Note 324: _A ses deux fils_. L'annaliste ajoute: _Ad Francos_, ce qui
n'est pas sans importance.
Note 325: _Radulphe_. Latin: «Richulfus diaconus, ac Eberhardus
magister pincernarum.»
Quant ils furent là venus et ils eurent conté leur message, le duc s'amolia
à humilier son cuer tant qu'il leur respondit que tout maintenant mouveroit
pour aler au roy, sé tels seurtés et tels ostages lui estoient livrés qu'il
ne feust pas mestier qu'il se doubtast de rien; et les messages luy
donnèrent tels seurtés dont il se tint apaié. Tout maintenant mut et vint
en France. Le roy trouva en la cité qui lors estoit appellée Warmaise. Tel
serement luy fist comme il avoit jà promis à luy au temps du roy Pepin son
père. Le roy luy demanda seureté du serement, et le duc luy livra douze
ostages qu'il avoit fait venir de Bavière par un sien arcevesque Sisbert.
Au chastel de Compiègne[326] estoit adoncques le roy, quant il receut ses
ostages. Congié prist le duc et s'en retourna en sa contrée. Mais il ne
tint pas moult longuement qu'il fu retourné, les convenances et les
loyautés qu'il avoit au roy jurées, si comme l'histoire dira cy-après.
Note 326: _Compiegne_. Il faudroit _Carisi_» (Querzy), comme dans le
latin.
[327]Quant la nouvelle saison fu venue que l'en pouvoit ostoier pour la
grant plenté des pastures, le roy assembla général parlement des barons et
du peuple si comme il avoit tousjours acoustumé, avant qu'il ostoiast en
Sassoigne[328]. Il mut et vint en la cité de Coulongne; le Rin trespassa
et conduisit son ost droit à la fontaine de Lippie. Là fist tendre ses
heberges et y demoura aucuns jours. Entre les autres choses qu'il fist en
ce lieu, avant qu'il s'en partist, receut-il les messages Sigefroy. Si les
avoit envoiés Cagane et Vigurre deux des princes des Huns pour la paix
confermer.