Note 983: _Son aïeul._ «Quam homonymus ejus Karolus....»

Après, donna congié à Loys de retourner en Acquitaine, et Charlot envoia en

la partie qu'il luy avoit donnée. Mais avant qu'il se partist du père, les

barons de Neustrie qui là estoient luy firent feaulté et hommage. Et ceulx

qui pas n'estoient là luy firent autel serment quant il fu retourné en son

royaume.

En ce temps vindrent à cour presque tous les plus nobles d'Espaigne[984].

Tous se plaignoient de Berart, le duc de ces parties, et disoient qu'il

tolloit aux hommes et aux églyses leurs biens sans raison, tout à sa

volenté. Pour ce, requeroient à l'empereur, qu'il les receust en sa garde

et après y envoiast tels qui fussent si sages et si forts qu'ils

rétablissent les choses tollues aux l'églyses et aux peuples, et féissent

tenir et garder les anciennes coustumes et lois du païs. Volontiers

s'accorda l'empereur à ceste requeste. Pour ceste besoingne furent esleus

le comte Donnat, le comte Boniface et l'abbé de Flavigni. A tant se

départit de là l'empereur et s'en ala chacier en bois vers le septembre, si

comme il avoit accoustumé; vers yver se retraist vers Ais-la-Chapelle.

Les grandes chroniques de France (2/6) selon que elles sont conservées en l'Eglise de Saint-Denis · 第 306 / 316 题