Modes

On voit peu de nouveautés en chapeaux; toutes les innovations, toutes

les recherches de la coquetterie sont pour les coiffures: petits bords,

élégants turbans, coquets bonnets, coiffures espagnoles, italiennes,

algériennes, occupent la pensée de toutes les femmes, et les modistes ne

restent pas en arriére dans un moment aussi important; voyez dans les

magasins de Lucy Rocquet combien vite une nouveauté en ce genre est

suivie d'une autre; les plumes, les fleurs, les blondes, passent sous

vos yeux comme de gracieuses visions.

La coiffure, nous le répétons, est dans tout son éclat; elle est tantôt

riche, tantôt simple; quelquefois c'est une torsade de velours avec des

pompons de chaque côté de la tête, à côté d'une coiffure algérienne aux

broderies et franges d'or; ou bien encore de longues barbes gothiques

attachées par un peigne dont chaque camée peut faire l'admiration d'un

antiquaire; puis un petit bord en velours noir posé sur la tête et

retenu par quatre épingles en magnifiques pierreries, pu encore un

bonnet espagnol en dentelle noire avec des roses. Ces variétés donnent

beaucoup d'éclat à un cercle.

Les robes à deux jupes ne se font pas seulement en tulle et pour bal, il

s'en fait aussi en étoffe de soie, pékin satiné, moire, ou damas. Une

des plus jolies façons qui en aient été faites dans ces dernier, temps

est sans contredit celle que _l'Illustration_ représente ici.

[Illustration.]

Ces deux jupes sont pareilles au pékin rayé. La seconde, plus courte, a

cinq ouvertures garnies de passementerie et glands; le même ornement est

répété à la berthe et aux manches; cette forme, comme on le voit, est

très-nouvelle; elle vient se placer avec avantage entre les robes à

tablier et les jupes ouvertes sur les côtés, qui étaient et qui

resteront en grande faveur tout l'hiver.

Rébus.

L'Illustration, No. 0047, 20 Janvier 1844 · 第 11 / 12 题