Grâce à la longue correspondance, pleine de confiante intimité, que

Mme de Vandeul a soutenue avec Henri Meister[148], qui avait été l'ami

de son père, on peut suivre les vicissitudes de son existence à

travers les longues années de l'âge mûr et de la vieillesse; on y

observe avec intérêt ce qu'était devenu, dans l'âme d'une fille très

attachée à la mémoire de son père, et dans un esprit pacifique,

rassis, l'héritage intellectuel d'un philosophe exubérant. Elle avait

su au moins garder l'équilibre, tandis que tout à côté, tel autre qui,

comme elle, était l'enfant d'un des coryphées philosophiques du XVIIIe

siècle, l'avait décidément perdu. Stapfer écrivait à Meister le 10

juin 1822: «Chez Mme de Vandeul, toujours parfaite de bonté pour ses

amis et d'équité pour leur déraison, on trouve M. d'Holbach, qui ne

trouve pas le Roi assez royaliste, ni les Jésuites assez actifs.»

[148] Nous en avons donné quelques extraits dans les _Lettres

inédites de Mme de Staël à Henri Meister_, Paris, lib. Hachette,

pages 55 à 66, et 190.

Les lettres que nous publions aujourd'hui ont été écrites par Mme de

Vandeul au neveu de Meister, Jean-Gaspard Hess, de Zurich, qui vivait

à Genève en homme de lettres, et qui a traduit en français quelques

ouvrages allemands: _Marie Stuart_, de Schiller, et l'_Histoire

universelle_, de Jean de Muller.

Au commencement de l'année 1815, Hess avait fait à Paris un séjour

chez Mme de Vandeul, qui avait aimablement accueilli le neveu de son

vieil ami.

Dans les mois qui suivirent, elle se plut à s'entretenir avec lui des

événements qui bouleversaient l'Europe, et dont le contre-coup

troublait sa vie paisible. On a dans ces lettres un coin du tableau de

l'invasion de 1815; il est vu par une fenêtre étroite, mais avec un

coup d'œil rapide et juste. La fille et le petit-fils de Diderot ont

leur vie dérangée, et presque bousculée par l'ennemi; et les

arrière-petits-fils du philosophe, dans l'insouciance de leur âge

enfantin, demeurent «gais et heureux» au milieu du brouhaha.

Le gendre de Diderot, M. de Vandeul, était à cette date mort depuis

quelque temps, laissant à son fils des forges, établies dans le pays

de montagnes où l'Aube prend sa source, près de Langres. C'est là que

la famille de Vandeul possédait des propriétés où les troupes ennemies

avaient passé.

La première de ces lettres a été écrite six semaines avant la bataille

de Waterloo; la seconde, six semaines après.

I.

Paris, rue Saint-Lazare, no 57, 5 mai 1815.

Je vous remercie, Monsieur, de votre bon souvenir; vous êtes parti

dans une si mauvaise saison, que j'eusse eu de l'inquiétude si je

n'eusse su par votre oncle votre arrivée chez vous.

C'était une vraie joie pour moi de voir le neveu d'un ami de mon père,

dont je ne cesserai jamais de regretter l'aimable et douce société.

C'est perte irréparable et qu'on ne remplace jamais, qu'un ami d'un

grand nombre d'années.

Je ne cesse de penser au temps où je le voyais fixé à Paris. J'étais

alors plus heureuse, et ce n'était que par la lecture de l'histoire

que je me doutais qu'il eût existé des révolutions dans le monde.

J'étais loin de soupçonner que toute ma destinée serait bouleversée

par celle qui m'a séparée de presque tous ceux auxquels je portais

autant d'attachement, que leur amitié pour moi répandait sur ma vie de

charme et d'agrément.

Je suis trop vieille, trop faible, mes facultés morales sont trop

usées, pour n'être pas accablée des idées de guerre, et des fléaux que

la plus juste peut entraîner. Le repos du jour n'existe plus, quand on

ne peut calculer sur celui du lendemain.

Vous savez que je ne vis point dans le monde; je ne puis donc rien

savoir d'exact sur les affaires politiques. Mais ce n'est pas la paix

que je vois dans les journaux.

Je n'ose aller à la campagne; et depuis que j'ai vu des troupes

étrangères au milieu de Paris, il me reste une terreur qui me rend

tout séjour triste. Je m'en irais dans mes montagnes si, l'année

dernière, je n'eusse pas été dévastée par ceux que vous avez laissés

passer[149].

[149] Les Suisses avaient laissé les troupes autrichiennes

franchir le Rhin sur le pont de Bâle, dans le mois de décembre

1813, filer le long du Jura, et entrer en France par Genève.

A votre âge, on voit un long avenir, et l'on peut jouir des illusions

et des charmes de l'espérance; au mien, il ne faudrait que pouvoir

cheminer, doucement et paisiblement, vers le dernier asile de repos.

Il faut que vous ayez l'indulgence de vous accommoder de la bonne et

franche amitié. Recevez l'expression de ce sentiment, et de l'estime

que vous m'avez inspirée, sans que j'ajoute autre compliment, ou

formule de politesse.

DIDEROT DE VANDEUL.

II.

Paris, 1er août 1815.

Hélas! Monsieur, il est dans ma destinée de n'échapper depuis trente

ans à aucune des époques cruelles de cette terrible et éternelle

Révolution. A peine nous aviez-vous quittés, que l'on a fait autour de

Paris les plus grands travaux de fortification: cela me remplissait

d'effroi.

Je n'essaierai pas de vous peindre la terreur que me faisait éprouver

le canon, si près de moi qu'il semblait être dans ma rue, et

l'épouvante dont j'étais saisie en pensant à une bataille décisive que

l'on attendait chaque matin. Vainqueurs ou vaincus, je voyais Paris

perdu, livré à un pillage inévitable; et pour qui a supporté cette

idée et les images qu'elle offrait à ma pensée, tout était

supportable.

Figurez-vous que j'entendais sans cesse, dans le petit cabinet que

j'habite, les tambours et les cris des troupes qui ne cessaient

d'arriver par milliers pour la défense de Paris; tous les faubourgs

armés et fédérés. On ne saurait trop louer et bénir la garde

nationale, pour avoir préservé les habitants de cette immense ville

des maux divers qu'ils pouvaient éprouver.

Aussi ne pensais-je absolument à rien: ce genre de terreur, de fièvre

violente, absorbait toute autre idée. Mais il en est de ces secousses

comme des incendies: hors des flammes, on regarde le lendemain autour

de la contrée dévastée, et une tristesse douloureuse vous montre tous

les maux qu'il reste à souffrir.

Les souverains n'ont, à mon sens, ni plus de foi, de loyauté et de

générosité, que le commun des humains; car après avoir dit et répété

de mille manières qu'ils n'en voulaient qu'à l'homme (_Napoléon_), et

non à la nation, on devait présumer qu'en effet ils ne se plairaient

pas à épuiser, à abîmer, à tâcher d'anéantir toutes les ressources,

tous les moyens de bonheur de ce royaume; qu'ils le ménageraient pour

le souverain qu'ils ont ramené, et qui doit être désolé en voyant

toutes ses provinces la proie de cette inondation. Je croyais

qu'aussitôt que l'on serait sûr de la chute de Buonaparte, on ferait

rebrousser chemin à ces innombrables colonnes, et qu'on serait

satisfait des maux causés par leur arrivée.

Tous les environs de Paris, où l'on s'est battu plusieurs jours, sont

abîmés; partout où l'on a pu piller, briser, détruire, on n'y a fait

faute. On ne peut se figurer la fureur des Prussiens, encouragés par

un chef qui ne veut que la destruction de la France, et que les

sollicitations mêmes du Roi n'ont pu arrêter sur rien. Paris est

couvert de quatre nations. Les Anglais n'ont commis aucun excès. J'ai

quatre militaires dans un hôtel garni; mon fils en a autant, faute de

place dans nos logements.

Il n'y a que peu de jours que j'ai reçu des nouvelles de mon pauvre

pays: là, comme dans beaucoup de villes, ce n'est pas pour Buonaparte

que l'on se bat; c'est tout bonnement contre les troupes étrangères.

Beaucoup de pays ne supportent pas de rendre les villes à d'autres

qu'au Roi.

On a capitulé à Langres, pour conserver le matériel de guerre. Tout

revenu est encore anéanti pour nous, par les réquisitions qui ont tout

emporté. Ce qui est effroyable, c'est qu'ils font des demandes et

forcent à des contributions en argent, qu'il est impossible de

fournir; alors ils pillent, ils prennent tout.

Je tremble que la disette n'arrive à la suite de tant de maux, car

tout se dévore pour la nourriture des armées, et je ne vois pas

comment grains, bestiaux, enfin toute espèce de denrées, ne

s'épuiseront pas. Rien ne peut se régulariser; les municipalités ne

savent auquel entendre. Il y a peu de jours, quarante-cinq Prussiens

arrivèrent le soir, dans le petit gîte d'un de nos amis, absent avec

sa famille; ils battirent la servante, forcèrent cave et armoires;

dans une nuit, ils firent un dégât considérable, ayant emporté linge,

nippes, etc.

La semaine passée, mon fils me quitta en hâte, ayant avis que quatre

Autrichiens étaient avec leurs chevaux dans sa cour, et voulaient

coucher dans le logis; il eut bien de la peine, avec argent et

discours, de les mener en hôtel garni. Ils arrivent sans billets ni

ordre, et se fourrent partout.

Pendant que je vous écris ceci, on vient de me signifier qu'on allait

établir des chevaux dans mon écurie: cela est commode à un étranger

qui n'a pas assez (_de place_) dans la maison qu'il a vis-à-vis (_de

chez moi_).

Encore, si l'on voyait un terme prochain, dans le lointain une lueur

du bonheur! Puisse le ciel mettre un terme à tous les maux de cette

malheureuse France!

Mourir en repos, et, en fermant les yeux, espérer pour mon fils, pour

ses enfants, un sort paisible: je ne puis avoir autre désir. J'ai peu

de besoins, nulle fantaisie; je ne souffre réellement que pour la

destinée de mon fils; il n'a jamais connu le malaise, les embarras,

les tourments de la vie, jusqu'à l'âge de trente-huit ans, époque de

la mort de son père. Nous n'avions pas ce qu'on appelle à Paris de la

fortune, mais une aisance raisonnable; nulle affaire de spéculation,

pas un sou en portefeuille; le tout en fermes et forges.

Revenus, fonds, tout se détruit, se fond chaque jour; depuis le 18

janvier 1813[150], nous n'avons éprouvé qu'angoisses et tourments de

toute couleur; sans compter la tristesse que répand sur ma vie le peu

d'amis que j'ai conservé.

[150] C'est la date, sans doute, de la mort du vieux M. de

Vandeul, le gendre de Diderot.

Comme il faut que les humains s'amusent au sein des orages, j'entends,

pendant que je vous écris, les bombes du feu d'artifice de ma rue; une

musique guerrière chez le prince d'Orange, qui habite la maison de

l'oncle de Buonaparte, à côté de moi. Les spectacles n'ont cessé qu'un

seul jour; les boulevards sont couverts de monde; à la vérité, je

pense que les étrangers composent partout la foule.

Je reçois une lettre d'un coin de la Normandie: c'est un ami qui est

écrasé de Prussiens qui font trembler sa petite ville, et qui veulent

_quinze_ cent mille francs, dans un lieu où toutes les fortunes

réunies n'en donneraient pas _deux_.

Quatre-vingt mille Autrichiens viennent de passer en Champagne, à côté

de la forge de mon fils, où ils n'ont rien laissé en vivres; ils se

promènent dans toutes les provinces.

Mon fils est fatigué; Eugénie (_belle-fille de Mme de Vandeul_) est

dans l'âge où, n'ayant pas souffert dans le passé, on n'est pas

effrayé de l'avenir; et je ne me plais pas à rembrunir son âme. Les

trois enfants sont bien portants, gais, heureux.

Vous allez bénir le ciel de la fin de ce papier; que ce griffonnage

vous prouve au moins ma confiance dans votre indulgence et votre

amitié.

DIDEROT DE VANDEUL.

INDEX DES NOMS CITÉS

Alembert (d'), 2, 172.

Angivilliers (d'), 117.

Anspach (d'), 15.

Archenholz, 214.

Aristophane, 127.

Artaud, 196.

Artois (comte d'), 197.

_Atala_, 237.

Audibert, 211.

Audrein, 105.

Augereau, 229, 230.

Aulard, 36.

Auzou (Mme), 120.

Avaux (Mme d'), 98.

Bächtold, 215.

Bardoux, 204.

Barras, 145, 226, 227.

_Bar-sur-Aube_, 52.

Barthélemy, 29, 222, 229, 237.

Beauharnais (de), 98.

Beaumarchais, 131, 157.

_Belfort_, 71, 234.

Bentabole (Mme), 101.

Bernard, 175.

Berthet, 17.

Besenval (de), 145.

Blondin (Mlle), 120.

Boissy d'Anglas, 57, 102.

Bonaparte, 33, 145, 210, 238, 239, 242, 246, 247.

Bonstetten (de), 29.

Bouffiers (de), 178.

Bouillé (de), 227.

Bouillar (Mlle), 120.

Boze (Mlle), 119.

Brémont, 215.

Brienne (de), 188, 195.

Brissot, 154.

Brunswick (duc de), 43, 210, 212, 213, 214.

Buttet (Claude de), 4.

Cabarrus, 94.

Calonne (de), 185, 191.

Capet (Mlle), 120.

Carnot, 29, 32, 162, 218, 222, 226, 229.

Carra, 214.

Caseaux (de), 196.

Catherine II, 2.

Cazalès, 102.

César, 122, 123.

Chamfort, 196, 198.

_Champagne_, 249.

Charlemagne, 241.

Charles (archiduc), 20.

Charles X, 243.

Chénier (Marie-Joseph), 18, 102 et suiv., 132, 239.

Choiseul-Gouffier (de), 199.

Clairon (Mlle), 195.

Clermont-Tonnerre (de), 102.

Cloots, 210.

Coigny (de), 179.

Condé (prince de), 199.

Condorcet (de), 47.

Constant (Benjamin), 16, 18, 19, 43, 160, 161, 227.

Contades (Mme de), 227.

Contat (Mlle), 133.

Custine (de), 207, 215.

Custine (Mme de), 98.

Danton (Mme), 213.

Daunou, 102, 147.

David, 100, 120, 133.

Davity, 5.

Demoustier, 120.

Des Garcins (Mme), 133.

Diderot, 2, 24, 27, 179.

Doucet (Mme), 120.

Doulcet de Pontécoulant, 18, 102, 147.

Du Bos, 45, 118.

Ducancel, 128.

Dufort de Cheverny, 179.

Dupont de Nemours, 208.

Durieux (Mme), 120.

Duval d'Éprémesnil, 189, 197.

Éphraïm, 11.

Féronce de Rothenkreuz, 33, 39, 43, 210, 213.

Fesch (cardinal), 248.

Flammermont, 201.

Foi, 196.

Fontenay (de), 94.

Fontenelle, 176.

Forgeret, 128.

François Ier, 106, 169.

Galiani, 179.

Gatti, 177.

Genlis (Mme de), 197.

Geoffrin (Mme), 170, 172, 179.

Gérard, 120.

Gessner, 88.

Girodet, 120.

Gleim, 210.

Gordon, 11.

Grégoire (saint), 130.

Grétry, 199.

Gribeauval (de), 48.

Grimm (Melchior), 2, 3.

Guiard (Mlle), 120.

Guillotin, 200.

Haussonville (d'), 2.

Hautefort (Mme d'), 98.

Hess, 21, 183, 244.

Holbach (d'), 27, 244.

Horace, 34, 116.

Ivernois (d'), 116.

Jésus-Christ, 44.

Jussieu (de), 90.

Kalitchef (de), 239.

Laborey (Mlle), 120.

La Bruyère, 166, 168.

La Chaussée, 175.

Laclos, 214.

La Cour (Mlle), 133.

La Fayette (de), 201 et suiv., 206, 208.

La Fontaine, 67.

La Harpe, 98, 103, 104, 105.

Lally-Tolendal (de), 102, 197.

La Marck (de), 206.

Lameth (de), 94.

_Langres_, 25, 73, 244, 247.

La Réveillère-Lépeaux, 218, 227.

La Rive, 133.

Launay (de), 145.

Lauraguais (de), 12.

Laval (de), 204.

Laville-Leroux (Mlle), 120.

Le Brun (Mme), 120.

Le Gendre, 102.

Leibnitz, 149.

Le Jay (Mme), 195, 207.

Le Pays, 5.

Lespinasse (Mlle de), 172.

Le Tourneur, 226.

Liancourt (de), 215.

_Ligny-en-Barrois_, 52.

_Lille_, 28.

Limon (de), 214.

Louis (architecte), 133.

Louis XIV, 48, 80, 115, 122, 149, 171, 184, 187.

Louis XV, 144, 155.

Louis XVI, 105, 136, 155, 192, 202, 205, 215, 216.

Louis XVIII, 219, 244.

Lucain, 67.

Lucrèce, 47, 70.

_Lunéville_, 72.

Luxembourg (de), 237.

Mably (de), 187.

Madame (fille de Louis XVI), 197.

Mallet-du-Pan, 32, 33.

Mandat, 145.

Marat, 47, 96.

Marie-Antoinette, 11, 197.

Maury, 199.

Mazarin, 115, 189.

Méhul, 128.

Meissner, 36.

Merlin, 227.

Mirabeau, 102, 195, 197, 199, 206, 207.

Mirys (Mme), 120.

Molé (le comédien), 133.

Molé (le comte), 98.

Molière, 127.

Monciel (de), 215.

Montaigne, 69, 174.

Montansier (Mlle), 133.

Montesquiou (l'abbé de), 102.

Montesquiou (le général de), 17, 18, 19.

Moreau, 228.

Muralt (de), 4.

_Nancy_, 63, 72.

Napoléon, 204, 210, 246.--_Voir_ Bonaparte.

Narbonne (de), 207, 235.

Necker, 16, 27, 87, 184, 189, 191, 192, 194, 195, 197, 199, 205,

240.

Necker (Mme), 2, 3, 172, 195.

_Normandie_, 249.

Oelsner, 212, 214.

Orange (prince d'), 248.

Orléans (duc d'), 197, 202, 205, 206, 214.

Pange (de), 45.

Parisot, 111.

Payne, 15, 116.

Pellisson, 149.

Pétiet, 218.

Pétion, 208.

Piccini, 199.

Pichegru, 220.

Pitra, 20 et suiv., 199 et suiv.

Pitt, 185.

Pline (le jeune), 85.

Portalis, 218.

Potter, 118.

Quintilien, 128.

Racine, 131, 199.

Ramond, 102.

Récamier (Mme), 238.

Regnault, 120.

Reinhart, 183.

Reubel, 227.

Richelieu (cardinal de), 189.

Rilliet-Huber (Mme), 21.

Robespierre, 45, 47, 81, 93, 96, 98, 110, 122.

Romany (Mlle), 120.

Rousseau (Jean-Jacques), 1, 44, 47, 116, 167.

Ruisdael, 118.

Sainte-Beuve, 36.

Sainte-Croix (de), 216.

_Sainte-Marie-aux-Mines_, 50.

_Saint-Louis_, 49.

_Schlestadt_, 56.

Schweizer, 210, 213, 215.

Ségur (de), 86, 98.

Sieyès, 15, 154, 155, 196, 227.

Siméon, 230.

Simiane (Mme de), 204.

Staël (de), 18.

Staël (Mme de), 16, 28, 29, 116, 195, 240.

Stapfer, 244.

Suard, 200.

Taine, 4, 36.

Talleyrand (de), 199, 213, 239.

Tallien, 102.

Tallien (Mme), 94, 101.

Talma, 133.

Tencin (Mme de), 172.

Terray, 117.

Thibaudeau, 102, 147.

Tornésy (Mlle), 120.

Tourneux (Maurice), 3, 120, 128.

Tronson du Coudray, 218.

Trouvé, 127.

Turgot, 194.

Vandeul (Mme de), 17, 24 et suiv., 183, 211, 243 et suiv.

Vauban, 48.

Vaudreuil (de), 199.

_Vendée_, 51.

Vergniaud, 102, 105.

Vermenoux (de), 2, 211.

Vermenoux (Mme de), 1.

_Vesoul_, 72.

Vigny (de), 98.

Villette (de), 195.

Virgile, 58.

Voltaire, 1, 4, 103, 104, 148, 180, 181, 191, 199, 201.

Walpole, 6.

Westermann, 145.

Wieland, 3.

Wouwerman, 118.

Ziegenbein, 32.

TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION.

I. Henri Meister. Les années de début 1

II. Premier voyage en Angleterre 5

III. Second séjour à Londres 12

IV. Voyage à Paris en 1795 16

V. Lettres adressées à Meister au sujet de son

livre 21

VI. Les traductions du livre de Meister 30

SOUVENIRS DE MON DERNIER VOYAGE A PARIS.

Avertissement 41

Lettre première 43

Lettre II. 55

Lettre III. 66

Lettre IV. 77

Lettre V. 90

Lettre VI. 100

Lettre VII. 109

Lettre VIII. 122

Lettre IX. 135

Lettre X. 149

Lettre XI. Des sociétés de Paris avant la Révolution 163

APPENDICES.

Avertissement 183

I. Les prodromes de la Révolution française 184

II. Mes souvenirs personnels du commencement

de la Révolution 194

III. Le 18 fructidor 217

IV. Paris au printemps de 1801 233

V. Paris en 1804 241

VI. Paris en 1815. Lettre de Mme de Vandeul 243

INDEX DES NOMS CITÉS 251

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en Suisse (1794-1797)._ Relation publiée par M. l'abbé JÉRÔME,

1897. 1 vol.

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l'abbé J. LOTH et M. CH. VERGER, 1897-1899. 3 vol. 1

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_Souvenirs du comte de Semallé, page de Louis XVI_, publiés par

son petit-fils, 1898. 1 vol. avec héliogravure. _Épuisé._

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inédits, publié par MM. E. ROMBERG et ALBERT MALET, 1898-1902. 2

vol.

_Mémoires du comte de Moré (1758-1837)_, publiés par M. GEOFFROY

DE GRANDMAISON et le comte DE PONTGIBAUD, 1898. 1 vol. 5

héliogravures.

_Mémoire de Pons de l'Hérault aux puissances alliées_, publié par

M. L.-G. PÉLISSIER, 1899. 1 vol. avec héliogravure.

_Correspondance de Le Coz, évêque constitutionnel

d'Ille-et-Vilaine, archevêque de Besançon_, publiée par le P.

ROUSSEL, 1900-1903. 2 vol. 1 héliogravure.

_Souvenirs politiques du comte de Salaberry (1821-1830)_, publiés

par le comte DE SALABERRY, 1900. 2 vol. 1 héliogravure.

_Kléber et Menou en Égypte (1799-1801)._ Documents publiés par M.

FRANÇOIS ROUSSEAU, 1900. 1 vol. avec carte.

_Kléber en Vendée (1793-1794)._ Documents publiés par M. H.

BAGUENIER-DESORMEAUX, 1907. 1 vol. avec carte.

_Lettres de Mme Reinhard à sa mère_, traduites de l'allemand et

éditées par Mme la baronne DE WIMPFFEN, 1901. 1 vol. 2

héliogravures.

_Mémoires de Langeron. Campagnes de 1812, 1813, 1814_, publiés par

L.-G. F., 1902. 1 vol. avec carte. _Épuisé._

_Correspondance du duc d'Enghien (1801-1804), et documents sur son

enlèvement et sa mort_, publiés par le comte BOULAY DE LA

MEURTHE, 1904-1910. 3 vol. 3 héliogravures et 2 cartes. T. I

_épuisé_.

_Correspondance du comte de La Forest, ambassadeur de France en

Espagne (1808-1813)_, publiée par M. GEOFFROY DE GRANDMAISON,

1905-1910. T. I-IV (avril 1808-mars 1811), avec 2 héliogravures.

_Souvenirs du marquis de Bouillé (1769-1812)_, publiés par M.

P.-L. DE KERMAINGANT, 1906-1908. T. I et II (1769-février 1806),

avec 2 héliogravures. T. I _épuisé_.

_Journal politique de Charles de Lacombe, député à l'Assemblée

nationale_, publié par M. l'abbé A. HELOT, 1907-1908. 2 vol. 2

héliogravures.

_Anecdotes historiques par le baron Honoré Duveyrier_, publiées

par M. MAURICE TOURNEUX, 1907. 1 vol.

_Souvenirs d'une mission à Berlin en 1848 par Adolphe de

Circourt_, publiés par M. GEORGES BOURGIN, 1908-1909. 2 vol.

_Lettres d'Alphonse d'Herbelot à Charles de Montalembert et à Léon

Cornudet_, publiées par ses petits-neveux, 1908. 1 vol.

=Au prix de 4 fr. le volume=

_Les Étapes d'un soldat de l'Empire (1800-1815).--Souvenirs du

capitaine Desbœufs_, publiés par M. CH. DESBŒUFS, 1901. 1

vol.

_P.-Fr. de Rémusat.--Mémoire sur ma détention au Temple

(1797-1799)_, publié par M. VICTOR PIERRE, 1903. 1 vol. avec

plan.

_Journal de Mme de Cazenove d'Arlens.--Paris-Lyon (février-avril

1803)_, publié par M. DE CAZENOVE, 1903. 1 vol. avec

héliogravure.

SOCIÉTÉ D'HISTOIRE CONTEMPORAINE

La Société d'histoire contemporaine a pour but la publication de

Mémoires et autres documents originaux, relatifs à l'histoire de la

France et de l'Europe postérieurement à 1789.

Le nombre des membres de la Société est illimité. On fait partie de la

Société après admission par le Conseil, sur la présentation de deux

membres.

Chaque sociétaire paie une cotisation annuelle de 20 fr., qui lui

donne droit à la réception gratuite des volumes publiés dans le

courant de l'exercice. Pour les nouveaux sociétaires, le prix des

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La Société est administrée par un Conseil de vingt membres, nommés en

assemblée générale des sociétaires.

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adhésion, au siège de la Société, 5, rue Saint-Simon, à Paris

(VIIe)._

Souvenirs de mon dernier voyage à Paris (1795) · 第 18 / 18 段