Note 147: _Au tiers_. Cette mention de Griffon semble le fait de
notre traducteur.
Note 148: _N'assena_. N'assigna.
Note 149: _Contens_. Contentions, disputes.
Entre ces choses, advint ce qui est trop grief à raconter; car nouveaus
signes aparurent au soleil, en la lune et ès estoiles, et fu l'ordonance de
Pasques troublée. Si advinrent ces signes pour le défaut de si haut prince;
car peu de tems après, lui prist une trop forte fièvre en une ville qui a
nom Carisi[150], si sied sur la rivière d'Aise. Le royaume de France crut
et eslargi en son tems, et laissa en grant pais et en grant prospérité. De
ce siècle trespassa en l'onzième calende[151] de novembre. Les deux
royaumes gouverna vingt-cinq ans; mort fu en l'an de l'incarnacion sept
cent quarante-et-un et ensépulturé en l'églyse Saint-Denis en France, à qui
il avoit donné maint beau don; [152]mis fu en coste le maistre autel en un
riche sarcueil d'alebastre[153].
Note 150: _Carisi_. Ou _Caricy_. (Carisiacum.) Aujourd'hui
_Quierzy-sur-Oise_, village du département de l'Aisne (Picardie).
Note 151: _L'onziesme calende_. Il falloit traduire: _Le onze des
calendes_.
Note 152: _Mis fu, etc_. Addition du traducteur.
Note 153: Là s'arrêtent la plupart des manuscrits qui nous ont
transmis la troisième continuation du prétendu Fredegaire. La
quatrième a été composée évidemment par un clerc attaché à la
personne de Nibelunge, fils de Childebrand, le frère de Charles
Martel. Mais notre traducteur de Saint-Denis va s'attacher de
préférence aux textes de la Chronique qui passe pour l'ouvrage
d'Eginhard et que l'on a insérée dans la collection des Historiens
de France, t. V. p. 196 et suiv,, sous le titre: _Annales regum
Francorum Pippini et Caroli magni, vulgò adscripti Eginhardo ipsius
Caroli Magni notario, posteà abbati_.