1991: UNICODE

[Résumé]

Publié pour la première fois en janvier 1991, l’Unicode est un système

d'encodage informatique sur 16 bits spécifiant un nombre unique pour

chaque caractère. Ce nombre est lisible quels que soient la plateforme,

le logiciel et la langue utilisés. L’Unicode peut traiter 65.000

caractères uniques et prendre en compte tous les systèmes d’écriture de

la planète. A la grande satisfaction des linguistes, l’Unicode remplace

progressivement l’ASCII (American standard code for information

interchange), un système d'encodage sur sept bits datant de 1968 et ne

pouvant traiter que l’anglais et quelques langues européennes.

L’utilisation de l’Unicode commence à se généraliser en 1998. Les

versions récentes du système d’exploitation Windows de Microsoft

(Windows NT, Windows 2000, Windows XP, Windows Vista) utilisent

l’Unicode pour les fichiers texte, alors que les versions précédentes

utilisaient l’ASCII. L’Unicode dispose de plusieurs variantes en

fonction des besoins, par exemple UTF-8, UTF-16 et UTF-32 (UTF: Unicode

transformation format).

[En détail]

Avec l'apparition du web en 1990, l’échange des données

s’internationalise de plus en plus. On ne peut plus se limiter à

l’utilisation de l’anglais et de quelques langues européennes,

transcrites en ASCII (American standard code for information

interchange), un système d'encodage sur sept bits datant de 1968.

Publié pour la première fois en janvier 1991, l’Unicode est un système

d'encodage universel sur 16 bits spécifiant un nombre unique pour

chaque caractère. Ce nombre est lisible quels que soient la plateforme,

le logiciel et la langue utilisés. L’Unicode peut traiter 65.000

caractères uniques et prendre en compte tous les systèmes d’écriture de

la planète. A la grande satisfaction des linguistes, il remplace

progressivement l’ASCII. L’Unicode dispose de plusieurs variantes en

fonction des besoins, par exemple UTF-8, UTF-16 et UTF-32 (UTF: Unicode

transformation format). Il devient une composante des spécifications du

W3C (World Wide Web Consortium), l'organisme international chargé du

développement du web.

L’utilisation de l’Unicode se généralise en 1998, par exemple pour les

fichiers texte sous plateforme Windows (Windows NT, Windows 2000,

Windows XP, Windows Vista), qui étaient jusque-là en ASCII. Mais

l’Unicode ne peut résoudre tous les problèmes, comme le souligne en

juin 2000 Luc Dall’Armellina, co-auteur et webmestre d’oVosite, un

espace d’écriture multimédia: "Les systèmes d’exploitation se dotent

peu à peu des kits de langues et bientôt peut-être de polices de

caractères Unicode à même de représenter toutes les langues du monde;

reste que chaque application, du traitement de texte au navigateur web,

emboîte ce pas. Les difficultés sont immenses: notre clavier avec ses ±

250 touches avoue ses manques dès lors qu’il faille saisir des Katakana

ou Hiragana japonais, pire encore avec la langue chinoise. La grande

variété des systèmes d’écritures de par le monde et le nombre de leurs

signes font barrage. Mais les écueils culturels ne sont pas moins

importants, liés aux codes et modalités de représentation propres à

chaque culture ou ethnie."

Que préconise Olivier Gainon, créateur de CyLibris et pionnier de

l’édition littéraire en ligne? "Première étape: le respect des

particularismes au niveau technique, explique-t-il en décembre 2000. Il

faut que le réseau respecte les lettres accentuées, les lettres

spécifiques, etc. Je crois très important que les futurs protocoles

permettent une transmission parfaite de ces aspects - ce qui n’est pas

forcément simple (dans les futures évolutions de l’HTML, ou des

protocoles IP, etc.). Donc, il faut que chacun puisse se sentir à

l’aise avec l’internet et que ce ne soit pas simplement réservé à des

(plus ou moins) anglophones. Il est anormal aujourd’hui que la

transmission d’accents puisse poser problème dans les courriers

électroniques. La première démarche me semble donc une démarche

technique. Si on arrive à faire cela, le reste en découle: la

représentation des langues se fera en fonction du nombre de connectés,

et il faudra envisager à terme des moteurs de recherche multilingues."

Les technologies et le livre pour tous · 第 15 / 45 题