Mme de Vandeul a soutenue avec Henri Meister[148], qui avait été l'ami
de son père, on peut suivre les vicissitudes de son existence à
travers les longues années de l'âge mûr et de la vieillesse; on y
observe avec intérêt ce qu'était devenu, dans l'âme d'une fille très
attachée à la mémoire de son père, et dans un esprit pacifique,
rassis, l'héritage intellectuel d'un philosophe exubérant. Elle avait
su au moins garder l'équilibre, tandis que tout à côté, tel autre qui,
comme elle, était l'enfant d'un des coryphées philosophiques du XVIIIe
siècle, l'avait décidément perdu. Stapfer écrivait à Meister le 10
juin 1822: «Chez Mme de Vandeul, toujours parfaite de bonté pour ses
amis et d'équité pour leur déraison, on trouve M. d'Holbach, qui ne
trouve pas le Roi assez royaliste, ni les Jésuites assez actifs.»
[148] Nous en avons donné quelques extraits dans les _Lettres
inédites de Mme de Staël à Henri Meister_, Paris, lib. Hachette,
pages 55 à 66, et 190.
Les lettres que nous publions aujourd'hui ont été écrites par Mme de
Vandeul au neveu de Meister, Jean-Gaspard Hess, de Zurich, qui vivait
à Genève en homme de lettres, et qui a traduit en français quelques
ouvrages allemands: _Marie Stuart_, de Schiller, et l'_Histoire
universelle_, de Jean de Muller.
Au commencement de l'année 1815, Hess avait fait à Paris un séjour
chez Mme de Vandeul, qui avait aimablement accueilli le neveu de son
vieil ami.
Dans les mois qui suivirent, elle se plut à s'entretenir avec lui des
événements qui bouleversaient l'Europe, et dont le contre-coup
troublait sa vie paisible. On a dans ces lettres un coin du tableau de
l'invasion de 1815; il est vu par une fenêtre étroite, mais avec un
coup d'œil rapide et juste. La fille et le petit-fils de Diderot ont
leur vie dérangée, et presque bousculée par l'ennemi; et les
arrière-petits-fils du philosophe, dans l'insouciance de leur âge
enfantin, demeurent «gais et heureux» au milieu du brouhaha.
Le gendre de Diderot, M. de Vandeul, était à cette date mort depuis
quelque temps, laissant à son fils des forges, établies dans le pays
de montagnes où l'Aube prend sa source, près de Langres. C'est là que
la famille de Vandeul possédait des propriétés où les troupes ennemies
avaient passé.
La première de ces lettres a été écrite six semaines avant la bataille
de Waterloo; la seconde, six semaines après.
I.
Paris, rue Saint-Lazare, no 57, 5 mai 1815.
Je vous remercie, Monsieur, de votre bon souvenir; vous êtes parti
dans une si mauvaise saison, que j'eusse eu de l'inquiétude si je
n'eusse su par votre oncle votre arrivée chez vous.
C'était une vraie joie pour moi de voir le neveu d'un ami de mon père,
dont je ne cesserai jamais de regretter l'aimable et douce société.
C'est perte irréparable et qu'on ne remplace jamais, qu'un ami d'un
grand nombre d'années.
Je ne cesse de penser au temps où je le voyais fixé à Paris. J'étais
alors plus heureuse, et ce n'était que par la lecture de l'histoire
que je me doutais qu'il eût existé des révolutions dans le monde.
J'étais loin de soupçonner que toute ma destinée serait bouleversée
par celle qui m'a séparée de presque tous ceux auxquels je portais
autant d'attachement, que leur amitié pour moi répandait sur ma vie de
charme et d'agrément.
Je suis trop vieille, trop faible, mes facultés morales sont trop
usées, pour n'être pas accablée des idées de guerre, et des fléaux que
la plus juste peut entraîner. Le repos du jour n'existe plus, quand on
ne peut calculer sur celui du lendemain.
Vous savez que je ne vis point dans le monde; je ne puis donc rien
savoir d'exact sur les affaires politiques. Mais ce n'est pas la paix
que je vois dans les journaux.
Je n'ose aller à la campagne; et depuis que j'ai vu des troupes
étrangères au milieu de Paris, il me reste une terreur qui me rend
tout séjour triste. Je m'en irais dans mes montagnes si, l'année
dernière, je n'eusse pas été dévastée par ceux que vous avez laissés
passer[149].
[149] Les Suisses avaient laissé les troupes autrichiennes
franchir le Rhin sur le pont de Bâle, dans le mois de décembre
1813, filer le long du Jura, et entrer en France par Genève.
A votre âge, on voit un long avenir, et l'on peut jouir des illusions
et des charmes de l'espérance; au mien, il ne faudrait que pouvoir
cheminer, doucement et paisiblement, vers le dernier asile de repos.
Il faut que vous ayez l'indulgence de vous accommoder de la bonne et
franche amitié. Recevez l'expression de ce sentiment, et de l'estime
que vous m'avez inspirée, sans que j'ajoute autre compliment, ou
formule de politesse.
DIDEROT DE VANDEUL.
II.
Paris, 1er août 1815.
Hélas! Monsieur, il est dans ma destinée de n'échapper depuis trente
ans à aucune des époques cruelles de cette terrible et éternelle
Révolution. A peine nous aviez-vous quittés, que l'on a fait autour de
Paris les plus grands travaux de fortification: cela me remplissait
d'effroi.
Je n'essaierai pas de vous peindre la terreur que me faisait éprouver
le canon, si près de moi qu'il semblait être dans ma rue, et
l'épouvante dont j'étais saisie en pensant à une bataille décisive que
l'on attendait chaque matin. Vainqueurs ou vaincus, je voyais Paris
perdu, livré à un pillage inévitable; et pour qui a supporté cette
idée et les images qu'elle offrait à ma pensée, tout était
supportable.
Figurez-vous que j'entendais sans cesse, dans le petit cabinet que
j'habite, les tambours et les cris des troupes qui ne cessaient
d'arriver par milliers pour la défense de Paris; tous les faubourgs
armés et fédérés. On ne saurait trop louer et bénir la garde
nationale, pour avoir préservé les habitants de cette immense ville
des maux divers qu'ils pouvaient éprouver.
Aussi ne pensais-je absolument à rien: ce genre de terreur, de fièvre
violente, absorbait toute autre idée. Mais il en est de ces secousses
comme des incendies: hors des flammes, on regarde le lendemain autour
de la contrée dévastée, et une tristesse douloureuse vous montre tous
les maux qu'il reste à souffrir.
Les souverains n'ont, à mon sens, ni plus de foi, de loyauté et de
générosité, que le commun des humains; car après avoir dit et répété
de mille manières qu'ils n'en voulaient qu'à l'homme (_Napoléon_), et
non à la nation, on devait présumer qu'en effet ils ne se plairaient
pas à épuiser, à abîmer, à tâcher d'anéantir toutes les ressources,
tous les moyens de bonheur de ce royaume; qu'ils le ménageraient pour
le souverain qu'ils ont ramené, et qui doit être désolé en voyant
toutes ses provinces la proie de cette inondation. Je croyais
qu'aussitôt que l'on serait sûr de la chute de Buonaparte, on ferait
rebrousser chemin à ces innombrables colonnes, et qu'on serait
satisfait des maux causés par leur arrivée.
Tous les environs de Paris, où l'on s'est battu plusieurs jours, sont
abîmés; partout où l'on a pu piller, briser, détruire, on n'y a fait
faute. On ne peut se figurer la fureur des Prussiens, encouragés par
un chef qui ne veut que la destruction de la France, et que les
sollicitations mêmes du Roi n'ont pu arrêter sur rien. Paris est
couvert de quatre nations. Les Anglais n'ont commis aucun excès. J'ai
quatre militaires dans un hôtel garni; mon fils en a autant, faute de
place dans nos logements.
Il n'y a que peu de jours que j'ai reçu des nouvelles de mon pauvre
pays: là, comme dans beaucoup de villes, ce n'est pas pour Buonaparte
que l'on se bat; c'est tout bonnement contre les troupes étrangères.
Beaucoup de pays ne supportent pas de rendre les villes à d'autres
qu'au Roi.
On a capitulé à Langres, pour conserver le matériel de guerre. Tout
revenu est encore anéanti pour nous, par les réquisitions qui ont tout
emporté. Ce qui est effroyable, c'est qu'ils font des demandes et
forcent à des contributions en argent, qu'il est impossible de
fournir; alors ils pillent, ils prennent tout.
Je tremble que la disette n'arrive à la suite de tant de maux, car
tout se dévore pour la nourriture des armées, et je ne vois pas
comment grains, bestiaux, enfin toute espèce de denrées, ne
s'épuiseront pas. Rien ne peut se régulariser; les municipalités ne
savent auquel entendre. Il y a peu de jours, quarante-cinq Prussiens
arrivèrent le soir, dans le petit gîte d'un de nos amis, absent avec
sa famille; ils battirent la servante, forcèrent cave et armoires;
dans une nuit, ils firent un dégât considérable, ayant emporté linge,
nippes, etc.
La semaine passée, mon fils me quitta en hâte, ayant avis que quatre
Autrichiens étaient avec leurs chevaux dans sa cour, et voulaient
coucher dans le logis; il eut bien de la peine, avec argent et
discours, de les mener en hôtel garni. Ils arrivent sans billets ni
ordre, et se fourrent partout.
Pendant que je vous écris ceci, on vient de me signifier qu'on allait
établir des chevaux dans mon écurie: cela est commode à un étranger
qui n'a pas assez (_de place_) dans la maison qu'il a vis-à-vis (_de
chez moi_).
Encore, si l'on voyait un terme prochain, dans le lointain une lueur
du bonheur! Puisse le ciel mettre un terme à tous les maux de cette
malheureuse France!
Mourir en repos, et, en fermant les yeux, espérer pour mon fils, pour
ses enfants, un sort paisible: je ne puis avoir autre désir. J'ai peu
de besoins, nulle fantaisie; je ne souffre réellement que pour la
destinée de mon fils; il n'a jamais connu le malaise, les embarras,
les tourments de la vie, jusqu'à l'âge de trente-huit ans, époque de
la mort de son père. Nous n'avions pas ce qu'on appelle à Paris de la
fortune, mais une aisance raisonnable; nulle affaire de spéculation,
pas un sou en portefeuille; le tout en fermes et forges.
Revenus, fonds, tout se détruit, se fond chaque jour; depuis le 18
janvier 1813[150], nous n'avons éprouvé qu'angoisses et tourments de
toute couleur; sans compter la tristesse que répand sur ma vie le peu
d'amis que j'ai conservé.
[150] C'est la date, sans doute, de la mort du vieux M. de
Vandeul, le gendre de Diderot.
Comme il faut que les humains s'amusent au sein des orages, j'entends,
pendant que je vous écris, les bombes du feu d'artifice de ma rue; une
musique guerrière chez le prince d'Orange, qui habite la maison de
l'oncle de Buonaparte, à côté de moi. Les spectacles n'ont cessé qu'un
seul jour; les boulevards sont couverts de monde; à la vérité, je
pense que les étrangers composent partout la foule.
Je reçois une lettre d'un coin de la Normandie: c'est un ami qui est
écrasé de Prussiens qui font trembler sa petite ville, et qui veulent
_quinze_ cent mille francs, dans un lieu où toutes les fortunes
réunies n'en donneraient pas _deux_.
Quatre-vingt mille Autrichiens viennent de passer en Champagne, à côté
de la forge de mon fils, où ils n'ont rien laissé en vivres; ils se
promènent dans toutes les provinces.
Mon fils est fatigué; Eugénie (_belle-fille de Mme de Vandeul_) est
dans l'âge où, n'ayant pas souffert dans le passé, on n'est pas
effrayé de l'avenir; et je ne me plais pas à rembrunir son âme. Les
trois enfants sont bien portants, gais, heureux.
Vous allez bénir le ciel de la fin de ce papier; que ce griffonnage
vous prouve au moins ma confiance dans votre indulgence et votre
amitié.
DIDEROT DE VANDEUL.
INDEX DES NOMS CITÉS
Alembert (d'), 2, 172.
Angivilliers (d'), 117.
Anspach (d'), 15.
Archenholz, 214.
Aristophane, 127.
Artaud, 196.
Artois (comte d'), 197.
_Atala_, 237.
Audibert, 211.
Audrein, 105.
Augereau, 229, 230.
Aulard, 36.
Auzou (Mme), 120.
Avaux (Mme d'), 98.
Bächtold, 215.
Bardoux, 204.
Barras, 145, 226, 227.
_Bar-sur-Aube_, 52.
Barthélemy, 29, 222, 229, 237.
Beauharnais (de), 98.
Beaumarchais, 131, 157.
_Belfort_, 71, 234.
Bentabole (Mme), 101.
Bernard, 175.
Berthet, 17.
Besenval (de), 145.
Blondin (Mlle), 120.
Boissy d'Anglas, 57, 102.
Bonaparte, 33, 145, 210, 238, 239, 242, 246, 247.
Bonstetten (de), 29.
Bouffiers (de), 178.
Bouillé (de), 227.
Bouillar (Mlle), 120.
Boze (Mlle), 119.
Brémont, 215.
Brienne (de), 188, 195.
Brissot, 154.
Brunswick (duc de), 43, 210, 212, 213, 214.
Buttet (Claude de), 4.
Cabarrus, 94.
Calonne (de), 185, 191.
Capet (Mlle), 120.
Carnot, 29, 32, 162, 218, 222, 226, 229.
Carra, 214.
Caseaux (de), 196.
Catherine II, 2.
Cazalès, 102.
César, 122, 123.
Chamfort, 196, 198.
_Champagne_, 249.
Charlemagne, 241.
Charles (archiduc), 20.
Charles X, 243.
Chénier (Marie-Joseph), 18, 102 et suiv., 132, 239.
Choiseul-Gouffier (de), 199.
Clairon (Mlle), 195.
Clermont-Tonnerre (de), 102.
Cloots, 210.
Coigny (de), 179.
Condé (prince de), 199.
Condorcet (de), 47.
Constant (Benjamin), 16, 18, 19, 43, 160, 161, 227.
Contades (Mme de), 227.
Contat (Mlle), 133.
Custine (de), 207, 215.
Custine (Mme de), 98.
Danton (Mme), 213.
Daunou, 102, 147.
David, 100, 120, 133.
Davity, 5.
Demoustier, 120.
Des Garcins (Mme), 133.
Diderot, 2, 24, 27, 179.
Doucet (Mme), 120.
Doulcet de Pontécoulant, 18, 102, 147.
Du Bos, 45, 118.
Ducancel, 128.
Dufort de Cheverny, 179.
Dupont de Nemours, 208.
Durieux (Mme), 120.
Duval d'Éprémesnil, 189, 197.
Éphraïm, 11.
Féronce de Rothenkreuz, 33, 39, 43, 210, 213.
Fesch (cardinal), 248.
Flammermont, 201.
Foi, 196.
Fontenay (de), 94.
Fontenelle, 176.
Forgeret, 128.
François Ier, 106, 169.
Galiani, 179.
Gatti, 177.
Genlis (Mme de), 197.
Geoffrin (Mme), 170, 172, 179.
Gérard, 120.
Gessner, 88.
Girodet, 120.
Gleim, 210.
Gordon, 11.
Grégoire (saint), 130.
Grétry, 199.
Gribeauval (de), 48.
Grimm (Melchior), 2, 3.
Guiard (Mlle), 120.
Guillotin, 200.
Haussonville (d'), 2.
Hautefort (Mme d'), 98.
Hess, 21, 183, 244.
Holbach (d'), 27, 244.
Horace, 34, 116.
Ivernois (d'), 116.
Jésus-Christ, 44.
Jussieu (de), 90.
Kalitchef (de), 239.
Laborey (Mlle), 120.
La Bruyère, 166, 168.
La Chaussée, 175.
Laclos, 214.
La Cour (Mlle), 133.
La Fayette (de), 201 et suiv., 206, 208.
La Fontaine, 67.
La Harpe, 98, 103, 104, 105.
Lally-Tolendal (de), 102, 197.
La Marck (de), 206.
Lameth (de), 94.
_Langres_, 25, 73, 244, 247.
La Réveillère-Lépeaux, 218, 227.
La Rive, 133.
Launay (de), 145.
Lauraguais (de), 12.
Laval (de), 204.
Laville-Leroux (Mlle), 120.
Le Brun (Mme), 120.
Le Gendre, 102.
Leibnitz, 149.
Le Jay (Mme), 195, 207.
Le Pays, 5.
Lespinasse (Mlle de), 172.
Le Tourneur, 226.
Liancourt (de), 215.
_Ligny-en-Barrois_, 52.
_Lille_, 28.
Limon (de), 214.
Louis (architecte), 133.
Louis XIV, 48, 80, 115, 122, 149, 171, 184, 187.
Louis XV, 144, 155.
Louis XVI, 105, 136, 155, 192, 202, 205, 215, 216.
Louis XVIII, 219, 244.
Lucain, 67.
Lucrèce, 47, 70.
_Lunéville_, 72.
Luxembourg (de), 237.
Mably (de), 187.
Madame (fille de Louis XVI), 197.
Mallet-du-Pan, 32, 33.
Mandat, 145.
Marat, 47, 96.
Marie-Antoinette, 11, 197.
Maury, 199.
Mazarin, 115, 189.
Méhul, 128.
Meissner, 36.
Merlin, 227.
Mirabeau, 102, 195, 197, 199, 206, 207.
Mirys (Mme), 120.
Molé (le comédien), 133.
Molé (le comte), 98.
Molière, 127.
Monciel (de), 215.
Montaigne, 69, 174.
Montansier (Mlle), 133.
Montesquiou (l'abbé de), 102.
Montesquiou (le général de), 17, 18, 19.
Moreau, 228.
Muralt (de), 4.
_Nancy_, 63, 72.
Napoléon, 204, 210, 246.--_Voir_ Bonaparte.
Narbonne (de), 207, 235.
Necker, 16, 27, 87, 184, 189, 191, 192, 194, 195, 197, 199, 205,
240.
Necker (Mme), 2, 3, 172, 195.
_Normandie_, 249.
Oelsner, 212, 214.
Orange (prince d'), 248.
Orléans (duc d'), 197, 202, 205, 206, 214.
Pange (de), 45.
Parisot, 111.
Payne, 15, 116.
Pellisson, 149.
Pétiet, 218.
Pétion, 208.
Piccini, 199.
Pichegru, 220.
Pitra, 20 et suiv., 199 et suiv.
Pitt, 185.
Pline (le jeune), 85.
Portalis, 218.
Potter, 118.
Quintilien, 128.
Racine, 131, 199.
Ramond, 102.
Récamier (Mme), 238.
Regnault, 120.
Reinhart, 183.
Reubel, 227.
Richelieu (cardinal de), 189.
Rilliet-Huber (Mme), 21.
Robespierre, 45, 47, 81, 93, 96, 98, 110, 122.
Romany (Mlle), 120.
Rousseau (Jean-Jacques), 1, 44, 47, 116, 167.
Ruisdael, 118.
Sainte-Beuve, 36.
Sainte-Croix (de), 216.
_Sainte-Marie-aux-Mines_, 50.
_Saint-Louis_, 49.
_Schlestadt_, 56.
Schweizer, 210, 213, 215.
Ségur (de), 86, 98.
Sieyès, 15, 154, 155, 196, 227.
Siméon, 230.
Simiane (Mme de), 204.
Staël (de), 18.
Staël (Mme de), 16, 28, 29, 116, 195, 240.
Stapfer, 244.
Suard, 200.
Taine, 4, 36.
Talleyrand (de), 199, 213, 239.
Tallien, 102.
Tallien (Mme), 94, 101.
Talma, 133.
Tencin (Mme de), 172.
Terray, 117.
Thibaudeau, 102, 147.
Tornésy (Mlle), 120.
Tourneux (Maurice), 3, 120, 128.
Tronson du Coudray, 218.
Trouvé, 127.
Turgot, 194.
Vandeul (Mme de), 17, 24 et suiv., 183, 211, 243 et suiv.
Vauban, 48.
Vaudreuil (de), 199.
_Vendée_, 51.
Vergniaud, 102, 105.
Vermenoux (de), 2, 211.
Vermenoux (Mme de), 1.
_Vesoul_, 72.
Vigny (de), 98.
Villette (de), 195.
Virgile, 58.
Voltaire, 1, 4, 103, 104, 148, 180, 181, 191, 199, 201.
Walpole, 6.
Westermann, 145.
Wieland, 3.
Wouwerman, 118.
Ziegenbein, 32.
TABLE DES MATIÈRES
INTRODUCTION.
I. Henri Meister. Les années de début 1
II. Premier voyage en Angleterre 5
III. Second séjour à Londres 12
IV. Voyage à Paris en 1795 16
V. Lettres adressées à Meister au sujet de son
livre 21
VI. Les traductions du livre de Meister 30
SOUVENIRS DE MON DERNIER VOYAGE A PARIS.
Avertissement 41
Lettre première 43
Lettre II. 55
Lettre III. 66
Lettre IV. 77
Lettre V. 90
Lettre VI. 100
Lettre VII. 109
Lettre VIII. 122
Lettre IX. 135
Lettre X. 149
Lettre XI. Des sociétés de Paris avant la Révolution 163
APPENDICES.
Avertissement 183
I. Les prodromes de la Révolution française 184
II. Mes souvenirs personnels du commencement
de la Révolution 194
III. Le 18 fructidor 217
IV. Paris au printemps de 1801 233
V. Paris en 1804 241
VI. Paris en 1815. Lettre de Mme de Vandeul 243
INDEX DES NOMS CITÉS 251
BESANÇON.--IMPRIMERIE JACQUIN.
PUBLICATIONS DE LA SOCIÉTÉ D'HISTOIRE CONTEMPORAINE
En vente à la librairie A. PICARD ET FILS, rue Bonaparte, 82.
=Au prix de 8 fr. le volume=
_Correspondance de M. et Mme de Raigecourt avec M. et Mme de
Bombelles (1790-1800)_, publiée par M. DE LA ROCHETERIE, 1892.
1 vol.
_Captivité et derniers moments de Louis XVI._ Récits originaux et
documents officiels, publiés par le marquis DE BEAUCOURT, 1892.
2 vol.
_Lettres de Marie-Antoinette._ Recueil des lettres authentiques
publié par MM. DE LA ROCHETERIE et DE BEAUCOURT, 1895-1896. 2
vol. T. I _épuisé_.
_Mémoires de Michelot Moulin sur la chouannerie normande_, publiés
par le vicomte L. RIOULT DE NEUVILLE, 1893. 1 vol.
_Mémoires de famille, de l'abbé Lambert (1791-1799)_, publiés par
M. GASTON DE BEAUSÉJOUR, 1894. 1 vol.
_Journal d'Adrien Duquesnoy, député du tiers-état de Bar-le-Duc
(mai 1789-avril 1790)_, publié par M. R. DE CRÈVECŒUR, 1894. 2
vol.
_L'invasion austro-prussienne (1792-1794)._ Documents publiés par
M. LÉONCE PINGAUD, 1895. 1 vol. avec héliogravure et carte.
_18 fructidor._ Documents inédits publiés par M. VICTOR PIERRE,
1893. 1 vol.
_La déportation ecclésiastique sous le Directoire._ Documents
inédits publiés par M. VICTOR PIERRE, 1896. 1 vol.
_Mémoires du comte Ferrand (1787-1824)_, publiés par le vicomte DE
BROC, 1897. 1 vol. avec héliogravure.
_Collectes à travers l'Europe pour les prêtres français déportés
en Suisse (1794-1797)._ Relation publiée par M. l'abbé JÉRÔME,
1897. 1 vol.
_Mémoires de l'abbé Baston_, chanoine de Rouen, publiés par M.
l'abbé J. LOTH et M. CH. VERGER, 1897-1899. 3 vol. 1
héliogravure.
_Souvenirs du comte de Semallé, page de Louis XVI_, publiés par
son petit-fils, 1898. 1 vol. avec héliogravure. _Épuisé._
_Louis XVIII et les Cent-Jours à Gand._ Recueil de documents
inédits, publié par MM. E. ROMBERG et ALBERT MALET, 1898-1902. 2
vol.
_Mémoires du comte de Moré (1758-1837)_, publiés par M. GEOFFROY
DE GRANDMAISON et le comte DE PONTGIBAUD, 1898. 1 vol. 5
héliogravures.
_Mémoire de Pons de l'Hérault aux puissances alliées_, publié par
M. L.-G. PÉLISSIER, 1899. 1 vol. avec héliogravure.
_Correspondance de Le Coz, évêque constitutionnel
d'Ille-et-Vilaine, archevêque de Besançon_, publiée par le P.
ROUSSEL, 1900-1903. 2 vol. 1 héliogravure.
_Souvenirs politiques du comte de Salaberry (1821-1830)_, publiés
par le comte DE SALABERRY, 1900. 2 vol. 1 héliogravure.
_Kléber et Menou en Égypte (1799-1801)._ Documents publiés par M.
FRANÇOIS ROUSSEAU, 1900. 1 vol. avec carte.
_Kléber en Vendée (1793-1794)._ Documents publiés par M. H.
BAGUENIER-DESORMEAUX, 1907. 1 vol. avec carte.
_Lettres de Mme Reinhard à sa mère_, traduites de l'allemand et
éditées par Mme la baronne DE WIMPFFEN, 1901. 1 vol. 2
héliogravures.
_Mémoires de Langeron. Campagnes de 1812, 1813, 1814_, publiés par
L.-G. F., 1902. 1 vol. avec carte. _Épuisé._
_Correspondance du duc d'Enghien (1801-1804), et documents sur son
enlèvement et sa mort_, publiés par le comte BOULAY DE LA
MEURTHE, 1904-1910. 3 vol. 3 héliogravures et 2 cartes. T. I
_épuisé_.
_Correspondance du comte de La Forest, ambassadeur de France en
Espagne (1808-1813)_, publiée par M. GEOFFROY DE GRANDMAISON,
1905-1910. T. I-IV (avril 1808-mars 1811), avec 2 héliogravures.
_Souvenirs du marquis de Bouillé (1769-1812)_, publiés par M.
P.-L. DE KERMAINGANT, 1906-1908. T. I et II (1769-février 1806),
avec 2 héliogravures. T. I _épuisé_.
_Journal politique de Charles de Lacombe, député à l'Assemblée
nationale_, publié par M. l'abbé A. HELOT, 1907-1908. 2 vol. 2
héliogravures.
_Anecdotes historiques par le baron Honoré Duveyrier_, publiées
par M. MAURICE TOURNEUX, 1907. 1 vol.
_Souvenirs d'une mission à Berlin en 1848 par Adolphe de
Circourt_, publiés par M. GEORGES BOURGIN, 1908-1909. 2 vol.
_Lettres d'Alphonse d'Herbelot à Charles de Montalembert et à Léon
Cornudet_, publiées par ses petits-neveux, 1908. 1 vol.
=Au prix de 4 fr. le volume=
_Les Étapes d'un soldat de l'Empire (1800-1815).--Souvenirs du
capitaine Desbœufs_, publiés par M. CH. DESBŒUFS, 1901. 1
vol.
_P.-Fr. de Rémusat.--Mémoire sur ma détention au Temple
(1797-1799)_, publié par M. VICTOR PIERRE, 1903. 1 vol. avec
plan.
_Journal de Mme de Cazenove d'Arlens.--Paris-Lyon (février-avril
1803)_, publié par M. DE CAZENOVE, 1903. 1 vol. avec
héliogravure.
SOCIÉTÉ D'HISTOIRE CONTEMPORAINE
La Société d'histoire contemporaine a pour but la publication de
Mémoires et autres documents originaux, relatifs à l'histoire de la
France et de l'Europe postérieurement à 1789.
Le nombre des membres de la Société est illimité. On fait partie de la
Société après admission par le Conseil, sur la présentation de deux
membres.
Chaque sociétaire paie une cotisation annuelle de 20 fr., qui lui
donne droit à la réception gratuite des volumes publiés dans le
courant de l'exercice. Pour les nouveaux sociétaires, le prix des
volumes à 8 fr., antérieurement parus, est de 5 fr. 50 le volume.
La Société est administrée par un Conseil de vingt membres, nommés en
assemblée générale des sociétaires.
_S'adresser, pour avoir plus de renseignements ou pour donner son
adhésion, au siège de la Société, 5, rue Saint-Simon, à Paris
(VIIe)._