excepter sa garde-robe, et on lui a expédié
l'argent là-bas.
Lecoq ne put triompher d'un mouvement de désespoir.
--Quel malheur! murmura-t-il.
--Hein!... Pourquoi?... fit la vieille dame. De cette affaire, mon
garçon, le diamant vous reste, et je m'en réjouis, ce sera une juste
récompense de votre probité.
Si le hasard, à ses rigueurs, joint encore l'ironie, la mesure est
comble. Ainsi la marquise d'Arlange ajoutait au supplice de Lecoq des
raffinements inconnus, pendant qu'elle lui souhaitait, avec toutes les
apparences de la bonne foi, de ne jamais retrouver la femme qui avait
perdu ce riche bijou.
S'emporter, crier, donner cours à sa colère, reprocher à cette vieille
son ineptie, lui eût été un ineffable soulagement. Mais, alors, que
devenait son rôle de bon jeune homme probe?...
Il sut contraindre ses lèvres à grimacer un sourire, il balbutia même
un remercîment de tant de bonté. Puis, comme il n'avait plus rien
à attendre, il salua bien bas et sortit à reculons, étourdi de ce
nouveau coup.
Fatalité, maladresse de sa part, habileté miraculeuse de ses
adversaires, il avait vu se rompre successivement entre ses mains tous
les fils sur lesquels il avait compté pour guider l'instruction hors
de l'inextricable labyrinthe où elle s'égarait de plus en plus.
Était-il encore dupe d'une nouvelle comédie? Ce n'était pas
admissible.
Si le complice du meurtrier eût pris pour confident le bijoutier
Doisty, il lui eût demandé parement et simplement de répondre qu'il ne
savait pas à qui ces brillants avaient été vendus, ou même qu'ils ne
sortaient pas de chez lui.
La complication même des circonstances en décelait la sincérité.
Puis le jeune policier avait d'autres raisons de ne douter point des
allégations de la marquise. Certain regard qu'il avait surpris entre
le bijoutier et sa femme éclairait les faits d'un jour éblouissant.
Ce regard signifiait que, dans leur opinion, la marquise en prenant
ces diamants avait hasardé une petite spéculation plus commune qu'on
ne croit, et dont quantité de femmes du vrai monde sont coutumières.
Elle avait acheté à crédit pour céder à perte, mais au comptant, et
profiter momentanément de la différence entre la somme donnée en
à-compte et le prix de cession.
Lecoq n'en décida pas moins qu'il irait jusqu'au fond de cet incident.
Il voulait, à défaut d'autre satisfaction, s'épargner des remords
comme ceux qui le poursuivaient depuis qu'il s'était si naïvement
laissé prendre aux apparences à l'hôtel de Mariembourg.
Il retourna donc chez Doisty, et sous un prétexte assez plausible pour
écarter tout soupçon de sa profession, il obtint la communication de
ses livres de commerce.
À l'année indiquée, au mois fixé, la vente était inscrite,
non-seulement sur la main-courante, mais encore sur le grand-livre.
Les neuf mille francs étaient passés en compte et successivement, à
des intervalles éloignés, les divers versements de la marquise étaient
portés à l'avoir.
Que Mme Millier eût réussi à glisser sur son registre de police une
fausse mention, on le comprenait. Il était impossible que le bijoutier
eût falsifié toute sa comptabilité de quatre ans.
La réalité est indiscutable, et cependant le jeune policier ne se tint
pas pour satisfait.
Il se transporta rue du Faubourg-Saint-Honoré, à la maison qu'habitait
en son vivant la baronne de Watchau, et là, il apprit d'un concierge
complaisant que lors du décès de cette pauvre dame, ses meubles et ses
effets avaient été portés à l'hôtel de la rue Drouot.
--Même, ajouta le concierge, la vente a été faite par M. Petit.
Sans perdre une minute, le jeune policier courut chez ce
commissaire-priseur qui avait la spécialité des «riches mobiliers.»
M. Petit se rappelait très-bien la «vente Watchau,» qui avait fait un
certain bruit à l'époque, et il en eut bientôt retrouvé le volumineux
procès-verbal dans ses cartons.
Beaucoup de bijoux y étaient décrits, avec le chiffre de
l'adjudication et le nom des adjudicataires en regard, mais aucun ne
se rapportait, même vaguement, aux maudits boutons d'oreilles.
Lecoq montra le diamant qu'il avait en poche; le commissaire-priseur
ne se rappelait pas l'avoir vu. Mais cela ne signifiait rien, il lui
en avait tant passé, il lui en passait tant entre les mains!...
Ce qu'il affirmait, c'est que le frère de la baronne, son héritier, ne
s'était rien réservé de la succession, pas une bague, pas un bibelot,
pas une épingle, et qu'il avait paru pressé de recevoir le montant des
vacations, lequel s'élevait à l'agréable chiffre de cent soixante-sept
mille cinq cent trente francs, frais déduits.
--Ainsi, fit Lecoq pensif, tout ce que possédait la baronne a bien été
vendu?...
--Tout.
--Et comment se nomme son frère?
--Watchau, lui aussi... La baronne avait sans doute épousé un de ses
parents. Ce frère, jusqu'à l'an dernier, a occupé un poste éminent
dans la diplomatie; il résidait à Berlin, je crois....
Certes, ces renseignements n'avaient nul trait à la prévention, qui
occupait despotiquement l'esprit du jeune policier, et cependant ils
se figèrent dans sa mémoire.
--C'est bizarre, pensait-il, en regagnant son logis, de tous côtés,
dans cette affaire, je me heurte à l'Allemagne. Le meurtrier prétend
venir de Leipzig, Mme Milner doit être bavaroise, voici maintenant une
baronne autrichienne.
Il était trop tard, ce soir-là, pour rien entreprendre; le jeune
policier se coucha, mais le lendemain, à la première heure, il
reprenait avec une ardeur nouvelle ses investigations.
Une seule chance de succès semblait lui rester désormais: la lettre
signée Lacheneur, trouvée dans la poche du faux soldat.
Cette lettre, l'entête à demi effacé le prouvait, avait été écrite
dans un café du boulevard Beaumarchais.
Découvrir dans lequel était un jeu d'enfant.
Le quatrième limonadier à qui Lecoq exhiba cette lettre reconnut
parfaitement son papier et son encre.
Mais ni lui, ni sa femme, ni la demoiselle de comptoir, ni les
garçons, ni aucun des habitués questionnés habilement l'un après
l'autre, n'avaient entendu, de leur vie, articuler les trois syllabes
de ce nom: Lacheneur.
Que faire, que tenter?... Tout était-il donc absolument désespéré? Pas
encore.
Le soldat mourant n'avait-il pas déclaré que ce brigand de Lacheneur
était un ancien comédien?...
Se raccrochant à cette faible indication comme l'homme qui se noie
à la plus mince planche, le jeune policier reprit sa course, et de
théâtre en théâtre, il s'en alla demandant à tout le monde, aux
portiers, aux secrétaires, aux artistes:
--Ne connaîtriez-vous pas un acteur nommé Lacheneur?
Partout il recueillit des non unanimes, enjolivés de plaisanteries de
coulisses. Assez souvent on ajoutait:
--Comment est-il votre artiste?...
Voilà justement ce qu'il ne pouvait dire. Tous ses renseignements se
bornaient à la phrase de Toinon-la-Vertu: «Je lui ai trouvé l'air d'un
monsieur bien respectable!» Ce n'est pas un signalement, cela. Et
d'ailleurs restait à savoir ce que la femme de Polyte Chupin entendait
par ce qualificatif: «respectable» L'appliquait-elle à l'âge ou aux
dehors de la fortune?
D'autres fois, on demandait:
--Quels rôles joue-t-il, votre comédien?
Et le jeune policier se taisait, car il l'ignorait. Ce qu'il ne
pouvait dire, ce qui était vrai, c'est que Lacheneur, en ce moment,
jouait un rôle à le faire mourir de chagrin, lui, Lecoq.
En désespoir de cause, il eut recours à un moyen d'investigation qui
est le grand cheval de bataille de la police quand elle est en peine
de quelque personnage problématique, moyen banal qui réussit toujours
parce qu'il est excellent.
Il résolut de dépouiller tous les livres de police des hôteliers et
des logeurs.
Levé avant l'aube, couché bien après, il épuisait ses journées à
visiter toutes les maisons meublées, tous les hôtels, tous les garnis
de Paris.
Courses vaines. Pas une seule fois il ne rencontra ce nom de Lacheneur
qui hantait obstinément son cerveau. Existait-il, ce nom? N'était-ce
pas un pseudonyme composé à plaisir? Il ne l'avait pas trouvé dans
l'_Almanach Bottin_, où on trouve cependant tous les noms de France,
les plus impossibles, les plus invraisemblables, ceux qui sont formés
de l'assemblage le plus fantastique de syllabes...
Mais rien n'était capable de le décourager, ni de le détourner de
cette tâche presque impossible qu'il s'était donnée. Son opiniâtreté
touchait à la monomanie.
Il n'avait plus, comme aux premiers moments, de simples accès de
colère aussitôt réprimés, il vivait dans une sorte d'exaspération
continuelle, qui altérait sa lucidité.
Plus de théories, d'inventions subtiles, d'ingénieuses déductions!...
Il cherchait à l'aventure, sans ordre, sans méthode, comme l'eût pu
faire le père Absinthe sous l'influence de l'alcool.
Peut-être en était-il arrivé à compter moins sur son habileté que sur
le hasard, pour dégager des ténèbres le drame qu'il devinait, qu'il
sentait, qu'il respirait...