Note 905: _Nef._ Il falloit: _Flotte._ «Conscensâ parvâ classe.»

En celle année fu apporté à l'empereur une manière de blé d'une contrée de

Gascongne, dont le grain estoit moindre que de fourment, et disoit l'on

qu'il estoit chéu du ciel.

Tout cet yver demoura l'empereur à Ais-la-Chapelle. [906]Et quant ce vint

vers la fin du caresme, que la sollempnité de Pasques aprouchoit, si grant

croulle et si grant mouvement de terre fu que à poy que le palais et les

tours ne chéirent. Après ce croulle, venta si durement que la force du vent

ne descouvrit pas tant seulement les petits édifices, mais le palais d'Ais

et le moustier Nostre-Dame, qui estoit couvert de grant entaillement de

plomb.

Note 906: _Vita Ludovici Pii.--XLIII_.

Après ce que l'empereur eut demouré à Ais pour aucunes grans besoingnes, il

s'en partit vers les kalendes de juin, et s'en alla à Garmaise, pour tenir

parlement qui là devoit estre au mois d'aoust Mais ce parlement dut

demourer pour aucunes nouvelles qui vindrent à court. Car l'en disoit que

les Normans voulloient briser les convenances qu'ils avoient à l'empereur,

et s'appareilloient pour courre sur la terre qui est delà le fleuve d'Albe.

Mais ces nouvelles que l'en comptoit ainsi n'estoient pas vraies. Tenu fu

le parlement et fu là ordenné des besoingnes au commun prouffit du païs.

Après ce parlement se partit de court Pépin, et s'en ala en Lombardie.

Les grandes chroniques de France (2/6) selon que elles sont conservées en l'Eglise de Saint-Denis · 第 277 / 316 题